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International

La Cour suprême du Pérou considère la protestation sociale comme un délit

La Cour suprême du Pérou considère la protestation sociale comme un délit
Photo: EFE

17 mai |

La Cour suprême du Pérou a rendu un arrêt mardi, dans le cadre d’une procédure d’appel, concluant que les manifestations sociales sont considérées comme violentes et impliquent des attaques contre des personnes et des biens publics et privés, et qu’elles peuvent donc être qualifiées de crimes.

La décision a été adoptée, cependant, pour résoudre l’appel interjeté par quatre personnes qui ont été condamnées en 2019 pour le crime contre la sécurité publique en bloquant la route de la mine Las Bambas, à Apurímac, et en empêchant le passage des camions transportant du cuivre.

Les juges de la Cour suprême soulignent qu’il n’est pas nécessaire d’affecter effectivement un autre droit, mais qu’il suffit que la menace de violation d’un autre droit soit établie pour qu’il y ait un délit et que l’État ait le pouvoir et l’obligation de le réprimer.

Selon la décision, « admettre l’existence d’un droit de protestation, en termes de revendication ou d’expression, généralement avec véhémence, de l’opinion, de la plainte ou du désaccord, allant jusqu’à la violence qui viole les droits d’autrui, est un raisonnement inconstitutionnel et anticonstitutionnel », a indiqué la Cour.

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La résolution précise également que ce critère ne vise pas à « relativiser » la protestation, mais plutôt à « définir son exercice dans le strict respect du cadre constitutionnel et légal ».

Elle explique ensuite que « le fait d’agir (…) avec intransigeance face à des idées opposées ou d’utiliser tout type de violence ou de porter atteinte à des droits sans rapport avec la revendication ou la manifestation, ce qui dégrade et délégitime irrémédiablement la protestation », ont-ils déclaré.

Ainsi, le simple fait de manifester publiquement constitue déjà un acte illégal à connotation criminelle, et si, en plus, il est exercé en mettant en danger d’autres droits : circulation des transports publics, propriété privée, vie et, surtout, atteinte au système économique du pays, il s’agit déjà d’un délit avec circonstances aggravantes.

En réponse à la résolution, la Coordination nationale des droits de l’homme (CNDDHH) a dénoncé le fait que la phrase « viole les normes internationales de protection du droit de manifester en assimilant les barrages routiers à la violence » et a rappelé que « la protestation sociale est un élément essentiel pour l’existence et la consolidation des sociétés démocratiques ».

L’organisation a également déclaré que les organisations internationales ont « souligné à plusieurs reprises que, dans une démocratie, les voies publiques sont un espace pour l’exercice de la liberté d’expression, et pas seulement un espace de transit ».

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International

Un étudiant américain porté disparu à Barcelone pendant le spring break

Un étudiant américain de l’Université de l’Alabama, James ‘Jimmy’ Gracey, est porté disparu depuis le 17 mars après être sorti d’une discothèque à Barcelone, ont annoncé jeudi ses proches.

Le jeune homme, originaire de l’État de l’Illinois et âgé de 20 ans, aurait quitté le club Shoko où il passait la soirée. Il était en vacances de printemps, connues sous le nom de « spring break », et rendait visite à des amis en échange universitaire.

Selon sa mère, Therese Marren Gracey, la police a retrouvé son téléphone, mais l’étudiant n’est jamais rentré à l’appartement où il séjournait. Il portait au moment de sa disparition un t-shirt blanc, un pantalon sombre et une chaîne en or.

La famille a indiqué dans un communiqué que cette disparition est totalement inhabituelle, décrivant le jeune homme comme une personne responsable et très proche de ses proches. Elle affirme collaborer étroitement avec les autorités locales.

D’après des médias locaux, les autorités espagnoles ont également retrouvé son portefeuille flottant en mer, ce qui a conduit les recherches à se concentrer dans cette zone.

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La disparition survient pendant le « spring break », une période durant laquelle des milliers d’étudiants américains voyagent vers des destinations touristiques comme la Floride, la Californie, le Mexique ou encore l’Espagne.

La fraternité Theta Chi International, à laquelle appartient Gracey, a exprimé sa « profonde inquiétude » pour sa sécurité, soulignant son engagement envers sa communauté et ses activités philanthropiques.

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International

Trump met en garde Netanyahu après une attaque israélienne non concertée

Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré que les actions d’Benjamin Netanyahu ne seront pas systématiquement soutenues par Washington, affirmant que certaines décisions militaires ne seront pas tolérées si elles ne correspondent pas aux intérêts américains.

« Parfois, il fera quelque chose, et si cela ne me plaît pas, alors nous arrêterons », a-t-il indiqué, faisant référence au dirigeant israélien, tout en soulignant que ce type de situation ne devrait pas se reproduire après une opération militaire menée sans consultation préalable avec les États-Unis.

L’attaque d’Israël contre le champ gazier iranien de South Pars a déclenché une série de frappes contre des infrastructures énergétiques dans la région du Golfe.

Plusieurs pays, dont le Qatar et Oman, ont dénoncé ces actions, les qualifiant de « dangereuses et irresponsables », estimant qu’elles représentent une menace pour la sécurité énergétique mondiale.

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International

Près de 1 000 défenseurs des droits humains tués en Colombie en dix ans, selon l’ONU

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a indiqué dans un communiqué publié le 19 mars 2026 que 972 défenseurs des droits humains ont été assassinés en Colombie entre 2016 et 2025.

Selon l’organisme, les défenseurs des droits humains ont été confrontés à une violence persistante au cours de la dernière décennie, avec une moyenne d’environ 100 assassinats par an.

Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a souligné que la Colombie reste « l’un des endroits les plus dangereux au monde pour les défenseurs des droits humains ».

Le rapport précise que plus de 70 % des auteurs identifiés sont des acteurs armés non étatiques. Par ailleurs, 2 018 cas de menaces et d’attaques ont été recensés sur la même période.

Toutefois, l’ONU estime que ces chiffres ne représentent qu’« une fraction de l’ampleur réelle du phénomène », en raison de la sous-déclaration et des difficultés à documenter l’ensemble des cas.

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