Amérique centrale
Le Costa Rica dénonce une attaque de cyberespionnage contre l’ICE
Le gouvernement du Costa Rica a dénoncé jeudi une attaque de cyberespionnage visant l’entreprise publique de télécommunications et d’énergie Institut costaricien d’électricité (ICE), au cours de laquelle environ 9 gigaoctets d’informations provenant de courriels ont été extraits.
Les autorités ont toutefois assuré que les services critiques d’électricité et de télécommunications n’ont pas été affectés. Des spécialistes travaillent actuellement à contenir l’attaque afin d’empêcher sa propagation.
De son côté, la ministre de la Science, de l’Innovation, de la Technologie et des Télécommunications, Paula Bogantes, a indiqué que le groupe suspecté d’être à l’origine de l’attaque serait apparemment d’origine chinoise. Selon elle, ce groupe se spécialise dans le cyberespionnage ciblant l’industrie des télécommunications et a déjà été détecté dans 42 pays.
La ministre a affirmé que l’affaire est désormais traitée comme une question de sécurité nationale et a précisé que les États-Unis apportent leur soutien au Costa Rica pour gérer cet incident.
Le gouvernement a également déposé une plainte auprès du ministère public pour espionnage informatique, afin d’identifier les responsables et de déterminer s’il existe une éventuelle participation d’acteurs présents sur le territoire costaricien.
Selon des données officielles, 118 millions de tentatives de cyberattaques ont été enregistrées au Costa Rica en 2025.
Ces dernières années, plusieurs institutions publiques du pays ont été victimes d’attaques informatiques. L’incident le plus grave s’est produit en mai 2022, lorsqu’une cyberattaque a touché plusieurs entités publiques, dont la Caisse costaricienne de sécurité sociale (CCSS), responsable du système de santé public.
À la suite de cet incident, l’institution avait été contrainte de désactiver préventivement plusieurs plateformes numériques, dont celle du dossier médical électronique des patients, provoquant des retards dans les rendez-vous médicaux et les interventions chirurgicales.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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