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International

Forts risques d’inondation en Californie, battue par une série de tempêtes

Photo: JOSH EDELSON / AFP

9 janvier | Par AFP | Huw Griffith |

Toujours en état d’urgence, la Californie subissait de nouvelles fortes pluies lundi, et les autorités redoutaient de dangereuses inondations face aux tempêtes en série qui ont déjà tué 12 personnes dans cet Etat de l’Ouest américain.

Le service météorologique américain (NWS) a lancé des alertes aux inondations sur une large partie de la Californie. Dans le centre de l’Etat, les modèles prévoient par exemple jusqu’à 13 centimètres de précipitations lundi, sur des sols déjà complètement saturés d’eau.

« Deux épisodes majeurs de fortes pluies et de neige sont attendus en Californie l’un après l’autre durant les deux prochains jours », a expliqué le NWS.

L’Etat fait face à une série de tempêtes et des pluies torrentielles depuis dix jours, qui ont tué 12 personnes selon le gouverneur de Californie Gavin Newsom.

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« Nous nous attendons à ce que le pire soit encore devant nous », a-t-il déclaré à la presse dimanche.

Lundi, le président américain Joe Biden a approuvé une déclaration d’état d’urgence pour faciliter l’assistance de l’Etat fédéral.

A la mi-journée, près de 107.000 foyers étaient privés d’électricité, selon le site spécialisé PowerOutage.

Le NWS a mis en garde contre les risques de « montée rapide des eaux, de glissements de terrain et de potentiels débordements majeurs de rivières ».

Dans cet Etat frappé par une sécheresse chronique depuis deux décennies et régulièrement en proie aux incendies, la végétation a été dévastée en de nombreux endroits, ce qui augmente le risque de glissements de terrain.

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Ordres d’évacuation

« Les zones fragilisées par les feux seront les plus à risque de subir des coulées de boue et des écoulements rapides » d’eau, avertit d’ailleurs le NWS.

Sur la côte, plusieurs zones de la luxueuse communauté de Montecito, près de Santa Barbara, où vivent le prince Harry et son épouse Meghan Markle, étaient frappés par un ordre d’évacuation lundi.

La zone est fragilisée par un incendie de 2017-18 qui a dévasté 1.100 km2, et les pompiers locaux exhortent les habitants à quitter leurs villas.

« Au cours des 30 derniers jours, Montecito a subi entre 12 et 20 pouces (30 et 50 cm, ndlr) de pluie selon les endroits, bien au-delà de notre moyenne annuelle de 17 pouces (43 cm, ndlr) », ont rappelé les pompiers sur Twitter. « Cette pluie cumulée expose la communauté à de plus grands risques d’inondations et de coulées de boue. » 

Dans le comté de Santa Cruz, près de San Francisco, où une jetée a été détruite la semaine dernière, environ 32.000 habitants étaient également concernés par un ordre d’évacuation.

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S’il est difficile d’établir un lien direct entre ces tempêtes et le changement climatique, les scientifiques expliquent régulièrement que le réchauffement augmente la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes.

La tempête de la semaine dernière avait déjà privé d’électricité des dizaines de milliers de personnes, causé de fortes inondations et provoqué des glissements de terrain. Elle était survenue quelques jours seulement après un autre déluge de pluie le soir du réveillon du Nouvel an.

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International

Le scrutin présidentiel péruvien reste indécis malgré l’avance de Fujimori

Keiko Fujimori conserve la tête du décompte officiel des voix de l’élection présidentielle péruvienne et a légèrement accru son avance sur son rival de gauche, Roberto Sánchez, qui a dénoncé plusieurs irrégularités dans le processus électoral, selon les résultats actualisés publiés mardi.

Avec 99 % des procès-verbaux dépouillés, Fujimori obtenait 50,097 % des suffrages contre 49,903 % pour Sánchez, d’après les données de l’Office national des processus électoraux (ONPE).

Toutefois, le résultat définitif n’a pas encore été proclamé. Les autorités électorales doivent encore examiner plusieurs procès-verbaux contestés représentant environ 256 000 votes, une procédure qui pourrait prendre plusieurs jours. Le second tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 7 juin.

L’ONPE a indiqué que le décompte final pourrait être achevé dans un délai allant de deux semaines jusqu’à la fin du mois.

Parallèlement, le parti de Roberto Sánchez, Juntos por el Perú, a dénoncé un manque de transparence de la part des organismes chargés du processus électoral, ainsi qu’un changement des règles électorales et diverses irrégularités. La formation politique n’a toutefois pas fourni de détails précis sur ces accusations.

Cette position marque un changement par rapport à celle adoptée une semaine plus tôt, lorsque Sánchez était en tête du décompte et que son camp avait annoncé qu’il respecterait le verdict des urnes quel qu’en soit le résultat.

Juntos por el Perú a par ailleurs convoqué une manifestation à Lima pour vendredi afin de défendre ce qu’il considère comme l’intégrité du vote populaire.

De son côté, Luis Galarreta, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Fujimori, a affirmé que le parti Fuerza Popular attendrait la publication du décompte complet avant de revendiquer la victoire.

« Nous allons attendre la fin du processus avant de nous prononcer sur l’issue de l’élection », a déclaré Galarreta à la radio RPP.

La mission d’observation électorale de l’Union européenne a indiqué que le second tour s’était déroulé dans un climat « calme et ordonné », malgré une campagne marquée par une forte polarisation politique.

Le scrutin a opposé Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), à Roberto Sánchez, considéré comme l’héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo, actuellement emprisonné après sa tentative avortée d’autocoup d’État en 2022.

Il s’agit de la quatrième candidature présidentielle de Fujimori, tandis que Sánchez participait pour la première fois à une élection présidentielle.

Le vainqueur succédera au président par intérim José María Balcázar le 28 juillet prochain pour un mandat de cinq ans.

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International

Du relatif anonymat à la célébrité : le gardien cap-verdien Vozinha conquiert les réseaux sociaux

Le gardien cap-verdien Josimar Dias, plus connu sous le nom de Vozinha, est passé du statut de joueur relativement discret sur la scène internationale à celui de véritable phénomène mondial grâce à son impressionnante performance face à l’Espagne lors de la Coupe du monde 2026.

Avant cette rencontre, le portier comptait un peu plus de 50 000 abonnés sur Instagram. Cependant, sa prestation exceptionnelle contre la sélection espagnole a déclenché un engouement spectaculaire sur les réseaux sociaux, lui permettant de gagner des millions de nouveaux abonnés en seulement quelques heures.

Cette ascension fulgurante lui a même permis de dépasser le Néo-Zélandais Tim Payne, qui était jusqu’alors considéré comme l’un des joueurs les plus populaires et viraux du tournoi.

À ce jour, Vozinha totalise déjà 8,2 millions d’abonnés sur Instagram, un chiffre qui continue de progresser à mesure que sa performance fait le tour des médias et des plateformes numériques à travers le monde.

La résistance et les arrêts décisifs du vétéran africain ont également été salués par la FIFA, qui l’a désigné meilleur joueur du match lors de la première apparition du Cap-Vert dans cette Coupe du monde.

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Pour sa 89e sélection avec l’équipe nationale cap-verdienne, Vozinha a signé l’une des prestations les plus marquantes de sa carrière, devenant l’un des grands protagonistes du début du tournoi et un symbole de la combativité de son équipe sur la scène mondiale.

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International

Haïti : plus de 2.300 morts liés à la violence des gangs depuis le début de l’année

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a alerté ce lundi sur l’ampleur de la violence des gangs en Haïti, qui a causé au moins 2.300 morts depuis le début de l’année, dans un contexte de grave dégradation sécuritaire dans le pays.

S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, le Haut-Commissaire Volker Türk a indiqué que cette violence avait également fait 1.100 blessés et conduit à 99 enlèvements sur la même période.

Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, est confronté depuis plusieurs années à une insécurité chronique alimentée par des gangs armés, responsables d’homicides, de viols, de pillages et de kidnappings.

Face à cette situation, Volker Türk a appelé les autorités haïtiennes à agir rapidement afin de mettre en place des structures judiciaires capables de lutter contre l’impunité et de restaurer l’État de droit.

Il a également exhorté à poursuivre le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies.

En septembre, le Conseil de sécurité avait décidé de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) par cette nouvelle force, qui pourra compter jusqu’à 5.500 membres, composés de policiers et de militaires internationaux.

La communauté internationale reste mobilisée face à une crise humanitaire et sécuritaire qui continue de s’aggraver dans le pays caribéen, où les groupes criminels étendent leur contrôle sur de larges portions du territoire.

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