International
Les Mexicains manifestent contre le génocide israélien à Gaza
6 novembre |
Ce dimanche, à Mexico, des milliers de Mexicains ont manifesté à l’appel de plus de 100 organisations sociales pour demander la fin des attaques des forces d’occupation israéliennes et l’arrêt de ce qu’ils décrivent comme un génocide contre la population palestinienne.
Le contingent s’est avancé depuis l’Ange de l’Indépendance, sur l’avenue principale Paseo de la Reforma, vers le Zócalo de la capitale mexicaine. Ils ont utilisé des slogans tels que « Netanyahu, fasciste. C’est toi le terroriste », « rupture à rupture, relation avec Israël » ou « où sont les sanctions contre Israël, elles ne sont pas visibles », « ce n’est pas une guerre, c’est un génocide ».
Il s’agit de la troisième marche organisée par des collectifs sociaux en solidarité avec la Palestine, exigeant un cessez-le-feu, la fin de l’occupation, des sanctions contre Israël, le respect du droit humanitaire international et une position ferme du gouvernement mexicain sur ce qu’ils considèrent comme un génocide.
Le siège israélien a commencé il y a près d’un mois, après le lancement de l’offensive du Hamas, baptisée opération « Déluge d’Al-Aqsa », qui a fait 1 400 morts.
Le rassemblement, qui s’est achevé devant le Palais national, a rendu hommage à toutes les victimes de ce conflit armé par une offrande caractéristique de la Journée des morts.
Les manifestants, après avoir peint le drapeau palestinien devant le Palais national, se sont jetés au sol pour simuler les milliers de corps de Palestiniens tués par les attaques israéliennes. Ils ont également exigé que le président Andrés Manuel López Obrador rompe ses relations diplomatiques avec Israël.
Le gouvernement mexicain a haussé le ton sur la guerre israélo-palestinienne et condamné les attaques aveugles contre la population civile, sans pour autant rompre les relations diplomatiques ou prendre position contre l’État israélien.
Dans le même temps, des pays d’Amérique latine ont pris des décisions plus fermes, comme le gouvernement bolivien, qui a rompu ses relations avec Israël, tandis que la Colombie et le Chili ont rappelé leurs ambassadeurs.
International
Un homme meurt après s’être immolé à New York ; les médias évoquent un lien avec la cause tibétaine
Les autorités de New York enquêtent sur la mort d’un homme décédé après s’être immolé par le feu dans un lieu public de Manhattan, à l’intersection de First Avenue et de la 42e rue.
Le département de police de New York (NYPD) a indiqué à l’AFP avoir reçu un appel à 22h32 GMT signalant « un homme qui s’est immolé par le feu » dans le secteur. La victime a été transportée à l’hôpital Bellevue, où son décès a été constaté par la suite.
Pour l’instant, les autorités n’ont pas confirmé le motif de l’incident et précisent que l’enquête est toujours en cours.
Des médias américains ainsi qu’un militant pro-tibétain affirment que l’individu pourrait avoir été un défenseur de la cause tibétaine, bien que cette information n’ait pas été confirmée par les enquêteurs.
Tencho Gyatso, président de la Campagne internationale pour le Tibet, a déclaré que l’homme se nommait Lobga Rangzen et l’a décrit comme un « défenseur infatigable du Tibet », engagé dans la sensibilisation pacifique à la situation des droits humains dans la région.
Les autorités, de leur côté, insistent sur le fait qu’aucune confirmation officielle n’a été établie concernant l’identité de la victime ni les motivations de son acte.
International
Panama va construire une prison de haute sécurité pour isoler les chefs de gangs
Le président du Panama, José Raúl Mulino, a annoncé mercredi la construction d’une prison de haute sécurité destinée à isoler les chefs de gangs, dans un contexte marqué par une recrudescence de la violence et une évasion massive de détenus.
Plusieurs pays d’Amérique latine cherchent actuellement à s’inspirer du modèle carcéral mis en place par le président du Salvador, Nayib Bukele, considéré comme un élément central de sa politique de lutte contre les gangs, qui a conduit à l’incarcération d’environ 92 000 personnes depuis 2022.
Sans faire référence directe à la politique sécuritaire salvadorienne, le président panaméen a indiqué vouloir renforcer les règles dans les prisons afin d’empêcher les criminels de continuer à diriger les réseaux de gangs depuis l’intérieur des établissements pénitentiaires, ces derniers étant accusés de jouer un rôle majeur dans le trafic de drogue et la majorité des homicides dans le pays.
« Nous mettrons en œuvre un plan de force majeure […] en isolant totalement les dirigeants des bandes », a déclaré Mulino, sans fournir de détails sur le futur centre pénitentiaire.
Cette annonce intervient dans un climat de forte tension au Panama, marqué notamment par la mort d’une fillette de 10 ans lors d’une attaque visant son père, ainsi que par l’évasion de près de 200 détenus de la prison de La Joyita, située en périphérie de la ville de Panama.
International
L’ONU dénonce l’abandon des familles des disparus du conflit armé au Guatemala
Le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires a dénoncé jeudi la situation d’abandon dans laquelle se trouvent, depuis plus de quarante ans, les victimes et les familles des quelque 45 000 personnes disparues durant le conflit armé interne au Guatemala (1960-1996).
À l’issue d’une mission officielle menée du 23 juin au 2 juillet, les expertes Aua Baldé et Ana Lorena Delgadillo ont averti, lors d’une conférence de presse, d’un recul de la justice transitionnelle observé au cours des huit dernières années. Elles attribuent cette situation au démantèlement progressif des institutions chargées de la paix sous les présidences de Jimmy Morales (2016-2020) et Alejandro Giammattei (2020-2024).
« Ce que nous avons constaté, c’est l’abandon total dans lequel vivent ces familles depuis plus de quarante ans », a déclaré Ana Lorena Delgadillo. Elle a également critiqué les mesures mises en œuvre sous le mandat de l’ancienne procureure générale Consuelo Porras Argueta, qui a quitté ses fonctions en mai dernier, accusée d’avoir entravé les exhumations des victimes du conflit et imposé de lourdes démarches administratives aux familles.
Pour sa part, Aua Baldé a souligné que l’absence de soutien et de protection de l’État a contraint de nombreuses familles à mener elles-mêmes les recherches et les enquêtes sur leurs proches disparus, avec de lourdes conséquences sur leurs droits économiques, sociaux et culturels.
Les expertes ont également indiqué qu’au cours d’une inspection dans une installation militaire située dans le département de Petén, au nord du pays, elles ont constaté la construction d’infrastructures civiles sur un site où pourraient se trouver des restes humains. Elles ont demandé la suspension immédiate des travaux afin de préserver d’éventuels cimetières clandestins.
Tout en saluant les initiatives du gouvernement actuel visant à créer un mécanisme humanitaire de recherche des personnes disparues, le Groupe de travail estime que le manque de coordination entre les différents ministères et services médico-légaux complique les démarches des familles, qui ne savent pas vers quelle institution se tourner. Cette fragmentation freine également les recherches concernant les personnes disparues sur les routes migratoires.
Les expertes ont recommandé au président Bernardo Arévalo de León de donner des instructions afin que toutes les institutions publiques localisent, organisent et protègent les archives relatives au conflit armé, avec pour objectif de les reconnaître comme patrimoine culturel national.
La délégation internationale a également demandé l’ouverture définitive des archives détenues par l’armée, un accès sans restriction aux anciennes installations militaires ainsi qu’un renforcement des moyens et du statut institutionnel de la Commission présidentielle pour la paix et les droits humains (Copade), afin d’améliorer les efforts de recherche, de réparation et de mise en œuvre des décisions des juridictions internationales en faveur des victimes.
Cette visite intervient à quelques mois du 30e anniversaire des Accords de paix, signés en décembre 1996, qui ont mis fin à 36 années de conflit armé interne ayant fait plus de 200 000 morts et 45 000 disparus.
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