International
Le Guyana lance un appel d’offres pour des blocs pétroliers offshore
| Par AFP |
Le Guyana, petit pays sud-américain de 800.000 habitants qui dispose des plus grandes réserves mondiales de pétrole brut par habitant, a lancé vendredi son tout premier appel d’offres pour des blocs pétroliers offshore, a annoncé son président, Irfaan Ali.
Le pays espère attribuer les 11 blocs en eaux peu profondes et trois blocs en eaux profondes et ultra profondes d’ici au 31 mai 2023.
Les « primes à la signature » ont été fixées à un minimum de 20 millions de dollars pour les blocs en eaux profondes et à 10 millions de dollars pour les blocs en eaux peu profondes, a-t-il précisé.
« Ce que nous cherchons à faire, c’est d’avoir le meilleur résultat possible pour le Guyana, compte tenu des leçons que nous avons apprises », a affirmé le président.
En septembre, lors d’une interview accordée à l’AFP, l’activiste et avocat Christopher Ram avait reproché aux différents gouvernements du pays d’avoir bradé la « souveraineté » du Guyana en signant des contrats « mauvais et déséquilibrés » en faveur de compagnies pétrolières. « La malédiction du pétrole semble inévitable (…) Nous n’avons pas de politique économique et on a besoin de bonne gouvernance », avait-il dit.
Le président a rappelé que ExxonMobil, l’opérateur du bloc « Stabroek », déjà exploité, avait signé une prime à la signature de 18 millions de dollars lorsqu’une seule découverte avait été faite.
Depuis lors, il y a eu un total de 30 découvertes avec une estimation de 11 milliards de barils d’équivalent pétrole, a-t-il souligné.
Le chef de l’Etat a précisé que les compagnies allaient devoir payer 20.000 dollars de frais d’entrée et soumettre des propositions avant le 14 avril 2023.
M. Ali a indiqué que les entreprises ne seraient pas autorisées à conserver les blocs pétroliers offshore pendant une longue période sans effectuer de travaux sismiques et de forage, conformément aux plans établis.
« En fait, dès que les soumissionnaires ne remplissent pas leurs obligations, le processus de renonciation –c’est-à-dire le moment où ils doivent rendre le bloc au gouvernement– est renforcé et plus rapide », a-t-il dit.
Le Guyana, qui produit actuellement 360.000 barils de brut par jour, a des réserves de plus de 10 milliards de barils avec de nouvelles découvertes possibles. Il est déjà le pays disposant des plus grandes réserves par habitant du monde, même devant Brunei, le Koweït ou les Emirats.
International
Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz
La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.
Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.
Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.
Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
International
La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue
Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.
Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.
Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.
Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.
Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».
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