International
Un « défilé de cyclones » continue de s’abattre sur la Californie
12 janvier | Par AFP | Glenn Chapman / Sebastien Vuagnat avec Huw Griffith à Los Angeles
La Californie, frappée par un « défilé incessant de cyclones » selon les services météorologiques, va connaître jeudi de nouveaux déluges, après des inondations et glissements de terrain qui ont déjà fait au moins 18 morts.
Les intempéries prévues se dirigeront vers la partie septentrionale de cet Etat de l’Ouest américain, a averti le National Weather Service (NHS). D’autres Etats sur la côte pacifique du Nord-Ouest devraient être touchés tôt samedi, a-t-il ajouté ensuite.
« Les pluies les plus intenses devraient impacter le Nord-Ouest de la Californie durant les deux prochains jours », avec des précipitations pouvant atteindre quelques centimètres, selon le NHS.
Les pluies torrentielles des jours précédents sur des sols déjà saturés d’eau ont généré de vastes coupures de courant, de nombreuses inondations, déraciné quantité d’arbres et coupé des routes majeures, les flots entraînant parfois des automobilistes.
Par endroits, des niveaux de précipitations jamais atteints depuis 150 ans ont été enregistrés.
Une partie du Nord de la Californie a été placée mercredi sous le coup d’alertes inondations ou d’avertissements de temps hivernal.
A Aptos, petite ville située à un peu plus d’une heure de route au sud de San Francisco, les habitants tentaient de se remettre des inondations des derniers jours.
« C’est probablement la pire inondation que j’ai vue depuis que je me suis installé ici en 1984 », a expliqué Doug Spinelli à l’AFP.
Le ruisseau de la ville « coulait si violemment, (…) il y avait des troncs d’arbres qui déferlaient dans la rivière, quasiment un toutes les trente secondes », a raconté cet habitant. « C’était incroyable de voir la quantité de débris et de bois charriée par le torrent. »
Plus de 35.000 foyer et entreprises étaient privés d’électricité tôt jeudi, selon le site spécialisé PowerOutage.us.
Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a mis en garde contre les tempêtes à venir, moins puissantes mais tout aussi dangereuses.
« Cet endroit est trempé. Et maintenant, une quantité plus modeste de précipitations peut avoir un impact plus grand en termes de conditions sur le terrain », a-t-il averti, soulignant que les prévisions tablent sur une poursuite des intempéries au moins jusqu’au 18 janvier.
Enfant toujours disparu
Selon ses services, les tempêtes des dernières semaines ont causé au moins 18 morts, soit « plus que les feux de forêt des deux dernières années ».
A Paso Robles, dans le centre de l’Etat, un enfant de cinq ans restait porté disparu après avoir été emporté par les flots lundi pendant que sa mère, qui a survécu, le conduisait à l’école.
Des recherches sont toujours en cours et « nous poursuivrons (…) jusqu’à ce que nous le trouvions », a assuré Tony Cipolla, un porte-parole des services du shérif du comté de San Luis Obispo, aux médias locaux.
Selon le Los Angeles Times, le bilan meurtrier des dernières tempêtes inclut des automobilistes piégés par les inondations dans leurs voitures, des habitants écrasés par des chutes d’arbre, un couple tué par un éboulement et des corps charriés par les flots.
La Californie subit actuellement « un assaut sans fin de rivières atmosphériques », inédit depuis 2005, selon les services météo. Ces « rivières du ciel », qui se forment grâce à la vapeur d’eau des tropiques et voyagent pour ensuite déverser des trombes d’eau sur la côte ouest des Etats-Unis, sont rarement si fréquentes.
S’il est difficile d’établir un lien direct entre ces tempêtes en série et le changement climatique, les scientifiques expliquent régulièrement que le réchauffement augmente la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes.
La tempête de la semaine dernière avait déjà privé d’électricité des dizaines de milliers de personnes, causé de fortes inondations et provoqué des glissements de terrain. Elle était survenue quelques jours seulement après un autre déluge de pluie le soir du réveillon du Nouvel An.
Elles ne suffiront toutefois pas à reconstituer les réserves d’eau en Californie. Plusieurs hivers de précipitations supérieures à la normale seraient nécessaires pour compenser la sécheresse des dernières années, selon les experts.
International
L’ONU alerte sur l’impact des séismes au Venezuela : près de 7 millions de personnes menacées
Près de sept millions de personnes pourraient être touchées par les puissants séismes qui ont frappé le Venezuela, a averti samedi l’Organisation des Nations unies (ONU), alors que le bilan dépasse désormais 1 400 morts et que plus de 50 000 personnes restent portées disparues.
Alors que le nombre officiel de victimes continue d’augmenter, l’ONU a indiqué que les dégâts matériels sont considérables. Les premières estimations évaluent les pertes à environ 6,7 milliards de dollars, soit près de 6 % du produit intérieur brut du pays pétrolier.
Sur le terrain, chaque minute compte près de 72 heures après les deux séismes qui ont frappé le pays mercredi, à moins d’une minute d’intervalle. Avec des magnitudes de 7,2 et 7,5, ces secousses sont considérées comme les plus importantes enregistrées au Venezuela depuis 126 ans et ont provoqué d’importantes destructions, notamment dans les zones côtières.
Les équipes de secours poursuivent leurs opérations de recherche, mais les chances de retrouver des survivants diminuent fortement après les premières 72 heures suivant une catastrophe de cette ampleur.
À La Guaira, la ville la plus touchée située à environ 40 kilomètres de Caracas, des habitants continuent de fouiller les décombres à la recherche de leurs proches disparus. Marlon Ochoa, survivant de l’effondrement d’un immeuble, affirme être toujours à la recherche de sa mère, de son épouse et de son fils, disparus après l’effondrement du bâtiment.
« Je ne vois toujours pas les autorités prendre en charge la situation dans cette zone », a déclaré Ochoa à l’AFP, faisant part de son désespoir face à la lenteur des opérations.
Il a également dénoncé le manque d’équipements nécessaires pour accélérer les recherches.
« On m’a dit qu’ils étaient en train de délibérer. Délibérer sur quoi ? Si personne n’arrive aujourd’hui, nous allons nous révolter, car nous avons besoin de machines, de générateurs, de perceuses, de tout », a-t-il déclaré.
« Nous sommes en colère. Nous avons besoin d’aide. Il y a des personnes vivantes sous les décombres et nous n’avons ni les moyens ni les outils pour les atteindre », a-t-il ajouté.
Pendant ce temps, l’aide internationale, notamment l’assistance américaine, commence à arriver au Venezuela alors que les équipes de secours poursuivent leurs efforts dans les zones les plus touchées.
International
Washington déploie des équipes spécialisées après les séismes meurtriers au Venezuela
Les forces armées des États-Unis ont commencé à mobiliser des ressources pour soutenir les opérations de secours et de reconstruction au Venezuela à la suite des deux puissants séismes qui ont frappé le pays mercredi, a annoncé jeudi le Commandement Sud des États-Unis (Southcom).
Dans un communiqué, l’organisme militaire basé en Floride a indiqué agir sur instruction du Département de la Guerre et en coordination avec le Département d’État afin d’appuyer les opérations humanitaires menées sur le territoire vénézuélien après les tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5.
« Nos forces conjointes se mobilisent rapidement pour mettre à disposition les capacités inégalées de transport aérien, de logistique et de sauvetage des forces armées américaines afin de sauver des vies et de soutenir le gouvernement du Venezuela pendant cette crise », a déclaré le Commandement Sud.
Dans le cadre de cette opération, les États-Unis ont constitué une équipe de planification composée de spécialistes du Bureau d’assistance humanitaire. Cette équipe aura pour mission de conseiller les autorités responsables de la coordination des secours et de la distribution de l’aide aux populations sinistrées.
Le Commandement Sud a également indiqué maintenir une étroite coordination avec plusieurs gouvernements alliés et partenaires de la région qui ont exprimé leur volonté de participer à l’effort international destiné à venir en aide aux victimes de la catastrophe.
Quelques heures plus tôt, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait confirmé s’être entretenu avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez. Il a également annoncé le déploiement d’équipes spécialisées de recherche et de sauvetage provenant du comté de Fairfax, en Virginie, ainsi que de la ville de Los Angeles, afin de renforcer les opérations dans les zones les plus touchées.
Selon le dernier bilan officiel communiqué par le gouvernement vénézuélien, les deux séismes ont fait au moins 164 morts et 971 blessés. Les secousses, survenues à seulement 39 secondes d’intervalle, sont considérées comme les plus puissantes enregistrées dans le pays depuis plus d’un siècle.
Mercredi, le président américain Donald Trump a ordonné à l’ensemble des agences fédérales de son administration d’agir « rapidement » pour apporter une assistance au Venezuela face à ce qu’il a qualifié de « nombre dévastateur de victimes ».
Cette mobilisation intervient dans un contexte de rapprochement progressif entre Washington et Caracas à la suite de la capture de Nicolás Maduro, alors que la communauté internationale intensifie ses efforts pour répondre à l’urgence humanitaire provoquée par la catastrophe.
International
La Cour suprême valide une mesure limitant l’accès à l’asile à la frontière sud des États-Unis
La Cour suprême des États-Unis a autorisé jeudi l’administration du président Donald Trump à refuser les demandes d’asile présentées par des migrants à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.
La décision, adoptée par six voix contre trois, avec l’opposition des juges de tendance libérale, ouvre la voie au rétablissement d’une politique controversée visant à réduire le nombre de migrants que les autorités frontalières doivent examiner afin de déterminer leur admissibilité à une protection internationale.
Au cœur du débat se trouvait l’interprétation du droit d’asile à la frontière américaine. Les magistrats devaient déterminer si les ressortissants étrangers doivent avoir physiquement franchi la frontière pour pouvoir déposer une demande d’asile ou s’il leur suffit de se présenter à un point d’entrée officiel.
Depuis plusieurs décennies, le gouvernement américain interprétait la législation en vigueur comme accordant le droit de demander l’asile aux personnes se présentant aux postes-frontières et affirmant craindre des persécutions en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité ou de leurs opinions politiques.
La question essentielle examinée par la Cour concernait la définition juridique du terme « arriver » sur le territoire des États-Unis.
Dans son avis majoritaire, l’aile conservatrice de la Cour a estimé que les migrants se trouvant encore au Mexique ne peuvent être considérés comme étant « arrivés » aux États-Unis simplement parce qu’ils ont tenté, sans succès, d’y entrer.
L’administration Trump avait demandé à la Cour suprême d’autoriser la réactivation de cette mesure, appliquée pour la première fois en 2016, dans le cadre de la politique de fermeté du président américain en matière d’immigration.
Cette décision représente une victoire importante pour l’administration Trump, qui cherche à renforcer le contrôle de la frontière sud et à limiter les flux migratoires vers les États-Unis.
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