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International

Equateur: 15 policiers et militaires blessés au cours d’une mutinerie dans une prison

Photo: Rodrigo Buendia / AFP

| Par AFP |

Quinze policiers et militaires ont été blessés jeudi au cours d’une nouvelle mutinerie dans une prison en Equateur, où l’état d’urgence a été décrété dans deux provinces après une vague de violences meurtrières imputées au trafic de drogue.

« Nous avons plus de 15 policiers et militaires blessés », a dit à la presse le directeur de l’organisme public chargé d’administrer les prisons (SNAI), Guillermo Rodriguez, soit trois de plus que lors du dernier bilan.

« Nous avons pris le contrôle du pénitencier, mais nous avons encore du chemin à faire », a annoncé en fin de journée le président Guillermo Lasso, dans un message radiotélévisé.

Les forces de l’ordre ont été la cible de tirs d’armes à feu et de jets d’engins explosifs pendant leur intervention à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire de Guayas 1 à Guayaquil, selon une source du SNAI. Les premières détonations ont retenti à l’aube, et n’ont cessé qu’en milieu d’après-midi.

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Les prisonniers « répondent par la violence contre les agents de la police nationale, les forces armées et le corps de sécurité et de surveillance des prisons, notamment en utilisant des grenades », a expliqué cet organisme dans un communiqué.

Le SNAI a attribué les tirs et les attaques à la grenade à des détenus « membres de groupes criminels organisés », cette prison étant contrôlée par des bandes de trafiquants de drogue. 

Des soldats blessés ont été transportés hors de son enceinte par leurs compagnons d’armes jusque dans des postes de secours, a vu sur place l’AFP.

Environ 1.300 policiers sont entrés dans la prison ce jeudi, a de son côté précisé le général Víctor Zárate, le commandant de la police locale. « Nous avons été reçus par des balles, l’un des drones a été touché et a été neutralisé », a-t-il poursuivi devant la presse, ajoutant que des prisonniers avaient également activé des engins explosifs.

« Terrifié »

A l’extérieur de l’établissement pénitentiaire, des parents de détenus attendaient des nouvelles. 

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Une femme qui a préféré ne pas être identifiée a confié à l’AFP que son proche, détenu entre ses murs, était « terrifié ». « Il n’y a pas de gangs là-bas, ils ne se battent pas entre gangs, c’est la police qui les abat », a-t-elle assuré.

Un journaliste de l’AFP a été aspergé de gaz lacrymogène par la police, tandis que les militaires ont exigé de lui qu’il supprime les images de son appareil photo. 

Mercredi, deux détenus étaient morts et six autres avaient été blessés dans des violences dans cette même prison.

Mardi six personnes, dont cinq policiers, avaient péri dans une série d’attaques à l’explosif et à l’arme à feu contre des postes de police, des stations-service et un hôpital de Guayaquil, métropole de 2,8 millions d’habitants et capitale économique du pays.

Selon les autorités, ces incidents ont été provoqués par le transfèrement, entamé mardi, vers d’autres établissements de 1.400 détenus de la prison Guayas 1 afin d’y réduire la surpopulation.

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« Narcoterroristes »

« Nous maintenons totalement la stratégie de transfert des meneurs. Ce gouvernement ne s’inclinera pas devant les narcoterroristes: ils n’imposeront pas leur volonté dans ce pays », a tweeté jeudi le président Guillermo Lasso, en diffusant une photo où l’on voit des dizaines de détenus allongés sur le ventre dans une cour, et une autre montrant des armes saisies.

Les violences ont aussi affecté d’autres prisons équatoriennes, en particulier à Esmeraldas (nord), où huit gardiens ont été brièvement pris en otage mardi.

Face à cette situation, un état d’urgence et un couvre-feu pour les provinces de Guayas et d’Esmeraldas ont été instaurés, jusqu’au 16 décembre.

Plus de 1.200 homicides ont été recensés à Guayaquil depuis le début de l’année, soit 60% de plus que pour la même période de 2021, selon des chiffres officiels.

Les narcotrafiquants, dont certains sont liés aux cartels mexicains, livrent une guerre dans les rues et dans les prisons en Equateur, où des massacres ont fait près de 400 morts depuis février 2021.

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Situé entre la Colombie et le Pérou, les plus grands producteurs mondiaux de cocaïne, cet Etat est passé du statut de pays de transit de drogue à celui d’important centre de distribution vers l’Europe et les Etats-Unis.

En 2021, les autorités ont mis la main sur une quantité record de 210 tonnes de drogues, principalement de la cocaïne. Depuis le début de l’année, les saisies totalisent 160 tonnes.

« L’Equateur est un pays +dollarisé+ avec un système judiciaire corrompu et perméable. C’est l’endroit idéal pour les activités criminelles », explique à l’AFP Xavier Flores, un avocat spécialisé dans les droits de l’homme.

International

L’Iran dément des négociations avec les États-Unis malgré les déclarations de Trump

Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi qu’aucune négociation n’était actuellement en cours avec les États-Unis, quelques heures après que le président américain Donald Trump a déclaré avoir renoncé à une nouvelle attaque contre la République islamique afin de privilégier une solution diplomatique.

Les tensions entre Washington et Téhéran se poursuivent depuis le 28 février, date à laquelle les États-Unis et Israël ont lancé une attaque surprise contre l’Iran. Depuis, le conflit a connu plusieurs périodes d’accalmie grâce à des discussions diplomatiques intermittentes.

Cependant, la reprise des frappes le mois dernier a ravivé les inquiétudes d’une nouvelle escalade militaire dans la région.

Donald Trump avait menacé de frapper l’Iran « très durement » et, selon plusieurs médias, envisageait de nouvelles opérations militaires visant notamment des infrastructures énergétiques. Le président américain a toutefois renoncé à cette option samedi, affirmant qu’un cadre d’accord était déjà en préparation.

Malgré ces déclarations, Téhéran a rejeté l’idée de discussions directes avec Washington.

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« Actuellement, nous ne négocions pas avec les États-Unis. Nos discussions se déroulent avec Oman afin de garantir la circulation dans le détroit d’Ormuz », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baqai, lors de son point de presse hebdomadaire.

Le détroit d’Ormuz est devenu l’un des principaux points de blocage dans les efforts visant à mettre fin au conflit. Cette voie maritime stratégique, par laquelle transitait en période de paix près d’un cinquième des hydrocarbures mondiaux, a été fermée par l’Iran après des attaques contre des navires commerciaux.

Avant le conflit, la navigation dans cette zone était libre, mais Téhéran réclame désormais un contrôle accru du passage ainsi que le paiement de droits de transit, une demande rejetée par Washington.

Dimanche, Esmail Baqai avait indiqué à la télévision publique iranienne qu’un accord avec Oman était sur le point d’être conclu concernant une nouvelle route maritime dans le détroit.

« Nous sommes proches d’un accord sur une route acceptable pour les deux parties, ni au nord ni au sud, qui respecte la souveraineté de chaque pays et protège nos intérêts nationaux ainsi que notre sécurité », avait-il déclaré.

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Le responsable iranien a toutefois précisé que cet arrangement ne signifiait pas la réouverture complète du détroit d’Ormuz.

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International

La police neutralise cinq hommes armés lors d’une opération dans le nord du Mexique

Cinq hommes armés ont été tués lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans l’État de Zacatecas, au nord du Mexique, ont annoncé samedi les autorités locales.

L’affrontement s’est produit au cours d’une opération policière menée dans la municipalité de Calera, où les agents auraient été attaqués par un groupe armé.

« En ripostant à l’agression, les membres de la Force de Réaction Immédiate de Zacatecas (FRIZ) et de la Police d’Investigation ont neutralisé cinq civils armés », a déclaré le secrétaire général du gouvernement de l’État, Rodrigo Reyes, dans un message publié sur Facebook.

Cet incident intervient deux semaines après la découverte de dix corps dans plusieurs municipalités de Zacatecas. Selon les autorités, certains cadavres avaient été suspendus à des ponts, un mode opératoire destiné à intimider la population.

L’État de Zacatecas, autrefois l’un des plus touchés par la violence liée au crime organisé, a connu des niveaux particulièrement élevés d’insécurité entre 2021 et 2022 en raison des affrontements entre groupes criminels rivaux.

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International

Feux en Gironde : les appels contradictoires des autorités divisent le gouvernement français

Le gigantesque incendie qui ravage la Gironde, dans le sud-ouest de la France, à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux, entraîne d’importantes pertes économiques, une forte baisse de l’activité touristique et une vive polémique au sein des autorités françaises.

La controverse est née dimanche lorsque la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a appelé les vacanciers à reporter leur venue dans le département tant que les flammes ne seraient pas totalement maîtrisées.

« Compte tenu de la situation, je demande aux touristes qui s’apprêtent à partir en vacances au mois d’août de ne pas venir en Gironde tant que l’incendie ne sera pas sous contrôle », a déclaré la représentante de l’État lors d’une conférence de presse. Elle a également recommandé aux visiteurs déjà présents de choisir une autre destination.

Ces déclarations ont rapidement suscité des réactions au sein du gouvernement. Le ministre français du Tourisme, Serge Papin, a pris ses distances avec les propos de la préfète lors d’une interview accordée à la chaîne TF1.

Le ministre a appelé les vacanciers à maintenir leurs projets de séjour, estimant que la situation permettait désormais d’envisager une reprise progressive de l’activité touristique.

« La Gironde est un vaste territoire. Certaines zones ne sont pas touchées par les incendies et le feu est désormais circonscrit. J’espère que les secteurs évacués pourront rouvrir au cours du mois d’août », a-t-il déclaré.

Les incendies continuent toutefois de peser lourdement sur l’économie locale, notamment sur les professionnels du tourisme, qui redoutent une saison estivale marquée par une baisse importante de la fréquentation.

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