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International

« Arrêtez de nous tuer »: colère et espoir lors d’un hommage aux victimes du Club Q

Photo: Cecilia Sanchez / AFP

| Par AFP | Huw Griffith |

Il y a eu des larmes, des accolades, de la colère et quelques sourires aussi lundi soir dans un parc de Colorado Springs (centre des Etats-Unis) où plusieurs centaines de personnes ont participé à une veillée en hommage aux victimes de la fusillade du Club Q, un lieu prisé par la communauté LGBTQ.

Certains se blotissaient en groupes les uns contre les autres, avec leurs bougies, pour partager des souvenirs à propos des cinq personnes tuées samedi soir dans le dernier exemple en date des tueries qui frappent régulièrement les Etats-Unis.

D’autres sanglotaient en écoutant les orateurs dénoncer la haine irraisonnée qui a coûté la vie à des gens simplement en raison des personnes qu’ils aimaient.

« Nous n’aurions pas dû être ici ce soir », a lancé Allie Porter à la foule. « Ce n’est pas juste, ni pour eux ni pour quiconque parmi vous. Nous n’aurions pas dû avoir à être ici. Cela n’aurait jamais dû arriver ».

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Au pied d’une scène ont été déposés les portraits des cinq personnes tombées sous les balles qui ont fracassé samedi juste avant minuit ce refuge de la communauté gay à Colorado Springs, ville aux portes des montagnes Rocheuses.

L’auteur de la fusillade, Anderson Lee Aldrich, 22 ans, a été maîtrisé par deux clients et arrêté. Juste avant qu’il ouvre le feu, un spectacle de drag-queens venait de marquer la Journée du souvenir transgenre, dédiée aux victimes de violences transphobes et célébrée internationalement le 20 novembre. 

L’attaque est survenue six ans après la pire tuerie qu’ait connue la communauté LGBTQ aux Etats-Unis lorsqu’un Américain d’origine afghane avait tué 49 personnes dans une boîte gay d’Orlando en Floride.

Souvenirs et sanglots

Sur la scène, certains ont partagé leurs souvenirs des victimes, suscitant des sourires qui tournaient vite aux sanglots. Des pancartes assuraient que « la haine n’a pas sa place ici ». Des orateurs s’en sont pris à ce qu’ils dénoncent comme une réthorique haineuse des politiciens d’extrême droite, renforcée durant les semaines qui ont précédé les récentes élections de mi-mandat.

« Nous devons mettre un terme à ce projet politique contre la communauté LGBTQ », a déclaré à la foule l’artiste de cabaret Bunny Bee.

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« Les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenre et queer en Amérique restent onfrontées à la discrimination dans leur vie quotidienne à cause de ces projets politiques anti-gays, anti-LGTBQ », a poursuivi Bunny Bee.

« Nous devons continuer à combattre la haine, les politiciens qui mettent en danger les vies dans cette communauté ».

L’intolérance doit cesser, a renchéri Jimmy Gomez-Beisch, également artiste de cabaret. « Arrêtez de nous tuer. La violence doit tout simplement cesser. La haine doit cesser. Nous devons nous rassembler en tant qu’êtres humains ».

Beaucoup ont témoigné de la manière dont ils avaient pu trouver au sein de la communauté LGBTQ étroitement soudée de Colorado Springs, et tout particulièrement au Club Q, le soutien aimant dont ils avaient besoin pour se sentir à l’aise dans leur identité.

Un soutien évoqué par plusieurs orateurs pour faire face à la tragédie. « Je veux que chacun ici se souvienne qu’il est aimé », a dit l’un d’eux, nommé Cole « Vous êtes désirés, vous n’êtes pas des rebuts. Nous sommes chez nous ici. Nous avons le droit d’exister ».

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Bunnie Phantom, 25 ans et travaillant dans le piercing, assure à l’AFP que la communauté est assez forte pour surmonter l’horreur de cette tuerie.

« Je suis tellement heureuse que tout le monde ait pu se rassembler », dit-elle. « Voir tout le monde ici, avoir le soutien et l’image de la communauté (…) cela signifie en fait l’univers pour moi ». 

Elle assure qu’elle retournera au Club Q quand il rouvrira, « tout simplement pour le soutenir et tout simplement parce que je m’y sens en sécurité ». Et elle ajoute: « je ne vais pas me cacher à cause de ce qui s’est passé ».

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International

Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz

La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.

Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.

Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.

Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

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« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.

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International

La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue

Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.

Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.

Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.

Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.

Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.

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Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.

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International

La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington

Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.

La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.

Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.

Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.

Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.

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Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».

D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.

La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».

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