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International

Cuba annonce la suspension des vols de sa compagnie aérienne d’État vers l’Argentine

Le gouvernement cubain a annoncé la suspension des vols entre Cuba et l’Argentine en raison, a-t-il expliqué, du « refus » de la compagnie pétrolière du pays sud-américain de fournir du carburant à ses avions en application des sanctions américaines contre l’île.

« En conséquence, Cubana de Aviación a été obligée de suspendre les vols réguliers entre Cuba et l’Argentine, qui avaient été maintenus pendant 39 ans », a expliqué le ministère cubain des Affaires étrangères (Minrex).

Le gouvernement cubain a porté en acte contre cette « mesure arbitraire » de la société argentine appartenant majoritairement à l’État Yacimientos Petrolíferos Fiscales (YPF). Selon lui, il s’agit d’une « démonstration évidente » de la validité du « blocus génocide » de Washington contre Cuba, mais aussi de son caractère extraterritorial et illégal.

« Il est contradictoire que la liberté soit vantée à tout prix tout en limitant la liberté d’une entreprise qui respecte rigoureusement les dispositions réglementaires de l’Argentine et de l’Organisation de l’aviation civile internationale », a fait valoir le Minrex.

Cuba a allégué que la décision de YPF, qui « nuit » même aux passagers avec des billets pour la route Havane-Buenos Aires, constitue une violation du contrat entre la compagnie pétrolière et Cubana de Aviación. De plus, c’est une violation des lois argentines elles-mêmes.

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Le Minrex a assuré que la compagnie aérienne d’État a cherché « d’innombrables alternatives pour maintenir les opérations qui étaient déjà planifiées et autorisées », comme l’embauche d’autres compagnies pour couvrir ces vols. Mais il a regretté de ne pas avoir reçu « une réponse satisfaisante qui assure la vente de carburant ».

Elle a ajouté que Cubana de Aviación a particulièrement souffert du durcissement des sanctions américaines contre l’île ces dernières années, ainsi que de son inclusion dans la liste des pays qui parrainent le terrorisme.

« Cuba continuera à dénoncer les cas d’application extraterritoriale du blocus et à exiger la fin de cette politique illégale, qui constitue une violation flagrante du droit international et suscite le rejet écrasant de la communauté internationale », conclut le communiqué.

Le 24 avril dernier, la compagnie aérienne d’État cubaine a annoncé l’annulation temporaire des vols entre La Havane et Buenos Aires à cette date et la veille, invoquant le refus de lui servir du carburant des entreprises fournisseurs dans le pays sud-américain.

Cubana de Aviación a alors déclaré dans un communiqué que les entreprises ont invoqué des « dispositions des mesures de blocage des États-Unis contre Cuba » afin de ne pas alimenter leurs avions.

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La compagnie aérienne a repris en mai 2023 sa liaison entre La Havane et Buenos Aires après l’arrêt forcé par le covid-19. Il a également redémarré les vols au départ de l’Argentine avec un arrêt à la destination touristique de Cayo Coco et une destination finale à La Havane avec un avion loué.

Entre janvier et mars 2024, le nombre de voyageurs argentins à destination de Cuba a rebondi de 44 % par rapport à la même période de l’année précédente pour atteindre 12.753 personnes.

Il s’agit de la première rencontre du gouvernement cubain avec l’administration du président d’extrême droite de l’Argentine, Javier Milei, depuis que ce dernier a pris ses fonctions en décembre dernier.

Cuba a été l’un des rares pays de la région à ne pas féliciter l’actuel président argentin après avoir obtenu la présidence en novembre 2023

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International

Macabre découverte à Tijuana : un cadavre retrouvé à proximité du stade utilisé par l’Iran

Un corps en état de décomposition a été découvert vendredi dans le coffre d’un véhicule stationné à proximité du stade où s’entraîne la sélection iranienne de football dans le cadre de la Coupe du monde 2026, selon des constatations effectuées sur place.

Le véhicule, un Toyota gris de type utilitaire sport, se trouvait sur le parking d’un supermarché situé en face du stade Caliente, à Tijuana. Cette enceinte est utilisée quotidiennement par l’équipe nationale iranienne pour ses séances d’entraînement et se trouve à quelques minutes de son hôtel.

La sélection iranienne, connue sous le nom de Team Melli, avait dû modifier ses plans à la dernière minute et établir son camp de base au Mexique plutôt qu’aux États-Unis, en raison des tensions et du conflit opposant Washington et Téhéran.

Lorsque les autorités ont ouvert le véhicule vendredi, elles ont été confrontées à une forte odeur de décomposition. Des agents équipés de combinaisons de protection ont procédé à l’examen préliminaire du corps avant son transfert par les services compétents.

Le parquet de Tijuana a indiqué qu’une patrouille de police avait repéré le véhicule et découvert, dans le coffre, « une personne enveloppée dans un sac noir présentant des signes de violence ».

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Selon les enquêteurs, le véhicule était stationné sur les lieux depuis mercredi.

Tijuana est considérée comme l’une des villes les plus violentes du Mexique. D’après les statistiques officielles, plus de 1 200 homicides y ont été enregistrés au cours de l’année 2025.

En raison des mesures de sécurité entourant la participation de l’Iran au tournoi, un convoi fortement armé de la Garde nationale escorte quotidiennement l’autobus de l’équipe entre son hôtel et le stade, un trajet qui ne dure qu’environ une minute.

Vendredi, la sélection iranienne a quitté le stade peu après l’enlèvement du corps par les autorités.

À ce stade, les responsables de l’équipe n’ont pas indiqué si des mesures de sécurité supplémentaires seront mises en place à la suite de cet incident.

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L’Iran doit faire ses débuts dans la compétition lundi prochain face à la Belgique à Los Angeles, lors de la première journée du groupe G, également composé de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande.

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International

Cuba annonce de nouvelles réformes pour élargir le rôle du secteur privé dans l’économie

Le gouvernement cubain a annoncé une nouvelle série de réformes économiques visant à renforcer la participation du secteur privé, à décentraliser la prise de décision et à assouplir plusieurs mécanismes de l’économie nationale, dans un contexte marqué par les difficultés énergétiques et les sanctions imposées par les États-Unis.

Lors d’une intervention diffusée à la télévision nationale, le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a indiqué que le nombre d’activités interdites aux entreprises privées serait réduit afin d’élargir leurs possibilités d’affaires et de renforcer leur contribution à l’économie du pays.

Selon le chef de l’État, le gouvernement travaille également à accélérer et à décentraliser les procédures d’approbation des nouvelles entreprises, dans le but de favoriser le développement des acteurs économiques non étatiques.

Les entreprises privées, autorisées depuis 2021 et pouvant employer jusqu’à 100 salariés, occupent une place de plus en plus importante dans l’économie cubaine. Depuis février, elles sont également autorisées à importer du carburant, une activité auparavant réservée à l’État.

Parmi les mesures annoncées figure aussi la possibilité pour les entrepreneurs privés d’investir dans l’économie nationale dans les mêmes conditions que les investisseurs étrangers. Cette initiative vise à stimuler l’activité économique et à attirer davantage de capitaux.

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Le gouvernement étudie en outre la suppression des intermédiaires étatiques dans certaines opérations d’importation et d’exportation, ce qui pourrait faciliter les échanges commerciaux pour les entreprises privées.

Miguel Díaz-Canel a également souligné l’importance de renforcer l’autonomie des entreprises publiques, qui représentent encore environ 80 % de l’économie cubaine, tout en poursuivant le processus de décentralisation des activités économiques.

Le président a par ailleurs annoncé une restructuration de l’appareil d’État, comprenant une réduction du nombre de ministères ainsi qu’une diminution significative des effectifs de la fonction publique. Cette réforme devra être examinée par le Parlement en juillet.

Concernant la « libreta », le système de rationnement en vigueur à Cuba, le gouvernement entend réorienter les aides vers les populations les plus vulnérables plutôt que de les distribuer à l’ensemble de la population, dans un contexte d’inégalités croissantes.

Bien que des réformes similaires aient déjà été annoncées par le passé sans être mises en œuvre, Díaz-Canel a assuré que les nouvelles mesures seraient discutées et approuvées rapidement.

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Selon les autorités cubaines, ces changements s’inscrivent dans une stratégie visant à faire face aux défis économiques actuels, à améliorer la productivité et à adapter le modèle économique du pays aux nouvelles réalités nationales et internationales.

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International

Washington se dit proche d’un accord historique sur le programme nucléaire iranien

Un haut responsable américain a affirmé que les négociations en cours avec l’Iran progressent favorablement et qu’un accord pourrait être conclu dans les prochains jours.

Selon ce responsable, l’entente prévoirait un allégement significatif des sanctions imposées à Téhéran ainsi que le dégel de certains avoirs iraniens. En contrepartie, l’Iran devrait accepter de démanteler son programme nucléaire et de remettre son matériel nucléaire.

S’exprimant sous couvert de l’anonymat lors d’un échange avec la presse, le responsable a indiqué être particulièrement confiant quant à l’issue des discussions.

« Je suis très optimiste concernant cet accord. Je pense que le président a réussi à obtenir une position très favorable », a-t-il déclaré.

Tout en reconnaissant que les négociations ne sont pas encore totalement finalisées, il a souligné que les parties se trouvent désormais très près d’un accord définitif.

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Le lieu et la date de la signature n’ont pas encore été arrêtés. Toutefois, l’Europe, une option évoquée par le président Donald Trump, figure parmi les scénarios envisagés pour accueillir la cérémonie officielle.

Le responsable américain a également indiqué que l’administration espère pouvoir signer l’accord dans les prochains jours, sans toutefois avancer de calendrier précis.

« Si je devais évaluer aujourd’hui les chances de conclure cet accord, j’aurais probablement parlé de 75 % ce matin. À présent, je dirais plutôt entre 80 et 85 %, même si nous ne sommes pas encore à 100 % », a-t-il précisé.

Ces déclarations témoignent de l’optimisme croissant de Washington quant à la possibilité de parvenir à un compromis susceptible de réduire les tensions autour du dossier nucléaire iranien et d’ouvrir une nouvelle phase dans les relations entre les deux parties.

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