International
L’homme qui a abattu deux manifestants au Panama est condamné à 48 ans de prison
Un tribunal du Panama a condamné à 48 ans de prison l’homme qui a tué deux manifestants dans une fusillade, dont a été témoin EFE, lors des manifestations massives contre l’exploitation minière à la fin de l’année dernière, et qui comprenaient des coupures de routes qui ont semi-paralysé le pays.
« La section de l’homicide et du féminicide du Panama occidental a obtenu une peine de 48 ans de prison pour Kenneth Darlington, pour les crimes d’homicide intentionnel aggravé de deux personnes et de possession illicite d’une arme à feu, qui s’est produit le 7 novembre 2023, à Chame », a rapporté mardi le bureau du procureur général de la Nation.
Ce jour-là, le septuagénaire Darlington, un panaméen d’origine américaine, a tiré sur les deux manifestants lors d’une dispute pour ne pas lui avoir permis d’avancer avec son véhicule sur une voie bloquée.
EFE a été le seul média témoin de la fusillade dans le secteur de Chame, lorsque Darlington, incapable d’avancer avec son véhicule, a menacé les manifestants d’un pistolet tout en retirant plusieurs objets obstruant le passage, comme des pneus et des rochers.
Peu de temps après, l’homme a ouvert le feu. Il a d’abord tiré sur un manifestant devant lui portant un drapeau panaméen, tombant instantanément. Les cris ont éclaté. Quelques secondes plus tard, un deuxième coup de feu. La victime a marché quelques mètres jusqu’à l’autre côté de la voie, avant de s’effondrer sur le sol et de perdre connaissance.
À l’endroit où la fusillade a eu lieu se trouvaient des enseignants qui avaient interrompu le trafic à ce point de la Panamericana depuis deux semaines pour exiger l’abrogation du contrat de loi qui a prolongé de 20 ans la concession pour que la société Minera Panama, filiale de la société canadienne First Quantum Minerals, exploite la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert d’Amérique centrale.
Après que le gouvernement et le Parlement du Panama aient rejeté la voie de l’abrogation, la Cour suprême de justice a déclaré le contrat inconstitutionnel à la fin du mois de novembre.
International
Le porte-avions américain USS Gerald R. Ford attendu en Crète après un incendie
Le porte-avions américain USS Gerald R. Ford devrait arriver la semaine prochaine à la base navale de Souda, située sur l’île de Crète, afin de se ravitailler et de faire l’objet d’évaluations après un incendie survenu à bord, selon des informations de presse.
Le navire, considéré comme le plus grand et le plus puissant de la marine des États-Unis, est actuellement déployé en mer Rouge dans le cadre des opérations liées aux tensions avec Iran.
L’incendie s’est déclaré le 12 mars dans une zone de blanchisserie du bâtiment. Selon le commandement central des forces navales américaines, l’incident n’était pas lié aux opérations militaires en cours.
Le feu a pu être maîtrisé après plusieurs heures, mais il a perturbé les conditions de vie à bord. Environ 600 marins, sur un équipage total de 4 500 personnes, se sont retrouvés sans couchettes et ont dû dormir au sol ou sur des tables.
Deux membres d’équipage ont été légèrement blessés et ont reçu des soins médicaux.
Le retour du porte-avions en Grèce pourrait être lié à la fois aux besoins logistiques et à l’enquête sur l’incident. La base de Souda est la seule installation dans la région capable d’accueillir ce type de navire nucléaire.
Déployé depuis environ dix mois, le USS Gerald R. Ford a participé à plusieurs opérations, notamment en Méditerranée, dans les Caraïbes et plus récemment au Moyen-Orient.
International
Un juge ordonne la reprise des activités de Voice of America
Un juge fédéral a ordonné mardi à l’administration du président des États-Unis, Donald Trump, de rétablir les opérations de Voice of America (VOA) et de réintégrer 1 042 des 1 147 employés placés en congé administratif à la suite de la réduction des activités de la radio.
La décision a été rendue par le juge du tribunal de district, Royce C. Lamberth, qui a demandé à l’Agence des médias globaux des États-Unis de présenter, dans un délai d’une semaine, un plan visant à rétablir pleinement le service.
VOA fonctionnait avec un effectif réduit depuis la signature d’un décret présidentiel par Donald Trump, destiné à diminuer de manière significative ses activités.
Le magistrat avait auparavant mis en doute la légalité des décisions prises par la direction de l’agence, notamment en raison de l’absence de confirmation par le Sénat de Kari Lake, nommée pour diriger l’organisme.
Selon le juge, cette situation privait Lake de l’autorité légale nécessaire pour mettre en œuvre les mesures ayant conduit à la paralysie partielle de la radio.
Dans sa décision, Lamberth a annulé les actions gouvernementales qui avaient réduit VOA à son « minimum légal » exigé par le Congrès. Il a également qualifié ces mesures d’« arbitraires et capricieuses », estimant qu’elles ne respectaient pas les lois encadrant les langues et les régions couvertes par le média.
L’ordonnance permet en outre aux employés restés à l’écart pendant plus d’un an de reprendre leurs fonctions habituelles.
International
Les États-Unis imposent une caution de 15 000 $ pour certains visas
Le gouvernement des États-Unis, dirigé par le président Donald Trump, imposera à partir du 2 avril une caution de 15 000 dollars aux demandeurs de visas de tourisme et d’affaires originaires de douze nouveaux pays, dans le cadre de ses mesures migratoires.
Le Département d’État des États-Unis a annoncé mercredi que cette exigence concernera les citoyens sollicitant des visas de type B1 et B2. La mesure entrera en vigueur au début du mois prochain.
Parmi les pays concernés figurent le Nicaragua, le Cambodge, l’Éthiopie, la Géorgie, la Grenade, le Lesotho, l’Île Maurice, la Mongolie, le Mozambique, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Seychelles et la Tunisie.
Avec cette décision, le nombre total de pays soumis à cette exigence migratoire s’élève désormais à 50.
Selon les autorités américaines, la caution sera remboursée aux voyageurs respectant les conditions de leur visa et quittant le territoire avant l’expiration de leur séjour autorisé.
En revanche, si les bénéficiaires dépassent la durée de leur visa, la somme pourra être utilisée pour couvrir les frais liés à leur procédure d’expulsion.
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