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International

Chili: Boric procède à quatre changements de cabinet sur fond de crise politique

Chili: Boric procède à quatre changements de cabinet sur fond de crise politique
Photo: AP

18 août |

Le président chilien Gabriel Boric a procédé mercredi à un remaniement ministériel, changeant quatre de ses 24 ministres, dans le contexte d’une crise politique déclenchée par des transferts irréguliers d’argent de l’État vers des fondations mises en cause.

Il s’agit du troisième changement depuis son arrivée au pouvoir il y a 17 mois. Il intervient cinq jours après la démission de son colistier politique et ancien ministre du développement social, Giorgio Jackson, sous la pression de l’opposition de droite.

Les ministres remplacés sont ceux de l’éducation, Marco Antonio Ávila, remplacé par Nicolás Cataldo ; de la culture et des arts, Jaime de Aguirre, remplacé par l’actrice Carolina Arredondo, et des biens nationaux, Javiera Toro, remplacée par l’ancienne députée Marcela Sandoval.

Il a également démis de ses fonctions la ministre des mines, Marcela Hernando, et nommé à sa place Aurora Williams, qui occupait le même portefeuille sous le second gouvernement de l’ancienne présidente Michelle Bachelet (2014-2018). Au Développement social, il a nommé la désormais ancienne ministre Javiera Toro pour remplacer Jackson.

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Après avoir prêté serment aux nouveaux ministres, M. Boric leur a demandé d’ »avancer vers un État, vers une société plus juste ».

Il a ensuite présenté certaines des réalisations de son gouvernement, notamment l’augmentation du salaire minimum, la réduction de la semaine de travail de 45 à 40 heures et la réduction de la pauvreté, en liaison avec le travail des gouvernements précédents.

Boric cherche à faire passer ses principales réformes, à savoir la réforme des retraites et un pacte fiscal. Ce dernier est essentiel pour lever des fonds afin de financer ses politiques publiques et a vu le jour après le rejet de sa réforme fiscale en mars.

Le président du parti d’opposition Renouveau national, Francisco Chahuán, a presque immédiatement critiqué la nomination d’un militant du parti communiste à la tête du ministère de l’éducation. Cataldo est un professeur d’histoire et de sciences sociales qui, entre mars et septembre de l’année dernière, a été sous-secrétaire du même portefeuille, qu’il a également conseillé entre 2015 et 2018.

Ces changements interviennent dans le contexte d’une grave crise politique qui a éclaté en juin à la suite d’informations faisant état de transferts irréguliers de fonds publics à la fondation Democracia Viva pour réaliser des travaux dans des bidonvilles pour lesquels elle ne disposait pas de l’expertise nécessaire. Quelque 500 000 dollars ont été reçus par des membres de Revolución Democrática, un parti créé par Jackson en 2012.

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International

Washington ferait pression pour le départ de Díaz-Canel dans les négociations avec Cuba

L’administration du président américain Donald Trump aurait demandé au dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel de quitter le pouvoir comme condition pour réaliser des avancées significatives dans les բանակցations entre les États-Unis et Cuba, selon des sources proches des discussions citées par The New York Times.

D’après au moins quatre personnes familières avec les pourparlers, Washington chercherait à accentuer la pression en faveur du départ de Díaz-Canel, sans pour autant promouvoir un changement complet de régime. L’objectif serait de maintenir la structure du gouvernement communiste tout en laissant au peuple cubain le soin de décider ultérieurement de son avenir politique.

Selon ces sources, les responsables américains ont fait savoir aux négociateurs cubains que le maintien du dirigeant constitue un obstacle majeur à la conclusion d’accords. Des négociations que Díaz-Canel lui-même a récemment reconnu être en cours.

Au sein de l’administration Trump, certains responsables estiment que le départ de Díaz-Canel pourrait faciliter des réformes économiques structurelles, celui-ci étant perçu comme un dirigeant de ligne dure peu enclin à impulser des changements.

Si elle se concrétise, cette mesure représenterait le premier grand bouleversement politique issu des négociations bilatérales entamées il y a plusieurs mois.

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Elle constituerait également une victoire symbolique pour Trump, qui pourrait présenter cet événement comme la chute d’un autre dirigeant de gauche dans la région, après ce qui s’est produit au Venezuela.

Cependant, cette stratégie pourrait ne pas satisfaire les secteurs les plus conservateurs de l’exil cubain aux États-Unis, qui réclament des transformations politiques plus profondes sur l’île.

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International

Rosa María Payá affirme que Cuba n’a pas besoin du régime pour une transition démocratique

L’opposante cubaine Rosa María Payá a affirmé, dans une interview accordée à l’agence EFE, que Cuba n’a pas besoin de figures issues du pouvoir en place pour mener une transition vers la démocratie.

Selon elle, la société civile et l’opposition, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’île, se sont déjà préparées à un éventuel changement politique, estimant que le régime « ne se transformera pas de lui-même ».

S’exprimant depuis Miami, Payá a déclaré : « Il n’est pas nécessaire d’avoir une figure comme Delcy Rodríguez à Cuba. Le processus que nous avons mené depuis les organisations civiques et d’opposition vise précisément à disposer d’une équipe de transition capable de diriger une période provisoire et de conduire le pays vers des élections libres. »

Fille de l’opposant historique Oswaldo Payá (1952-2012), elle a souligné que les Cubains n’ont pas besoin d’une figure similaire à celle du Venezuela pour encadrer un éventuel changement de pouvoir.

L’opposante a également appelé le président Donald Trump à maintenir la pression sur le gouvernement de Miguel Díaz-Canel, tout en exprimant l’espoir que les relations entre les deux pays contribuent à une ouverture politique sur l’île, dans un contexte de crise énergétique aggravée.

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Payá a estimé que les conditions sont réunies pour une transformation politique, évoquant notamment « la demande claire de changement exprimée par la population cubaine ».

Toutefois, elle a exprimé sa méfiance face aux initiatives récentes du gouvernement cubain, notamment la proposition d’autoriser les Cubains vivant à l’étranger à investir dans des entreprises privées.

« Les Cubains ne veulent pas d’un faux changement. Ils ne veulent pas que la famille Castro et le groupe de généraux au pouvoir continuent de gagner du temps et de tromper le monde », a-t-elle conclu.

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International

Des ONG dénoncent des abus de l’armée équatorienne dans la lutte contre le narcotrafic

Des organisations de défense des droits humains ont dénoncé des abus présumés commis par les Forces armées équatoriennes, déployées dans les rues depuis 2024 dans le cadre de la politique sécuritaire contre le narcotrafic menée par le président Daniel Noboa.

Le Ministère public équatorien a ouvert une enquête sur « la mort d’un citoyen survenue lors d’une opération menée » lundi par des militaires dans la ville de Milagro, située dans la province de Guayas (sud-ouest).

Selon le parquet, « la victime aurait été agressée physiquement et électrocutée par du personnel militaire », d’après une publication sur le réseau social X.

La province de Guayas, ainsi que les provinces côtières de Los Ríos, Santo Domingo de los Tsáchilas et El Oro, est soumise à un couvre-feu nocturne dans le cadre d’une nouvelle offensive contre le crime organisé. Cette opération inclut le déploiement d’environ 75 000 agents, avec le soutien de États-Unis.

Les Forces armées équatoriennes n’ont pas encore réagi à ces accusations.

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Selon Amnesty International, le parquet équatorien a reçu des plaintes concernant la disparition forcée présumée d’une cinquantaine de personnes depuis 2023, année où Daniel Noboa est arrivé au pouvoir.

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