International
Tous les accusés sont acquittés dans l’affaire des ‘Panama Papers’
Un tribunal du Panama a acquitté les 28 accusés dans l’affaire ‘Panama Papers’, la fuite historique de documents du défunt cabinet panaméen Mossack Fonseca, qui a lié diverses personnalités du monde au blanchiment d’argent, a rapporté l’organe judiciaire (OJ).
« La juge deuxième liquidatrice des affaires pénales, Baloísa Marquínez (…) a acquitté 28 personnes accusées du crime contre l’ordre économique dans la modalité de blanchiment d’argent, dans les affaires cumulées des affaires appelées ‘Panama Papers’ et ‘Lava Jato’, suivie de la signature d’avocats Mossack Fonseca et de ses collaborateurs, ainsi que de citoyens de nationalité allemande », a précisé l’organe judiciaire dans un communiqué.
Dans le jugement, le juge note que dans les Panama Papers, il a été déterminé que les preuves recueillies sur les serveurs de Mossack Fonseca, avec des preuves électroniques qui ont été apportées au processus sur support papier, « n’ont pas respecté la chaîne de garde, ainsi que les principes qui régissent la preuve numérique principalement en l’absence de valeurs ‘hash’ (algorithme mathématique pour transformer des blocs de données) qui permettraient d’avoir la certitude de leur authenticité et de leur intégrité ».
En outre, le juge a conclu que « le reste des preuves n’était pas suffisant et concluant pour déterminer la responsabilité pénale des accusés, tant pour les fonds provenant d’Allemagne que pour ceux d’Argentine ».
La juge Marquínez a décrété « l’extinction de l’action pénale pour la mort de l’une des mentionnées dans cette procédure ». Il s’agit de l’avocat Ramón Fonseca Mora, chef et cofondateur du cabinet d’avocats Mossack & Fonseca, qui est décédé le 9 mai dernier d’une pneumonie qui lui a été compliquée, ont déclaré à EFE ses proches.
De même, il a ordonné la levée des mesures de précaution personnelles et réelles qui pèsent contre tous les accusés, parmi lesquelles se trouve l’avocat allemand Jürgen Mossack, associé fondateur du cabinet aux côtés de Fonseca Mora. Mossack a été acquitté de toute charge.
Dans l’affaire Lava Jato, la décision indique que « l’entrée d’argent provenant de sources illicites, en provenance du Brésil, dans le système financier panaméen n’a pas pu être déterminée dans le but de dissimuler, de dissimuler, de dissimuler ou d’aider à contourner les conséquences juridiques du crime précédent ».
L’intrigue ‘Lava Jato’ du Brésil s’est accumulée dans un même dossier avec l’affaire ‘Panama Papers’, compte tenu de l’affinité pour les accusés et les faits enquêtés par le parquet.
L’enquête sur cette affaire a commencé en 2016 « pour des faits d’actualité liés à l’opération ‘Lava Jato’ au Brésil, qui reliait prétendument un cabinet d’avocats au Panama dédié à la création de sociétés anonymes », comme l’a rappelé l’organe judiciaire.
De son côté, le procès des Panama Papers a débuté le 8 avril dernier, huit ans après la fuite historique de documents du cabinet panaméen disparu Mossack Fonseca, qui a lié des personnalités du monde entier au blanchiment d’argent.
Le procès pour les Panama Papers s’est terminé le 19 avril dernier, mais le juge a pris le délai de 30 jours que lui donne la loi pour rendre son verdict dans cette affaire enquêtée par le ministère public (MP, Procureur).
Le processus cumulé se compose de 837 tomes et de plus de 427.000 pages.
International
Un homme lié à l’affaire Epstein retrouvé mort en France, une enquête ouverte
Les autorités françaises enquêtent sur la mort de Daniel Siad, un citoyen suédois d’origine algérienne âgé de 69 ans, retrouvé sans vie à son domicile de Colombes, dans les Hauts-de-Seine, au nord-ouest de Paris. L’homme était présenté comme un suspect potentiel dans le recrutement de victimes sexuelles pour le financier américain Jeffrey Epstein.
Siad vivait dans cette commune francilienne et faisait l’objet de plusieurs accusations de viol apparues après la publication de documents judiciaires liés à l’affaire Epstein au début de l’année. Son nom apparaîtrait des milliers de fois dans ces archives, selon plusieurs médias français.
Les enquêteurs soupçonnent que Siad aurait participé au recrutement de jeunes femmes, notamment des mannequins dans plusieurs pays, afin de les mettre en relation avec Epstein, accusé d’avoir dirigé pendant plusieurs années un réseau d’exploitation sexuelle impliquant des mineures et de jeunes femmes.
L’intéressé avait toutefois rejeté ces accusations et se présentait publiquement comme « un père de famille ».
Selon le quotidien Le Parisien, l’hypothèse privilégiée à ce stade est celle d’un arrêt cardiaque. Sa compagne, âgée de 28 ans, aurait découvert son corps inanimé sur le sol de la cuisine avant d’alerter les services d’urgence.
Le parquet français a ouvert une enquête afin de déterminer avec précision les circonstances et les causes du décès, tandis que les investigations se poursuivent sur les éventuelles ramifications du réseau Epstein en France.
Les autorités cherchent notamment à établir l’ampleur des activités que le financier américain aurait développées sur le territoire français. Paris figurait parmi les lieux importants de son activité, notamment avec un appartement de luxe situé au 22 avenue Foch, dans l’un des quartiers les plus prestigieux de la capitale.
Les enquêtes françaises portent à la fois sur de possibles infractions sexuelles commises en France et sur d’éventuelles opérations financières liées à l’organisation mise en place par Epstein. Daniel Siad figurait parmi les personnes examinées dans le cadre de ces investigations.
L’affaire Epstein continue ainsi de produire des répercussions internationales plusieurs années après la mort du financier américain. Plusieurs pays poursuivent leurs enquêtes afin d’identifier les responsabilités des personnes qui auraient pu contribuer au fonctionnement de son réseau d’exploitation sexuelle.
International
Le Venezuela lance une campagne d’identification ADN pour les victimes des séismes meurtriers du 24 juin
Le gouvernement vénézuélien a appelé mardi les proches des personnes décédées lors du double tremblement de terre du 24 juin à se soumettre volontairement à des tests ADN afin d’identifier les corps qui restent non reconnus dans plusieurs morgues du pays.
L’appel concerne les familles qui soupçonnent que leurs proches figurent parmi les victimes conservées dans les morgues de l’État de La Guaira, la zone la plus touchée par les séismes, ainsi qu’au siège du Service national de médecine et de sciences médico-légales (Senamecf), situé à Bello Monte, à Caracas.
Selon un communiqué officiel du Senamecf et du ministère de l’Intérieur, l’objectif de cette procédure est « d’identifier les victimes grâce à des comparaisons scientifiques de profils génétiques et d’apporter certitude et apaisement aux familles ».
Les autorités ont précisé que les proches doivent se rendre au siège du Senamecf à Bello Monte, à Caracas, du lundi au samedi, entre 8h30 et 18h00, afin de réaliser les prélèvements nécessaires à l’identification génétique.
Le dernier bilan officiel fait état d’au moins 5 278 morts après les deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 survenus le 24 juin. Les autorités recensent également 16 740 blessés et 17 907 personnes ayant perdu leur logement. Par ailleurs, 856 bâtiments auraient été endommagés, dont 190 se seraient totalement effondrés.
Jusqu’à présent, le gouvernement vénézuélien n’a pas communiqué de chiffre officiel concernant le nombre de personnes disparues. Toutefois, la plateforme citoyenne « Desaparecidos Terremoto Venezuela », créée pour recueillir les signalements de personnes toujours introuvables, recense environ 29 500 cas.
De son côté, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) avait indiqué en juin avoir reçu des informations non confirmées évoquant jusqu’à 50 000 personnes portées disparues après les séismes.
Au début du mois, plusieurs témoins avaient également signalé que des victimes non identifiées avaient été enterrées dans des fosses communes récemment ouvertes dans un cimetière municipal de l’État de La Guaira, alors que les opérations d’identification et de récupération des corps se poursuivent.
International
Le journaliste Josué Martínez tué par balles dans l’État de Puebla
Un journaliste spécialisé dans les questions de sécurité a été assassiné jeudi dans l’État de Puebla, dans le centre du Mexique, ont annoncé les autorités locales.
La victime, Josué Martínez, dirigeait le média numérique Noticias San Martín Texmelucan, publié sur Facebook, où il comptait plus de 150 000 abonnés.
Dans un communiqué, le gouvernement de l’État de Puebla a condamné le meurtre du journaliste et a appelé le parquet régional à mener une enquête afin d’identifier les auteurs et d’établir le mobile de cette « agression condamnable ».
L’organisation de défense de la liberté de la presse Article 19 a également demandé une enquête approfondie, soulignant que Martínez couvrait régulièrement des sujets liés à la sécurité publique et à des faits de violence majeurs dans sa région.
Selon les médias locaux, le journaliste a été abattu près de son domicile par deux hommes circulant à moto.
Au moment de l’attaque, il se trouvait en compagnie de son fils mineur, qui a immédiatement alerté les autorités après la fusillade.
Surnommé « El Jaguar », Josué Martínez était avocat de formation. Il s’était toutefois consacré au journalisme ainsi qu’à l’action sociale à travers l’association civile Cre-Arte.
Le Mexique demeure l’un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Selon Reporters sans frontières (RSF), plus de 150 journalistes y ont été assassinés depuis 1994.
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