International
Double meurtre en Amazonie: les corps rendus aux familles
AFP
Les corps du journaliste britannique Dom Phillips et l’expert brésilien Bruno Pereira, tués par balles le 5 juin en Amazonie, ont été rendus jeudi à leurs familles, tandis qu’un quatrième suspect s’est rendu aux autorités.
Le double meurtre a eu lieu le 5 juin, quand les deux hommes rentraient en bateau d’une expédition dans la Vallée de Javari, une région réputée dangereuse aux confins de l’Amazonie brésilienne, près de la triple frontière avec le Pérou et la Colombie.
Les obsèques de Bruno Pereira, 41 ans, expert des peuples indigènes, auront lieu vendredi à Recife, dans le Pernambouc (nord-est).
La veillée funèbre et la crémation du journaliste britannique sont prévues dimanche à Niteroi, près de Rio de Janeiro (sud-est).
Sa veuve, la Brésilienne Alessandra Sampaio, a envoyé à la presse une photo d’elle tenant l’alliance de son mari, retrouvée par la police avec son corps.
Jeudi, Gabriel Dantas, 26 ans, s’est présenté dans un commissariat de Sao Paulo et a dit aux policiers qu’il se trouvait dans le bateau à moteur du premier suspect arrêté, Amarildo Oliveira, lors de l’attaque contre Dom Phillips et Bruno Pereira, selon des extraits de sa déposition publiés par plusieurs médias brésiliens.
Il a expliqué qu’Oliveira lui avait demandé de conduire le bateau, sans lui révéler à l’avance le lieu ni le motif du trajet.
Quand ils sont arrivés à la hauteur de l’embarcation du journaliste et de l’expert des peuples indigènes, « il (Oliveira) leur a tiré dessus avec une carabine calibre 16 », a relaté Gabriel Dantas.
Il a également reconnu avoir aidé à transporter les corps jusqu’au lieu où ils ont été enterrés, précisant que d’autres individus avaient fait de même.
Lundi, la Police fédérale, avait dit avoir identifié « cinq autres personnes qui auraient pris part à la dissimulation des cadavres », alors que trois suspects avaient été arrêtés.
Dom Phillips, auteur de dizaines d’articles sur l’Amazonie et collaborateur de longue date du quotidien The Guardian, s’était rendu dans la Vallée de Javari dans le cadre de recherches pour un livre sur la préservation de l’environnement dans la région.
Bruno Pereira, qui lui servait de guide, avait déjà voyagé avec lui en 2018 dans cette zone où sévissent des narcotrafiquants, des orpailleurs et des braconniers qui pratiquent la pêche illégale.
International
La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump
Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.
Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.
« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.
Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.
L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.
Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.
Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.
International
Emmanuel Macron évoque son départ de la politique après 2027
Le président français Emmanuel Macron ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif lors de l’élection présidentielle de 2027. Toutefois, malgré son annonce d’un retrait de la vie politique, plusieurs observateurs et membres de sa majorité n’écartent pas un éventuel retour en 2032.
Élu en 2017 à l’âge de 39 ans, Macron est devenu le plus jeune président de l’histoire de la France à la tête d’une alliance centriste. La Constitution française ne l’empêcherait pas de se représenter en 2032, lorsqu’il aura 54 ans.
Alors que les prétendants à sa succession commencent déjà à se positionner à un an de la prochaine présidentielle, le chef de l’État a confirmé jeudi, lors d’un échange avec des étudiants à Chypre, son intention de se retirer du jeu politique.
« Je ne faisais pas de politique avant et je n’en ferai pas après », a déclaré l’ancien banquier, entré sur la scène politique nationale sous l’impulsion de l’ex-président François Hollande, dont il fut ministre de l’Économie avant de prendre ses distances.
Depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron s’efforce de défendre son bilan tandis que, dans son camp, les figures pressenties pour lui succéder, Édouard Philippe et Gabriel Attal, cherchent à se démarquer dans un contexte marqué par une forte impopularité du président.
Pour le professeur de l’Institut d’études politiques de Paris, Philippe Moreau-Chevrolet, « ne pas faire de politique ne signifie pas forcément disparaître complètement de la vie publique ».
International
Gustavo Petro rencontre Delcy Rodríguez à Caracas pour renforcer la coopération bilatérale
Le président colombien Gustavo Petro est arrivé ce vendredi au Venezuela pour une rencontre bilatérale avec la présidente intérimaire Delcy Rodríguez, centrée sur la sécurité frontalière et la coopération énergétique.
Cette visite marque la première visite officielle d’un chef d’État au Venezuela depuis la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines en janvier dernier.
Autrefois proche allié de Maduro, Petro avait condamné les opérations militaires menées sur le territoire vénézuélien et qualifié initialement l’arrestation de « kidnapping ».
Depuis son arrivée à la présidence par intérim, Delcy Rodríguez a repris les relations diplomatiques avec États-Unis et lancé des réformes visant à faciliter les investissements privés et étrangers dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.
La rencontre entre les deux dirigeants devrait également permettre d’avancer sur plusieurs projets bilatéraux en suspens, notamment la vente de gaz vénézuélien à la Colombie et l’interconnexion électrique entre les deux pays.
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