International
Gustavo Petro publie ses dépenses personnelles après son inscription sur la « liste Clinton »
Le président colombien, Gustavo Petro, a rendu publics cette semaine ses dépenses personnelles depuis 2022, en réaction à son inscription récente sur la « liste Clinton », dans le but de démontrer la légitimité de ses revenus et de réfuter tout lien avec le narcotrafic.
Cette divulgation intervient après que le Département du Trésor des États-Unis l’a désigné comme prétendu « chef du narcotrafic » et l’a inclus, aux côtés de son épouse Verónica Alcocer, de son fils aîné Nicolás Petro et du ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti, dans la liste de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC).
« J’ai publié mes comptes de 2022 à ce jour, et j’aimerais pouvoir remonter encore plus loin, afin qu’aucun doute ne subsiste sur mes revenus. Vous pouvez enquêter autant que vous le souhaitez et comparer avec ma déclaration fiscale, que j’ai également rendue publique », a écrit le président sur son compte officiel X.
À la suite de cette annonce, des médias colombiens ont diffusé des extraits d’un rapport de l’Unité de renseignement financier (UIAF), organisme officiel chargé du suivi du blanchiment d’argent et du financement illicite. Le document, initialement classé secret, détaille les mouvements bancaires du chef de l’État entre 2023 et la mi-2025.
Les registres font apparaître des dépenses dans des hôtels, restaurants, pharmacies, grands magasins et paiements hypothécaires. Parmi les boutiques situées à l’étranger figurent des chaînes comme Zara, El Corte Inglés, Saks Fifth Avenue et Nordstrom, ainsi que des marques de luxe telles que Gucci, Prada et La Rinascente.
L’un des achats qui a le plus attiré l’attention de la presse locale concerne une dépense effectuée en mai 2023 au Ménage Strip Club, un établissement de divertissement pour adultes à Lisbonne, au Portugal. Le montant s’élevait à 209 969 pesos colombiens, soit environ 56 dollars. Petro se trouvait alors au Portugal en visite officielle les 6 et 7 mai, après une tournée en Espagne.
Le président a réagi à la publication du rapport en interpellant la chaîne Noticias RCN, l’un des médias ayant reproduit l’information : « Un commentaire, messieurs de RCN ? Avez-vous constaté que mes dépenses dépassent mes revenus salariaux et les redevances de mon livre ? », a-t-il écrit sans ajouter d’autres remarques.
Pour l’heure, ni le gouvernement colombien ni les autorités américaines n’ont publié de communiqué supplémentaire concernant l’inscription du président sur la liste Clinton.
International
La Maison-Blanche propose Mark Abreu comme nouvel ambassadeur au Salvador
Le président des États-Unis, Donald Trump, a nommé l’homme d’affaires Mark Abreu au poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des États-Unis au Salvador, selon des documents transmis au Sénat américain pour confirmation.
Originaire de Floride, Abreu est connu pour son activité dans le secteur de la construction. Son nom figure parmi plusieurs nominations diplomatiques récemment soumises par la Maison-Blanche dans le cadre du renouvellement de la représentation américaine à l’étranger.
Au-delà de ses activités entrepreneuriales, Mark Abreu s’est également distingué par son engagement politique au sein du Parti républicain. Il a notamment participé activement à la collecte de fonds pour la campagne présidentielle de Donald Trump en 2024 et a joué un rôle important auprès de l’électorat républicain de Floride.
Sa nomination devra désormais être examinée et confirmée par le Sénat des États-Unis avant son entrée en fonction officielle.
Parallèlement, l’administration Trump a annoncé d’autres nominations diplomatiques pour l’Amérique latine. Pour le Brésil, le président a choisi Daniel Pérez, actuel président de la Chambre des représentants de Floride depuis 2024 et fils d’exilés cubains.
De son côté, Peter Snyder a été désigné pour occuper le poste d’ambassadeur des États-Unis en Équateur.
Ces nominations s’inscrivent dans la stratégie de la Maison-Blanche visant à renforcer sa représentation diplomatique dans la région et à consolider les relations bilatérales avec plusieurs partenaires latino-américains.
International
Les discussions entre Washington et Téhéran avancent, selon Donald Trump
Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que les négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran évoluent de manière positive et pourraient aboutir dès ce week-end, tout en reconnaissant qu’un échec des discussions demeure possible.
« Les pourparlers se déroulent très bien », a affirmé le chef de la Maison-Blanche devant la presse, ajoutant qu’un dénouement pourrait intervenir dans les prochains jours.
Vendredi dernier, Trump avait indiqué qu’il prendrait sa « décision finale » concernant les négociations avec Téhéran. Toutefois, aucune annonce officielle n’a été faite au cours du week-end, laissant planer l’incertitude sur l’issue des discussions.
Entre-temps, les tensions sont restées vives dans la région. Les États-Unis et l’Iran ont échangé des attaques dans le détroit d’Ormuz, une zone stratégique pour le commerce mondial de l’énergie. Ces incidents ont également eu des répercussions sur des pays voisins, notamment le Koweït, malgré l’existence d’un cessez-le-feu.
Interrogé sur la situation sécuritaire dans la région, Trump a répondu avec ironie : « Dans cette partie du monde, un cessez-le-feu signifie que l’on tire simplement de manière un peu plus modérée. »
Les négociations entre Washington et Téhéran sont suivies de près par la communauté internationale, en raison de leur impact potentiel sur la stabilité du Moyen-Orient et sur les marchés mondiaux de l’énergie.
Malgré les signaux jugés encourageants par l’administration américaine, aucune des deux parties n’a encore confirmé qu’un accord était imminent.
International
Tensions Mexique–États-Unis : la présidente Sheinbaum parle de campagne d’ingérence
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dénoncé une ingérence des États-Unis dans les affaires politiques de son pays, tout en exonérant le président Donald Trump de toute responsabilité directe. Elle a en revanche pointé du doigt certains « secteurs de l’extrême droite » américaine qu’elle accuse de mener une campagne contre son gouvernement.
Cette nouvelle montée de tensions entre Mexico et Washington intervient après la révélation d’une opération de la CIA sur le territoire mexicain, au cours de laquelle deux agents américains auraient trouvé la mort. Leur entrée dans le pays n’aurait pas été autorisée par le gouvernement fédéral, en violation de la législation mexicaine.
La situation s’est encore tendue après des accusations venues des États-Unis visant un gouverneur de l’État de Sinaloa, région marquée par une forte violence et accusée de liens avec le cartel fondé par Joaquín « El Chapo » Guzmán.
Le président Donald Trump a de son côté affirmé que les cartels de la drogue contrôlent une partie du Mexique, avertissant que les États-Unis pourraient intervenir unilatéralement si les autorités mexicaines ne renforcent pas leur lutte contre le crime organisé.
Lors de sa conférence de presse quotidienne, Sheinbaum a déclaré : « Je ne crois pas que ce soit le président Trump qui ait mené cette offensive sur différents sujets. Ce sont des secteurs de l’extrême droite des États-Unis qui veulent nuire à la relation bilatérale. »
La dirigeante de gauche a également abordé ces tensions lors d’un rassemblement organisé à l’occasion de ses deux ans au pouvoir, affirmant : « Le Mexique n’est le punching-ball de personne. »
Elle a également suggéré que certaines forces politiques américaines utiliseraient la situation mexicaine pour influencer les élections prévues en 2026 et 2027 des deux côtés de la frontière.
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