International
Le Pérou appelle à une journée de lutte contre le gouvernement de Boluarte
27 juillet |
La Coordination nationale unitaire de lutte (CNUL) du Pérou a appelé à de nouvelles manifestations contre le gouvernement de Dina Boluarte à l’intérieur du pays et dans la capitale, Lima, jeudi.
Les représentants des organisations qui composent cette plateforme ont procédé à un « banderolazo » surprise à 7 heures, heure locale, jeudi, devant le siège du Congrès et ont ensuite appelé à une journée de lutte dans tout le pays ce vendredi.
La mobilisation est appelée « Grande marche nationale de tous les sangs ». Elle se déroulera dans tout le pays. Dans le cas de Lima, les manifestants ont été appelés à se rendre sur la Plaza Dos de Mayo, dans le centre de la capitale, à partir de 8 heures, heure locale.
Comme lors des éditions précédentes, les manifestants exigeront la démission de Boluarte, la fermeture du Congrès, des élections générales anticipées, la convocation d’une assemblée constituante et la justice pour les 70 civils tués lors des manifestations qui ont débuté en décembre dernier.
Dans son appel, la CNUL explique que le pays traverse « l’un des moments les plus difficiles de son histoire républicaine », alors que « la crise s’est aggravée, la faible institutionnalité démocratique a été détruite, les corrompus au pouvoir ont pris le contrôle de l’État, avec des alliances fascistes d’extrême droite, dans le but de détruire la démocratie et de favoriser des intérêts économiques et politiques particuliers ».
La plateforme assure que « face à cette situation d’urgence, nous n’avons pas d’autre option que de descendre dans la rue pour protester et exiger leur départ à tous, aussi bien celui de Dina l’assassin que celui du Congrès corrompu et mafieux ».
Les mobilisations prévues ces jours-ci coïncident avec l’anniversaire de l’indépendance du Pérou, obtenue le 28 juillet 1821, et la célébration des fêtes nationales.
Les organisations qui font partie de la CNUL ont clairement indiqué que les marches se poursuivraient jusqu’à la démission des pouvoirs exécutif et législatif actuels, qui font l’objet d’une forte désapprobation de la part de la population, d’après les sondages.
En outre, les deux branches du gouvernement ont été rendues responsables de la crise politique à laquelle le pays est confronté et des morts causées par la répression des manifestations.
International
Blocage budgétaire à Washington : un accord attendu après un week-end de paralysie
Les États-Unis sont entrés dans une paralysie budgétaire partielle à partir de minuit, une situation qui devrait toutefois être de courte durée, dans l’attente d’un vote prévu lundi au Congrès.
Ce nouveau shutdown intervient à peine trois mois après la plus longue fermeture de l’administration fédérale de l’histoire du pays, survenue en octobre et novembre de l’année dernière. Bien que le Sénat ait approuvé un projet de loi budgétaire quelques heures avant l’échéance, le texte doit encore être validé par la Chambre des représentants, dont le vote est attendu en début de semaine afin de mettre fin au blocage.
Les conséquences de cette interruption devraient rester limitées, le shutdown pouvant ne durer que le temps du week-end, sans entraîner le placement massif de fonctionnaires en congé sans solde.
Le principal point de friction ayant retardé l’accord réside dans l’opposition des démocrates à l’adoption de crédits supplémentaires pour le Département de la Sécurité intérieure (DHS). Cette réticence fait suite à la mort par balles de deux manifestants lors d’opérations fédérales de lutte contre l’immigration menées par l’administration du président Donald Trump dans l’État du Minnesota .
Le texte finalement adopté vendredi par le Sénat, avec 71 voix pour et 29 contre, est le fruit d’un compromis entre le président républicain et des sénateurs démocrates, ouvrant la voie à une résolution rapide de la crise budgétaire.
International
La justice américaine écarte la peine de mort dans l’affaire Luigi Mangione
Luigi Mangione, accusé du meurtre du directeur général de UnitedHealthcare, Brian Thompson, ne sera pas passible de la peine de mort dans le cadre de la procédure fédérale engagée contre lui, après qu’une juge a rejeté ce vendredi les chefs d’accusation permettant une condamnation capitale.
La juge Margaret Garnett a décidé d’abandonner les chefs d’accusation trois et quatre — harcèlement interétatique et meurtre avec arme à feu — qui rendaient l’affaire fédérale éligible à la peine de mort. La décision a été rendue publique par un document judiciaire diffusé quelques minutes avant l’ouverture d’une audience devant le tribunal fédéral de Manhattan.
L’annonce a suscité une réaction visible de soulagement et de satisfaction tant au sein de l’équipe de la défense que parmi les partisans de Mangione présents au tribunal. Avant l’audience, des sympathisants de l’accusé, majoritairement des femmes, ont exprimé leur joie de manière collective.
Nombre d’entre eux portaient des vêtements verts, couleur devenue un symbole de soutien à Mangione en référence au personnage du jeu vidéo Super Mario. Malgré des températures extrêmement basses — avec une sensation thermique avoisinant les -20 degrés Celsius —, plusieurs dizaines de personnes ont fait la queue à l’extérieur du tribunal afin d’assister à l’audience.
À l’intérieur de la salle, les avocats de la défense ont échangé embrassades, poignées de main et sourires après la décision de la juge.
Luigi Mangione, âgé de 27 ans, qui a plaidé non coupable, demeure détenu dans une prison fédérale de l’État de New York. Il est apparu dans la salle d’audience le visage fermé, vêtu de l’uniforme kaki des détenus fédéraux.
International
Trump salue un échange « très productif » avec la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum
Le président des États-Unis, Donald Trump, a tenu ce jeudi un entretien téléphonique « très productif » avec la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, axé sur les questions frontalières et la lutte contre le trafic de drogue.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a salué le leadership de la cheffe de l’État mexicaine. « Le Mexique a une dirigeante merveilleuse et très intelligente. Vous devriez en être très fiers ! », a-t-il écrit, tout en affirmant que les deux dirigeants se reparleront prochainement.
Le président américain a qualifié cet échange de particulièrement positif pour les deux pays.
« Nous nous reparlerons bientôt et, à terme, nous organiserons des réunions dans nos pays respectifs », a-t-il assuré.
Il s’agissait de la deuxième conversation en l’espace d’un mois, dans un contexte marqué par les menaces précédentes de Washington visant les cartels de la drogue opérant au Mexique, ainsi que par le lancement du processus de révision de l’accord commercial liant les États-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC / T-MEC).
De son côté, la présidente mexicaine a qualifié l’échange de « productif et cordial ». Elle a indiqué que les deux dirigeants étaient convenus de maintenir des canaux de communication ouverts et que « les deux équipes continueront à travailler conjointement ».
Sur le plan commercial, Claudia Sheinbaum a précisé que le traité AEUMC avait été abordé, tout en soulignant que « rien n’est encore concret, mais les discussions avancent très bien ».
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