Connect with us

International

Colombie: inspection et reprise en main à la célèbre prison de la Picota après une méga-fête de détenus

Photo: Le Monde

AFP

Les prisons colombiennes ne sont pas des « clubs de loisirs »: l’administration colombienne a ouvert une enquête après une fête d’une semaine, avec musiciens et alcool à gogo, dans la célèbre prison de la Picota à Bogota, a-t-on appris mercredi de source officielle.

« Ce type de fête, ce type de comportement, l’entrée d’alcool, d’appareils électroniques, etc… est répétitif, et c’est précisément pour ça que nous avons commencé hier une inspection disciplinaire dans l’établissement de la Picota », a déclaré sur une radio locale Javier Sarmiento, procureur en charge du contrôle des fonctionnaires.

Selon M. Sarmiento, les détenus ont fait la fête du 19 au 26 septembre dans les quartiers réservés aux futurs extradés.

Dans des vidéos publiées par la presse colombienne, on peut voir notamment deux célèbres chanteurs de vallenato (un genre musical local) pousser la chansonnette au micro devant des détenus sirotant bières et alcools, assis dans un gymnase de la prison.

Advertisement
20250501_mh_noexigencia_dui_728x90
previous arrow
next arrow

Ces fêtes ont été apparemment organisées avec l’accord de l’administration. Mais les musiciens qui s’y sont produits devront expliquer « sous serment qui les a engagés, combien ils ont été payés, les termes de leur contrat, s’il y en avait un », a détaillé M. Sarmiento.

Les prisons colombiennes « ne sont pas des clubs de loisirs », a également réagi le ministère de la Justice.

« Des changements seront mis en place dans les prisons où l’INPEC (l’administration pénitentiaire) ne parvient pas maintenir son contrôle », affirme ce communiqué, qui a annoncé la mise à la retraite d’office de l’actuel directeur de la Picota et la nomination d’un remplaçant.

Selon ce même communiqué, une opération surprise de fouille a été menée au sein de la prison, qui a permis de découvrir 122 téléphones portables, 30 modems internet, 5 tablettes, 3 projecteurs, quatre montres intelligentes, 19 enceintes, 11 décodeurs TV, 184 bouteilles de liqueur, du whisky, de la tequila et du champagne.

Ont été également trouvés, dans des zones où ils n’étaient pas autorisés, 9 téléviseurs grand écran, 17 congélateurs, 5 frigidaires, 25 cuisinières électriques, 9 mixeurs…

Advertisement
20250501_mh_noexigencia_dui_728x90
previous arrow
next arrow

En mars, le gouvernement du président sortant Ivan Duque (2018-2022) avait déjà limogé le chef de l’administration pénitentiaire et le directeur d’alors de la Picota pour des permis de sortie irréguliers accordés à un homme d’affaires accusé d’avoir versé des pots-de-vin à une multinationale.

Ce même mois, un dangereux trafiquant de drogue, connu sous le pseudonyme de « Matamba », un membre du redouté Clan del Golfo recherché pour extradition par les Etats-Unis, s’était évadé de la Picota avec la complicité présumée de gardiens. Il avait été finalement tué en mai par les forces de sécurité.

Depuis lors, quatre directeurs se sont succédé à la tête de la Picota.

« Malheureusement, nous constatons que des personnes sont changées, écartées, suspendues, mais ce cercle de corruption au sein des établissements pénitentiaires est cyclique », a déploré le procureur général Sarmiento.

Advertisement
20250501_mh_noexigencia_dui_728x90
previous arrow
next arrow
Continue Reading
Advertisement
20250501_mh_noexigencia_dui_300x250

International

Washington se dit confiant quant à une solution négociée sur le Groenland

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré mercredi être confiant quant à la possibilité de parvenir à une solution « satisfaisante pour toutes les parties » concernant le Groenland, après que le président Donald Trump a promis l’ouverture de négociations sur ce territoire.

« Il y aura des réunions techniques entre nous et nos partenaires au Groenland et au Danemark sur cette question, et je pense que nous avons lancé un processus qui mènera à un résultat positif pour tous », a affirmé Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Donald Trump a récemment secoué l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en évoquant la possibilité de prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome danois stratégiquement situé et riche en ressources minérales, que le président américain juge essentiel à la sécurité des États-Unis.

Le dirigeant républicain accuse le Danemark et plusieurs pays européens membres de l’alliance de ne pas assurer une protection suffisante de l’île face aux ambitions de la Russie et de la Chine.

Après avoir répété pendant plusieurs semaines son souhait d’annexer le Groenland aux États-Unis, y compris par le recours à la force, Trump a toutefois annoncé le 21 janvier, lors du Forum économique mondial de Davos, l’existence d’« un cadre pour un futur accord » sur l’île arctique, élaboré avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.

Advertisement

20250501_mh_noexigencia_dui_728x90

previous arrow
next arrow

Continue Reading

International

Des agents fédéraux de l’immigration suspendus après la mort d’un manifestant à Minneapolis

Les agents fédéraux de l’immigration impliqués dans la mort par balle d’un manifestant à Minneapolis ont été suspendus de leurs fonctions, ont rapporté mercredi des médias américains, alors que les critiques contre le président Donald Trump s’intensifient pour avoir défendu les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).

Selon des sources, au moins deux agents qui ont ouvert le feu samedi dernier sur Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, ont été placés en congé administratif dans le cadre de la procédure standard après l’incident. Pretti avait été abattu après avoir été immobilisé au sol par plusieurs agents de l’ICE, rapportent les médias.

La mort de Pretti survient quelques semaines après un autre décès similaire, celui de Renée Good, également tuée par un agent de l’immigration le 7 janvier à Minneapolis, ce qui a alimenté une vague de manifestations et de critiques nationales contre les tactiques des autorités fédérales.

Un porte-parole de l’ICE a indiqué qu’il s’agissait d’un « protocole standard », tout en précisant que les agents avaient été suspendus dans l’attente d’une enquête approfondie.

Continue Reading

Amérique centrale

Le débat sur l’état d’exception divise les candidats à la présidentielle au Costa Rica

La possible mise en place d’un état d’exception pour lutter contre le narcotrafic au Costa Rica, un pays historiquement reconnu pour sa défense de la paix et de la démocratie, a divisé ce lundi six des principaux candidats à l’élection présidentielle lors de l’un des derniers débats avant le scrutin prévu le 1er février.

La candidate du parti au pouvoir, Laura Fernández, du Parti Pueblo Soberano (droite) et favorite des derniers sondages, a défendu sa proposition d’instaurer un état d’exception dans les zones les plus touchées par la criminalité. Elle a insisté sur la nécessité d’obtenir une majorité législative de 40 députés (majorité qualifiée plus un) afin de pouvoir appliquer cette mesure.

« Je n’hésiterai pas à prendre les décisions nécessaires pour rétablir la paix dans les foyers du Costa Rica, remplis de gens honnêtes », a déclaré Fernández lors du débat organisé par Radio Columbia et l’Université Latine. Elle a précisé que son plan de gouvernement prévoit la suspension de certaines garanties constitutionnelles.

Selon la candidate officielle, la levée des garanties est prévue par la Constitution politique et permettrait, « par une procédure spéciale et extraordinaire, de neutraliser des criminels déjà identifiés, dont on connaît les quartiers de résidence et les modes d’opération ».

En revanche, la candidate du centre-gauche de la Coalition Agenda Ciudadana et ancienne première dame (2018-2022), Claudia Dobles, ainsi que le candidat du Parti de la libération nationale (social-démocrate), Álvaro Ramos, et celui du Front élargi (gauche), Ariel Robles, ont exprimé leur opposition à toute restriction des libertés individuelles.

Advertisement

20250501_mh_noexigencia_dui_728x90

previous arrow
next arrow

Ces candidats ont plaidé pour des stratégies préventives, un renforcement de la présence policière dans les communautés et l’utilisation du renseignement. « Il faut offrir des opportunités et investir dans l’éducation pour que nos jeunes ne tombent pas entre les mains du crime organisé », a affirmé Dobles, qui a également évoqué le recours à la technologie et à des opérations policières ciblées.

De son côté, Ramos a estimé que « la sécurité se rétablit non pas en retirant des libertés aux citoyens respectueux des lois, mais en réinvestissant », tandis que Robles a dénoncé la levée des garanties comme « une attaque contre la population ».

Le Costa Rica a enregistré en 2025 un total de 873 homicides, soit la troisième année la plus violente de son histoire, avec un taux de 16,7 homicides pour 100 000 habitants. Selon les autorités, 69 % de ces crimes sont liés à des assassinats commandités dans le cadre de rivalités entre bandes de narcotrafiquants.

En 2024, le pays avait comptabilisé 876 homicides, tandis que le record historique a été atteint en 2023 avec 905 meurtres, dépassant le précédent sommet de 654 homicides enregistré en 2022.

Advertisement

20250501_mh_noexigencia_dui_728x90

previous arrow
next arrow

Continue Reading

Trending

News Central