International
Trump avait prévu « bien à l’avance » de se déclarer victorieux à la présidentielle, selon la commission du 6 janvier
AFP | Frankie Taggart avec Inès Bel Aiba
La commission parlementaire enquêtant sur le rôle de Donald Trump dans l’assaut contre le Capitole a déroulé jeudi le fil des événements tel que dessiné par ses investigations, montrant que l’ex-président avait prévu « bien à l’avance » de se déclarer victorieux à l’élection de 2020, avant même que les résultats ne soient connus.
Selon des médias américains, elle devrait aussi voter pour assigner le républicain à comparaître devant ses membres.
Lors d’une nouvelle audition publique, peut-être la dernière avant son rapport d’enquête final, le panel s’est focalisé sur « l’état d’esprit » de M. Trump, « ses intentions et ses motivations ». L’ex-président a perdu face au démocrate Joe Biden mais a continué de soutenir contre toute évidence que le scrutin lui avait été « volé ».
Le 6 janvier 2021, des partisans de Donald Trump avaient pris d’assaut le siège du Congrès pour essayer d’empêcher les élus de certifier la victoire de Joe Biden.
Les éléments amassés par la commission « nous ont montré que la cause centrale du 6 janvier, c’est un seul homme, Donald Trump, que beaucoup d’autres ont suivi. Rien de cela ne serait arrivé sans lui. Il a été personnellement et de manière conséquente impliqué dans tout cela », a affirmé la républicaine Liz Cheney, bête noire du milliardaire et vice-présidente de la commission.
L’élue démocrate Zoe Lofgren a évoqué « un plan prémédité du président pour déclarer sa victoire, quel qu’ait été le vrai résultat ». Son discours de victoire « a été planifié bien à l’avance, avant que les votes n’aient été comptés », a-t-elle ajouté.
« Son intention était claire, ignorer l’Etat de droit et rester au pouvoir », a martelé le républicain Adam Kinzinger.
A l’appui de leurs dires, les élus ont projeté plusieurs vidéos de l’ex-président, de certains de ses proches ou d’anciens employés de la Maison Blanche.
Sur des images tournées juste avant la présidentielle de 2020 par une équipe danoise pour un documentaire, on peut entendre Roger Stone, allié de longue date de l’ex-président républicain, dire qu’il n’en a que faire du vote.
« Que le vote aille se faire foutre, allons directement à la violence », lance-t-il.
M. Stone, qui n’a pas été inculpé en lien avec le 6 janvier, a contesté l’authenticité des vidéos, affirmant qu’elles avaient été manipulées.
La commission a également rejoué un enregistrement d’un appel de Donald Trump à Brad Raffensperger, le secrétaire d’Etat de Géorgie, dans lequel l’ex-président dit avoir « besoin » de quelque 11.000 bulletins de vote à son nom – un nombre suffisant pour battre son rival Joe Biden dans cet Etat du Sud.
Recommander l’inculpation?
La commission a aussi dévoilé des éléments provenant de centaines de milliers de pages fournies par le Secret Service, la police d’élite chargée de la protection rapprochée des hautes personnalités de l’Etat. Les élus veulent comprendre pourquoi certains SMS d’agents envoyés le jour de l’assaut ont été effacés.
Les documents confirment des éléments présentés lors de précédentes auditions, selon lesquels M. Trump a enflammé la foule de ses partisans bien qu’il ait été informé du potentiel de violence, a indiqué l’élu Adam Schiff.
La mission du panel est de faire la lumière sur le comportement du président avant, pendant et après l’attaque du Capitole, qui avait choqué dans le monde entier.
Depuis sa création, la commission a interrogé plus d’un millier de témoins, dont deux enfants de Donald Trump, et épluché des dizaines de milliers de documents.
Le rapport d’enquête doit être rendu public d’ici la fin de l’année, mais probablement pas avant les élections parlementaires du 8 novembre qui détermineront quel parti va contrôler le Congrès pour le reste du mandat du président Biden.
Des membres du panel ont ouvertement suggéré que le ministre de la Justice, Merrick Garland, devrait inculper Donald Trump en lien avec l’attaque du Capitole. La commission elle-même n’a pas dit officiellement si elle allait recommander des renvois devant la justice.
International
Le Mexique dénonce un nouveau décès en détention migratoire aux États-Unis
Le gouvernement du Mexique a dénoncé jeudi la mort d’un autre de ses ressortissants alors qu’il était détenu par le Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux États-Unis, qualifiant ces décès d’« inacceptables » dans le contexte de la politique migratoire du président Donald Trump.
Le cas le plus récent s’est produit dans un centre de détention situé dans l’État de Floride et s’ajoute à deux autres décès de citoyens mexicains signalés cette année : un homme de 48 ans en Californie début mars et un autre de 34 ans en Géorgie en janvier.
Selon le ministère mexicain des Affaires étrangères, le décès est survenu dans une installation du comté de Glades, qui collabore avec l’ICE pour la détention de migrants.
D’après un communiqué de l’ICE, le migrant, identifié comme Royer Pérez Jiménez, âgé de 19 ans, est décédé le 16 mars après avoir été retrouvé « inconscient et sans réaction » dans le centre.
L’agence américaine a indiqué que la mort serait présumée être un suicide, tout en précisant que la cause officielle reste sous enquête.
Le gouvernement mexicain a exigé « une enquête rapide et approfondie » afin de clarifier les circonstances de ce décès, tout en affirmant qu’il utilisera « tous les moyens juridiques et diplomatiques disponibles » pour défendre les droits de ses citoyens à l’étranger.
International
Les États-Unis enquêtent sur Gustavo Petro pour liens présumés avec le narcotrafic
La justice des États-Unis enquête sur le président de Colombie, Gustavo Petro, pour de présumés liens avec des narcotrafiquants, selon des informations publiées vendredi par The New York Times, citant trois sources proches du dossier.
D’après le quotidien, les investigations portent notamment sur d’éventuelles rencontres entre Petro et des trafiquants de drogue, ainsi que sur la possibilité qu’il ait sollicité des financements auprès de ces groupes durant sa campagne présidentielle.
Les enquêtes sont menées par les procureurs fédéraux de Manhattan et de Brooklyn, à New York, avec la participation de spécialistes du trafic international de stupéfiants, ainsi que d’agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Homeland Security Investigations (HSI).
Le journal précise que ces investigations en sont à un stade préliminaire et qu’il n’est pas encore établi si elles aboutiront à des poursuites pénales contre le chef d’État colombien.
Par ailleurs, aucune preuve ne suggère que la Maison-Blanche ait influencé l’ouverture de ces enquêtes.
Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Washington et Bogotá, qui se sont accentuées depuis le début du second mandat de Donald Trump en janvier 2025.
Une première crise majeure avait éclaté lorsque Gustavo Petro avait refusé d’autoriser l’atterrissage de vols militaires américains transportant des migrants colombiens expulsés, dénonçant des conditions de transfert inhumaines. En réponse, Donald Trump avait menacé d’imposer des droits de douane et des sanctions économiques contre la Colombie.
International
Cuba exclut toute négociation sur son système politique avec les États-Unis
Le vice-ministre des Affaires étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a déclaré vendredi que le système politique de l’île n’est pas négociable dans le cadre des discussions avec les États-Unis.
Le responsable a également souligné que la position du président Miguel Díaz-Canel au sein du gouvernement cubain ne fait pas non plus partie des sujets de négociation.
« Le système politique de Cuba n’est pas un objet de négociation et, bien sûr, ni le président ni la fonction de quelque dirigeant que ce soit à Cuba ne sont négociables avec les États-Unis », a affirmé Fernández de Cossío.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre La Havane et Washington, alors que les deux pays maintiennent des canaux de dialogue sur divers enjeux bilatéraux.
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