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Nicaragua: le Parlement dissout 24 ONG ayant critiqué la gestion de la pandémie

AFP

Le Parlement du Nicaragua a retiré mercredi le statut juridique de 24 organisations de la société civile, la plupart dans le domaine médical, les accusant d’enfreindre la réglementation mais ces entités dénoncent des représailles pour leurs critiques sur la gestion de l’épidémie de coronavirus.

Cette mesure, réclamée par le ministère de l’Intérieur (Mingob) et approuvée par une majorité de 70 députés contre 16, impose également que les biens des ONG affectées deviennent « propriétés de l’Etat », selon le texte adopté en séance plénière.

« Il ne s’agit pas d’une volonté d’acharnement ni de nuire à une quelconque ONG, il s’agit simplement d’appliquer la législation », avait affirmé avant la séance Wilfredo Navarro, député libéral et allié du parti au pouvoir Front sandiniste de libération nationale (FSLN, ancienne guérilla marxiste).

Selon lui, depuis plus de dix ans, plusieurs de ces organisations « ont dormi du sommeil du juste sans remplir les exigences » légales pour pouvoir continuer à opérer.

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Parmi les organisations ayant perdu leur statut figurent des associations de malades souffrant d’insuffisance rénale, de néphrologie, de diabète, de pneumologie, de ménopause, ou encore spécialisées dans l’anesthésie, l’infectiologie ou le traitement de la douleur.

Des professionnels de la santé ont dénoncé cette mesure qui, selon eux, va pénaliser les bénéficiaires de leurs services et qui constitue une tentative du gouvernement pour « réduire au silence les signalements (par des spécialistes) de la mauvaise gestion de la pandémie et de la santé » par les autorités.

Le Nicaragua, qui n’applique pas de restrictions pour endiguer la propagation du coronavirus, a recensé officiellement 9.651 cas de Covid-19, dont 194 décès. Mais ces chiffres sont remis en question par des groupes indépendants de médecins et de citoyens.

Le Centre nicaraguayen des droits humains (CENIDH) a déploré le retrait du statut légal de ces 24 ONG qui « veillent sur la santé et sur la vie des Nicaraguayens », estimant qu’il enfreignait le droit à la liberté d’association.

Le Parlement avait déjà retiré en 2018, en pleine crise politique déclenchée par des manifestations antigouvernementales, le statut juridique de dix ONG –y compris le CENIDH– qu’il accusait de promouvoir des activités « terroristes » et « putchistes ».

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À sept mois de sa libération, 25 propriétés d’Antonio Saca passent à l’État salvadorien

À sept mois de la libération de l’ancien président salvadorien Elías Antonio Saca, qui purge une peine de dix ans de prison pour détournement de fonds publics et blanchiment d’argent, le tribunal spécialisé en extinction de domaine a ordonné que 25 biens immobiliers ainsi que les fonds de huit comptes bancaires — pour un total de 9,6 millions de dollars — soient transférés à l’État.

Saca a été arrêté le 31 octobre 2016 et condamné en 2018 dans le cadre d’une procédure abrégée après avoir reconnu les deux délits et admis qu’avec un cercle proche d’alliés il s’était approprié 301 millions de dollars de fonds publics. Sa peine de dix ans prendra fin le 31 octobre 2026, et il devrait quitter la prison de Mariona le 1er novembre de cette année.

Selon le Bureau du procureur général de la République, les enquêtes ont établi que Saca a utilisé sept sociétés écrans pour détourner des fonds publics entre 2004 et 2009 afin d’acquérir des propriétés situées dans des zones exclusives de San Salvador, La Libertad, La Paz et San Vicente.

Parmi les biens qui passent désormais sous contrôle de l’État figurent plusieurs propriétés achetées avec des fonds provenant du compte institutionnel du Trésor public de la présidence entre 2004 et 2009.

Trois domaines agricoles figurent également parmi les actifs confisqués. L’un d’eux s’étend sur 400 manzanas et se situe à El Cauca, dans la municipalité d’El Rosario, département de La Paz. Les deux autres sont l’hacienda Lombardía, à El Amate dans le même département, et l’hacienda San Mauricio, située à Tecoluca, dans le département de San Vicente.

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Le bien le plus coûteux reste toutefois la résidence connue sous le nom de « mansión Saca », où l’ancien chef d’État vivait jusqu’à son arrestation. Cette propriété est située dans la finca Linda Vista, dans le canton El Carmen, dans le quartier résidentiel Escalón de San Salvador.

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Le trafic maritime suspendu dans le détroit d’Ormuz, selon les Gardiens de la Révolution

Les Gardiens de la Révolution iranienne ont affirmé que le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, n’était plus sûr en raison des attaques menées par Israël et les États-Unis, et qu’il avait été fermé aux navires ce samedi, selon des médias locaux.

L’agence de presse Tasnim a indiqué que les Gardiens de la Révolution avaient averti plusieurs navires de « l’insécurité autour du détroit en raison de l’agression militaire des États-Unis et d’Israël et de la riposte de l’Iran », précisant qu’il n’était pas sûr de le traverser pour le moment.

« Avec l’arrêt du passage des navires et des pétroliers par le détroit d’Ormuz, celui-ci est de facto fermé », a ajouté Tasnim.

De son côté, la mission navale de l’Union européenne en mer Rouge, Aspides, a confirmé l’information à l’AFP. Selon le lieutenant-colonel Sócrates Ravanos, des bâtiments ont reçu des messages radio en haute fréquence dans lesquels les forces iraniennes affirment qu’« aucun navire n’est autorisé à traverser le détroit d’Ormuz ».

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Guatemala : 26 arrestations après l’assassinat de dix policiers

Les forces de sécurité guatémaltèques ont arrêté 26 personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’assassinat de dix agents de la Police nationale civile (PNC), survenu le dimanche 18 janvier lors d’attaques coordonnées attribuées au gang Barrio 18, a annoncé mardi le gouvernement.

Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur, Marco Villeda, a précisé que les personnes interpellées seraient membres de cette organisation criminelle et que les arrestations ont été effectuées dans le cadre de l’état de siège décrété après ces violences.

Les dix policiers ont été tués lors d’attaques simultanées perpétrées en différents points de la ville de Guatemala, en représailles à la reprise du contrôle de trois établissements pénitentiaires où des mutineries avaient éclaté le samedi 17 janvier.

L’état de siège a été décrété le 18 janvier par le président Bernardo Arévalo de León et restera en vigueur jusqu’au 18 février. Cette mesure exceptionnelle autorise notamment les forces de sécurité à procéder à des arrestations sans mandat judiciaire, dans le cadre de la lutte contre les structures du crime organisé.

« Nous sommes déterminés à résoudre cette situation, quel qu’en soit le coût politique », a déclaré Marco Villeda, affirmant qu’il n’y aurait « ni trêve ni concessions » à l’égard des groupes criminels opérant dans le pays.

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De son côté, le président Arévalo a assuré que les récentes actions du gouvernement marquent un tournant en matière de sécurité. « Le crime organisé ne gouverne plus les prisons du Guatemala », a-t-il affirmé lors de la même conférence de presse.

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