International
L’extrême droite française monte dans les sondages, mais n’atteint pas la majorité absolue
L’extrême droite française améliore son intention de vote pour le premier tour des législatives qui aura lieu dimanche prochain, mais n’atteindra pas la majorité absolue de la chambre au second tour du 7 juillet.
Selon un sondage publié lundi par Le Figaro, 36 % des électeurs soutiendront les listes de l’Agrupación Nacional (RN), soit un demi-point de plus que dans le précédent sondage réalisé par le même institut démoscopique la semaine dernière.
En deuxième position figure l’alliance de gauche, qui regroupe La France Insumisa (LFI), les socialistes, les écologistes et les communistes avec 29,5 %, également avec un demi-point de plus que dans le dernier sondage.
Le parti du président Emmanuel Macron, quant à lui, perd un demi-point et reste avec 20,5%.
L’institut démoscopique Ifop fait également une projection des sièges au second tour et accorde entre 220 et 260 au RN, alors que la majorité absolue est fixée à 289. Quoi qu’il en soit, cela signifierait tripler la représentation qu’il avait à l’Assemblée sortante.
La gauche aurait entre 185 et 215 députés tandis que les ‘macronistes’, qui dans l’Assemblée nationale sortante était le groupe majoritaire, avec 250 sièges, devraient se contenter de 70 à 100.
La droite conservatrice traditionnelle des Républicains (LR) aurait, selon ce sondage, 7 % des voix au premier tour et pourrait obtenir entre 30 et 50 députés, qui seraient essentiels dans les négociations post-électorales.
Le candidat au poste de premier ministre de l’Agrupación Nacional (RN), Jordan Bardella, s’est efforcé lundi de s’affirmer comme « la seule alliance crédible » avec un programme « responsable » et « respectable » face à la gauche réunie au Nouveau Front populaire, qu’il a présenté comme « le chaos généralisé ».
Lors d’une conférence de presse convoquée pour détailler son programme, Bardella a estimé d’emblée que le bloc politique centriste-libéral du président français Emmanuel Macron n’a aucune chance de gagner les élections législatives du 30 juin et du 7 juillet, ce qui réduit tout à la dichotomie entre son camp et l’alliance de la gauche.
« L’alternative est entre Jean-Luc Mélenchon et nous », a-t-il déclaré par rapport au leader de La France Insoumise (LFI), figure extrêmement controversée même à gauche, qui met mal à l’aise les trois autres groupes du Front populaire, les socialistes, les écologistes et les communistes
Bardella a insisté sur le fait que « voter LFI, c’est voter pour le FMI » (Fonds monétaire international), et que la France deviendrait ainsi un « Venezuela sans pétrole ».
Sur son programme, le candidat d’extrême droite a résisté à détailler le coût des principaux points, au-delà de ce qui apparaît comme la grande mesure d’urgence en faveur du pouvoir d’achat : la réduction du taux de TVA de 20 % à 5,5 % pour le carburant, le gaz et l’énergie.
International
Washington ferait pression pour le départ de Díaz-Canel dans les négociations avec Cuba
L’administration du président américain Donald Trump aurait demandé au dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel de quitter le pouvoir comme condition pour réaliser des avancées significatives dans les բանակցations entre les États-Unis et Cuba, selon des sources proches des discussions citées par The New York Times.
D’après au moins quatre personnes familières avec les pourparlers, Washington chercherait à accentuer la pression en faveur du départ de Díaz-Canel, sans pour autant promouvoir un changement complet de régime. L’objectif serait de maintenir la structure du gouvernement communiste tout en laissant au peuple cubain le soin de décider ultérieurement de son avenir politique.
Selon ces sources, les responsables américains ont fait savoir aux négociateurs cubains que le maintien du dirigeant constitue un obstacle majeur à la conclusion d’accords. Des négociations que Díaz-Canel lui-même a récemment reconnu être en cours.
Au sein de l’administration Trump, certains responsables estiment que le départ de Díaz-Canel pourrait faciliter des réformes économiques structurelles, celui-ci étant perçu comme un dirigeant de ligne dure peu enclin à impulser des changements.
Si elle se concrétise, cette mesure représenterait le premier grand bouleversement politique issu des négociations bilatérales entamées il y a plusieurs mois.
Elle constituerait également une victoire symbolique pour Trump, qui pourrait présenter cet événement comme la chute d’un autre dirigeant de gauche dans la région, après ce qui s’est produit au Venezuela.
Cependant, cette stratégie pourrait ne pas satisfaire les secteurs les plus conservateurs de l’exil cubain aux États-Unis, qui réclament des transformations politiques plus profondes sur l’île.
International
Rosa María Payá affirme que Cuba n’a pas besoin du régime pour une transition démocratique
L’opposante cubaine Rosa María Payá a affirmé, dans une interview accordée à l’agence EFE, que Cuba n’a pas besoin de figures issues du pouvoir en place pour mener une transition vers la démocratie.
Selon elle, la société civile et l’opposition, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’île, se sont déjà préparées à un éventuel changement politique, estimant que le régime « ne se transformera pas de lui-même ».
S’exprimant depuis Miami, Payá a déclaré : « Il n’est pas nécessaire d’avoir une figure comme Delcy Rodríguez à Cuba. Le processus que nous avons mené depuis les organisations civiques et d’opposition vise précisément à disposer d’une équipe de transition capable de diriger une période provisoire et de conduire le pays vers des élections libres. »
Fille de l’opposant historique Oswaldo Payá (1952-2012), elle a souligné que les Cubains n’ont pas besoin d’une figure similaire à celle du Venezuela pour encadrer un éventuel changement de pouvoir.
L’opposante a également appelé le président Donald Trump à maintenir la pression sur le gouvernement de Miguel Díaz-Canel, tout en exprimant l’espoir que les relations entre les deux pays contribuent à une ouverture politique sur l’île, dans un contexte de crise énergétique aggravée.
Payá a estimé que les conditions sont réunies pour une transformation politique, évoquant notamment « la demande claire de changement exprimée par la population cubaine ».
Toutefois, elle a exprimé sa méfiance face aux initiatives récentes du gouvernement cubain, notamment la proposition d’autoriser les Cubains vivant à l’étranger à investir dans des entreprises privées.
« Les Cubains ne veulent pas d’un faux changement. Ils ne veulent pas que la famille Castro et le groupe de généraux au pouvoir continuent de gagner du temps et de tromper le monde », a-t-elle conclu.
International
Des ONG dénoncent des abus de l’armée équatorienne dans la lutte contre le narcotrafic
Des organisations de défense des droits humains ont dénoncé des abus présumés commis par les Forces armées équatoriennes, déployées dans les rues depuis 2024 dans le cadre de la politique sécuritaire contre le narcotrafic menée par le président Daniel Noboa.
Le Ministère public équatorien a ouvert une enquête sur « la mort d’un citoyen survenue lors d’une opération menée » lundi par des militaires dans la ville de Milagro, située dans la province de Guayas (sud-ouest).
Selon le parquet, « la victime aurait été agressée physiquement et électrocutée par du personnel militaire », d’après une publication sur le réseau social X.
La province de Guayas, ainsi que les provinces côtières de Los Ríos, Santo Domingo de los Tsáchilas et El Oro, est soumise à un couvre-feu nocturne dans le cadre d’une nouvelle offensive contre le crime organisé. Cette opération inclut le déploiement d’environ 75 000 agents, avec le soutien de États-Unis.
Les Forces armées équatoriennes n’ont pas encore réagi à ces accusations.
Selon Amnesty International, le parquet équatorien a reçu des plaintes concernant la disparition forcée présumée d’une cinquantaine de personnes depuis 2023, année où Daniel Noboa est arrivé au pouvoir.
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