International
Des militants d’extrême droite pro-Trump jugés pour « sédition » après l’assaut du Capitole
AFP
Le procès pour sédition de plusieurs membres de la milice d’extrême droite Oath Keepers, dont son fondateur Stewart Rhodes, est entré dans le vif lundi avec le début des débats, plus de 20 mois après l’assaut contre le Capitole.
Stewart Rhodes, ancien militaire connu pour son cache-oeil noir et ses diatribes enflammées, et quatre responsables régionaux de sa milice sont accusés d’avoir attaqué le temple de la démocratie américaine le 6 janvier 2021 avec un millier d’autres partisans de Donald Trump, au moment où les élus certifiaient la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.
Les accusés étaient présents dans la salle lundi.
Leurs avocats devraient plaider qu’ils ne souhaitaient pas renverser le gouvernement mais qu’ils s’attendaient à ce que Donald Trump déclare l’état d’insurrection, en vertu d’une loi de 1807 qui permet aux présidents américains de mobiliser certaines forces armées dans des contextes exceptionnels.
Les jurés ont été sélectionnés la semaine dernière après que le juge Amit Mehta a rejeté une demande de la défense de dépayser le procès au motif que les résidents de Washington, où il se tient, pourraient être biaisés en raison des violences ayant accompagné l’attaque contre le Capitole.
L’avocat de M. Rhodes a aussi demandé au magistrat d’interdire l’usage de termes fréquemment utilisés pour qualifier les Oath Keepers — comme « anti-gouvernement », « milice organisée », « extrémistes », « racistes » et « nationalistes blancs » — pendant le procès.
Depuis l’assaut, plus de 870 personnes ont été arrêtées et une centaine ont écopé de peines de prison, notamment les auteurs de violences contre les policiers. Mais jusqu’ici, personne n’avait eu à se défendre de « sédition ».
Stewart Rhodes, Kelly Meggs, Thomas Caldwell, Jessica Watkins et Kenneth Harrelson sont les premiers à être jugés à ce titre.
Ce chef d’inculpation émane d’une loi adoptée après la guerre de Sécession pour réprimer les derniers rebelles sudistes.
Passible de 20 ans de prison, il implique d’avoir planifié l’usage de la force pour renverser le gouvernement ou s’opposer à une de ses lois. Il se distingue de l’insurrection, au caractère plus spontané.
Selon l’acte d’inculpation, les accusés « ont comploté afin de s’opposer par la force au transfert légal du pouvoir présidentiel ».
Concrètement, Stewart Rhodes est accusé d’avoir commencé à rallier ses troupes dès novembre 2020. « On ne va pas s’en sortir sans guerre civile », leur écrivait-il, deux jours après la présidentielle, sur une messagerie cryptée.
International
Le Mexique dénonce un nouveau décès en détention migratoire aux États-Unis
Le gouvernement du Mexique a dénoncé jeudi la mort d’un autre de ses ressortissants alors qu’il était détenu par le Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux États-Unis, qualifiant ces décès d’« inacceptables » dans le contexte de la politique migratoire du président Donald Trump.
Le cas le plus récent s’est produit dans un centre de détention situé dans l’État de Floride et s’ajoute à deux autres décès de citoyens mexicains signalés cette année : un homme de 48 ans en Californie début mars et un autre de 34 ans en Géorgie en janvier.
Selon le ministère mexicain des Affaires étrangères, le décès est survenu dans une installation du comté de Glades, qui collabore avec l’ICE pour la détention de migrants.
D’après un communiqué de l’ICE, le migrant, identifié comme Royer Pérez Jiménez, âgé de 19 ans, est décédé le 16 mars après avoir été retrouvé « inconscient et sans réaction » dans le centre.
L’agence américaine a indiqué que la mort serait présumée être un suicide, tout en précisant que la cause officielle reste sous enquête.
Le gouvernement mexicain a exigé « une enquête rapide et approfondie » afin de clarifier les circonstances de ce décès, tout en affirmant qu’il utilisera « tous les moyens juridiques et diplomatiques disponibles » pour défendre les droits de ses citoyens à l’étranger.
International
Les États-Unis enquêtent sur Gustavo Petro pour liens présumés avec le narcotrafic
La justice des États-Unis enquête sur le président de Colombie, Gustavo Petro, pour de présumés liens avec des narcotrafiquants, selon des informations publiées vendredi par The New York Times, citant trois sources proches du dossier.
D’après le quotidien, les investigations portent notamment sur d’éventuelles rencontres entre Petro et des trafiquants de drogue, ainsi que sur la possibilité qu’il ait sollicité des financements auprès de ces groupes durant sa campagne présidentielle.
Les enquêtes sont menées par les procureurs fédéraux de Manhattan et de Brooklyn, à New York, avec la participation de spécialistes du trafic international de stupéfiants, ainsi que d’agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Homeland Security Investigations (HSI).
Le journal précise que ces investigations en sont à un stade préliminaire et qu’il n’est pas encore établi si elles aboutiront à des poursuites pénales contre le chef d’État colombien.
Par ailleurs, aucune preuve ne suggère que la Maison-Blanche ait influencé l’ouverture de ces enquêtes.
Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Washington et Bogotá, qui se sont accentuées depuis le début du second mandat de Donald Trump en janvier 2025.
Une première crise majeure avait éclaté lorsque Gustavo Petro avait refusé d’autoriser l’atterrissage de vols militaires américains transportant des migrants colombiens expulsés, dénonçant des conditions de transfert inhumaines. En réponse, Donald Trump avait menacé d’imposer des droits de douane et des sanctions économiques contre la Colombie.
International
Cuba exclut toute négociation sur son système politique avec les États-Unis
Le vice-ministre des Affaires étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a déclaré vendredi que le système politique de l’île n’est pas négociable dans le cadre des discussions avec les États-Unis.
Le responsable a également souligné que la position du président Miguel Díaz-Canel au sein du gouvernement cubain ne fait pas non plus partie des sujets de négociation.
« Le système politique de Cuba n’est pas un objet de négociation et, bien sûr, ni le président ni la fonction de quelque dirigeant que ce soit à Cuba ne sont négociables avec les États-Unis », a affirmé Fernández de Cossío.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre La Havane et Washington, alors que les deux pays maintiennent des canaux de dialogue sur divers enjeux bilatéraux.
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