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Un boxeur olympique portoricain se dit non coupable du meurtre d’une femme enceinte

AFP/Salle de presse

Poursuivi pour le meurtre d’une femme enceinte dans une affaire qui a ravivé l’indignation contre les féminicides à Porto Rico, un boxeur olympique a plaidé mardi non coupable de cet homicide, dans une audience judiciaire en téléconférence.

Felix Verdejo Sanchez, 27 ans, qui a notamment participé aux Jeux olympiques de 2012 à Londres, a comparu à distance, depuis sa cellule.

Visé par quatre chefs d’inculpation, il s’est dit non coupable de toutes ces charges face à la juge Camille Vélez Rivé, chargée de le juger dans ce territoire américain faisant partie des Caraïbes.

La magistrate a prononcé son maintien en détention, l’accusé n’ayant pas demandé la liberté conditionnelle après avoir constaté qu’il n’aurait pas les moyens financiers de verser une éventuelle caution.

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Selon une plainte fédérale obtenue par l’AFP, citant un témoin, le boxeur professionnel est accusé d’avoir « frappé au visage » Keishla Rodriguez Ortiz, 27 ans également, de lui avoir injecté le contenu d’une « seringue remplie de substances » non précisées, de l’avoir ligotée, jetée depuis un pont dans l’eau d’un lagon et de lui avoir tiré dessus, toujours depuis le pont.

Le corps de la jeune femme, disparue depuis le 29 avril au soir, avait été retrouvé le 1er mai au bord du lagon.

M. Verdejo Sanchez est inculpé d’enlèvement ayant entraîné la mort, vol de voiture avec violence ayant entraîné la mort, meurtre d’un enfant à naître et port et usage d’arme à feu, des chefs d’accusation pour lesquels il encourt la peine de mort.

La police fédérale américaine a été en mesure d’établir que Felix Verdejo Sanchez et Keishla Rodriguez Ortiz avaient communiqué par téléphone le jour de l’enlèvement, et des images de surveillance montrent une voiture semblable à celle du boxeur sur le pont, appuyant les dires du témoin et les soupçons exprimés par la famille de la jeune femme.

Ce drame a suscité des protestations à Porto Rico, dont le gouverneur, Pedro Pierluisi, a déclaré l’état d’urgence en janvier en raison des violences contre les femmes.

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À sept mois de sa libération, 25 propriétés d’Antonio Saca passent à l’État salvadorien

À sept mois de la libération de l’ancien président salvadorien Elías Antonio Saca, qui purge une peine de dix ans de prison pour détournement de fonds publics et blanchiment d’argent, le tribunal spécialisé en extinction de domaine a ordonné que 25 biens immobiliers ainsi que les fonds de huit comptes bancaires — pour un total de 9,6 millions de dollars — soient transférés à l’État.

Saca a été arrêté le 31 octobre 2016 et condamné en 2018 dans le cadre d’une procédure abrégée après avoir reconnu les deux délits et admis qu’avec un cercle proche d’alliés il s’était approprié 301 millions de dollars de fonds publics. Sa peine de dix ans prendra fin le 31 octobre 2026, et il devrait quitter la prison de Mariona le 1er novembre de cette année.

Selon le Bureau du procureur général de la République, les enquêtes ont établi que Saca a utilisé sept sociétés écrans pour détourner des fonds publics entre 2004 et 2009 afin d’acquérir des propriétés situées dans des zones exclusives de San Salvador, La Libertad, La Paz et San Vicente.

Parmi les biens qui passent désormais sous contrôle de l’État figurent plusieurs propriétés achetées avec des fonds provenant du compte institutionnel du Trésor public de la présidence entre 2004 et 2009.

Trois domaines agricoles figurent également parmi les actifs confisqués. L’un d’eux s’étend sur 400 manzanas et se situe à El Cauca, dans la municipalité d’El Rosario, département de La Paz. Les deux autres sont l’hacienda Lombardía, à El Amate dans le même département, et l’hacienda San Mauricio, située à Tecoluca, dans le département de San Vicente.

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Le bien le plus coûteux reste toutefois la résidence connue sous le nom de « mansión Saca », où l’ancien chef d’État vivait jusqu’à son arrestation. Cette propriété est située dans la finca Linda Vista, dans le canton El Carmen, dans le quartier résidentiel Escalón de San Salvador.

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Le trafic maritime suspendu dans le détroit d’Ormuz, selon les Gardiens de la Révolution

Les Gardiens de la Révolution iranienne ont affirmé que le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, n’était plus sûr en raison des attaques menées par Israël et les États-Unis, et qu’il avait été fermé aux navires ce samedi, selon des médias locaux.

L’agence de presse Tasnim a indiqué que les Gardiens de la Révolution avaient averti plusieurs navires de « l’insécurité autour du détroit en raison de l’agression militaire des États-Unis et d’Israël et de la riposte de l’Iran », précisant qu’il n’était pas sûr de le traverser pour le moment.

« Avec l’arrêt du passage des navires et des pétroliers par le détroit d’Ormuz, celui-ci est de facto fermé », a ajouté Tasnim.

De son côté, la mission navale de l’Union européenne en mer Rouge, Aspides, a confirmé l’information à l’AFP. Selon le lieutenant-colonel Sócrates Ravanos, des bâtiments ont reçu des messages radio en haute fréquence dans lesquels les forces iraniennes affirment qu’« aucun navire n’est autorisé à traverser le détroit d’Ormuz ».

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Guatemala : 26 arrestations après l’assassinat de dix policiers

Les forces de sécurité guatémaltèques ont arrêté 26 personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’assassinat de dix agents de la Police nationale civile (PNC), survenu le dimanche 18 janvier lors d’attaques coordonnées attribuées au gang Barrio 18, a annoncé mardi le gouvernement.

Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur, Marco Villeda, a précisé que les personnes interpellées seraient membres de cette organisation criminelle et que les arrestations ont été effectuées dans le cadre de l’état de siège décrété après ces violences.

Les dix policiers ont été tués lors d’attaques simultanées perpétrées en différents points de la ville de Guatemala, en représailles à la reprise du contrôle de trois établissements pénitentiaires où des mutineries avaient éclaté le samedi 17 janvier.

L’état de siège a été décrété le 18 janvier par le président Bernardo Arévalo de León et restera en vigueur jusqu’au 18 février. Cette mesure exceptionnelle autorise notamment les forces de sécurité à procéder à des arrestations sans mandat judiciaire, dans le cadre de la lutte contre les structures du crime organisé.

« Nous sommes déterminés à résoudre cette situation, quel qu’en soit le coût politique », a déclaré Marco Villeda, affirmant qu’il n’y aurait « ni trêve ni concessions » à l’égard des groupes criminels opérant dans le pays.

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De son côté, le président Arévalo a assuré que les récentes actions du gouvernement marquent un tournant en matière de sécurité. « Le crime organisé ne gouverne plus les prisons du Guatemala », a-t-il affirmé lors de la même conférence de presse.

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