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International

Brésil: la campagne d’un bolsonariste interrompue par une fusillade

Photo: Evaristo Sa / AFP

AFP

L’ex-ministre brésilien Tarcisio de Freitas, candidat bolsonariste au poste de gouverneur de Sao Paulo, a dû interrompre lundi une visite dans une favela en raison d’une fusillade, ont annoncé les autorités locales.

« Lors de la visite au premier pôle universitaire de (la favela de) Paraisopolis, nous avons été attaqués par des criminels », a écrit sur Twitter cet ancien ministre des Infrastructures du président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

Les autorités de l’Etat de Sao Paulo, le plus riche et plus peuplé du Brésil, ont assuré qu’une enquête était en cours pour établir s’il s’agissait ou non d’une tentative d’attentat visant le candidat.

Des images publiées dans les médias brésiliens montrent M. de Freitas et son équipe accroupis à l’intérieur d’un bâtiment pour se protéger des tirs.

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Ils ont ensuite été évacués et personne n’a été blessé, a assuré le général Augusto Heleno, ministre du Cabinet de sécurité institutionnelle, révélant par ailleurs qu’un suspect avait été arrêté.

Située dans le sud de Sao Paulo, Paraisopolis est une des plus grandes favelas de la mégalopole, avec plus de 100.000 habitants. 

Les fusillades sont courantes dans les favelas brésiliennes, quartiers pauvres marquées par les affrontements entre bandes rivales de narcotrafiquants et par les interventions souvent musclées des forces de l’ordre.

Le président Bolsonaro a réagi dans la foulée, depuis sa résidence du Palais d’Alvorada, à Brasilia.

« Nous ne disposons que d’informations préliminaires, je ne veux pas m’avancer. Mais ce qui s’est passé, que ce soit ou non (un attentat) contre lui (M. de Freitas), montre qu’il faut se préoccuper davantage des questions de sécurité », a déclaré le chef de l’Etat.

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Le gouverneur sortant de Sao Paulo, Rodrigo Garcia, a annoncé dans un communiqué qu’une enquête avait été ouverte.

« Je viens de parler à Tarcisio de Freitas, il va bien, son équipe aussi. La police a agi rapidement pour assurer la sécurité de tous », a-t-il expliqué. 

M. de Freitas disputera le 30 octobre le second tour de l’élection face au candidat de gauche Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT) de Luiz Inacio Lula da Silva, adversaire de Jair Bolsonaro pour la présidentielle. 

L’ancien ministre était arrivé en tête du premier tour, le 2 octobre, contrairement à ce que prédisaient les sondages.

La campagne électorale se déroule sous haute tension, les principaux candidats à la présidence revêtant constamment des gilets pare-balles lors de leurs apparitions publiques.

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Il y a quatre ans, M. Bolsonaro avait été victime d’un attentat à l’arme blanche en plein bain de foule lors de la campagne pour la présidentielle de 2018. 

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International

Le Mexique dénonce un nouveau décès en détention migratoire aux États-Unis

Le gouvernement du Mexique a dénoncé jeudi la mort d’un autre de ses ressortissants alors qu’il était détenu par le Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux États-Unis, qualifiant ces décès d’« inacceptables » dans le contexte de la politique migratoire du président Donald Trump.

Le cas le plus récent s’est produit dans un centre de détention situé dans l’État de Floride et s’ajoute à deux autres décès de citoyens mexicains signalés cette année : un homme de 48 ans en Californie début mars et un autre de 34 ans en Géorgie en janvier.

Selon le ministère mexicain des Affaires étrangères, le décès est survenu dans une installation du comté de Glades, qui collabore avec l’ICE pour la détention de migrants.

D’après un communiqué de l’ICE, le migrant, identifié comme Royer Pérez Jiménez, âgé de 19 ans, est décédé le 16 mars après avoir été retrouvé « inconscient et sans réaction » dans le centre.

L’agence américaine a indiqué que la mort serait présumée être un suicide, tout en précisant que la cause officielle reste sous enquête.

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Le gouvernement mexicain a exigé « une enquête rapide et approfondie » afin de clarifier les circonstances de ce décès, tout en affirmant qu’il utilisera « tous les moyens juridiques et diplomatiques disponibles » pour défendre les droits de ses citoyens à l’étranger.

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International

Les États-Unis enquêtent sur Gustavo Petro pour liens présumés avec le narcotrafic

La justice des États-Unis enquête sur le président de Colombie, Gustavo Petro, pour de présumés liens avec des narcotrafiquants, selon des informations publiées vendredi par The New York Times, citant trois sources proches du dossier.

D’après le quotidien, les investigations portent notamment sur d’éventuelles rencontres entre Petro et des trafiquants de drogue, ainsi que sur la possibilité qu’il ait sollicité des financements auprès de ces groupes durant sa campagne présidentielle.

Les enquêtes sont menées par les procureurs fédéraux de Manhattan et de Brooklyn, à New York, avec la participation de spécialistes du trafic international de stupéfiants, ainsi que d’agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Homeland Security Investigations (HSI).

Le journal précise que ces investigations en sont à un stade préliminaire et qu’il n’est pas encore établi si elles aboutiront à des poursuites pénales contre le chef d’État colombien.

Par ailleurs, aucune preuve ne suggère que la Maison-Blanche ait influencé l’ouverture de ces enquêtes.

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Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Washington et Bogotá, qui se sont accentuées depuis le début du second mandat de Donald Trump en janvier 2025.

Une première crise majeure avait éclaté lorsque Gustavo Petro avait refusé d’autoriser l’atterrissage de vols militaires américains transportant des migrants colombiens expulsés, dénonçant des conditions de transfert inhumaines. En réponse, Donald Trump avait menacé d’imposer des droits de douane et des sanctions économiques contre la Colombie.

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International

Cuba exclut toute négociation sur son système politique avec les États-Unis

Le vice-ministre des Affaires étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a déclaré vendredi que le système politique de l’île n’est pas négociable dans le cadre des discussions avec les États-Unis.

Le responsable a également souligné que la position du président Miguel Díaz-Canel au sein du gouvernement cubain ne fait pas non plus partie des sujets de négociation.

« Le système politique de Cuba n’est pas un objet de négociation et, bien sûr, ni le président ni la fonction de quelque dirigeant que ce soit à Cuba ne sont négociables avec les États-Unis », a affirmé Fernández de Cossío.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre La Havane et Washington, alors que les deux pays maintiennent des canaux de dialogue sur divers enjeux bilatéraux.

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