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International

Les États-Unis demandent une enquête ‘rapide et impartiale’ sur l’attaque qui a tué des travailleurs de l’ONG du chef José Andrés

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a demandé mardi à Israël « une enquête rapide, complète et impartiale » sur l’attaque qui a causé lundi la mort de sept travailleurs humanitaires de World Central Kitchen (WCK) à Gaza.

Les travailleurs de WCK « sont des héros » et « doivent être protégés », a souligné Blinken lors d’une conférence de presse à Paris avec le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné.

Blinken a ajouté que la semaine dernière, il s’est entretenu avec le cuisinier espagnol résidant aux États-Unis et fondateur de WCK, José Andrés, sur « le travail extraordinaire et courageux » que les membres de cette ONG effectuent à Gaza pour apporter de la nourriture à une population à risque de famine.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a admis mardi que l’armée israélienne avait tué « non intentionnellement » les sept travailleurs humanitaires de World Central Kitchen (WCK), l’ONG du chef espagnol José Andrés, décédés ce matin dans la bande de Gaza.

« Malheureusement, le dernier jour, il y a eu un cas tragique dans lequel nos forces ont touché de manière inintentionnelle des personnes innocentes dans la bande de Gaza », a déclaré Netanyahu dans un message de remerciement à l’équipe de santé qui l’a opéré d’une hernie lundi, après avoir été libéré.

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Le Premier ministre a réitéré que l’événement fera l’objet d’une enquête approfondie, et a défendu que ce genre de choses « se produit dans la guerre ». « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que cela ne se reproduise plus ».

L’armée israélienne avait annoncé ce matin qu’une entité indépendante, le mécanisme d’enquête et d’évaluation des faits, allait enquêter sur l’attaque.

Selon le porte-parole des forces de défense israéliennes (IDF), Daniel Hagari, a personnellement parlé à José Andrés, fondateur du groupe humanitaire, pour lui exprimer ses condoléances pour la mort des travailleurs et lui communiquer l’ouverture d’une enquête.

L’ONG a annoncé mardi la suspension de ses opérations à Gaza, après avoir confirmé qu’au moins sept de ses travailleurs ont été tués « dans une attaque des forces de défense israéliennes ».

« L’équipe de WCK voyageait dans une zone de désescalade dans deux véhicules blindés avec le logo » de l’organisation, a déclaré le groupe dans un communiqué.

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L’attaque a coûté la vie à une équipe humanitaire composée d’un Britannique, d’un Polonais, d’un Australien et d’un citoyen de double nationalité américano-canadienne, ainsi que de trois Palestiniens, selon l’organisation elle-même.

On pense qu’il s’agit des premiers travailleurs humanitaires étrangers tués dans la guerre de Gaza depuis le 7 octobre, et qu’il a déjà fait plus de 32 800 victimes, principalement des femmes et des enfants.

L’attaque a suscité les critiques de différents pays, qui ont demandé des comptes au gouvernement hébreu.

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a transmis son soutien au chef José Andrés, après s’être montré « horrifié » par l’attaque subie par son ONG.

Sanchez est en visite en Jordanie dans le cadre d’une tournée au Moyen-Orient qui comprend l’Arabie saoudite et le Qatar et a connu cette attaque à Amman.

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Le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a également demandé mardi une enquête sur l’attaque israélienne.

« Je rends hommage aux membres du personnel de WCKitchen tués dans une frappe aérienne israélienne à Gaza. Je condamne l’attaque et j’incte à une enquête », a déclaré Borrell sur son compte officiel sur la plateforme X.

Pour sa part, le gouvernement britannique a exprimé sa profonde inquiétude quant à la nouvelle de la mort d’un coopérant britannique parmi les sept décédés. De plus, la ministre de l’Éducation a rappelé, en s’adressant à la BBC : « nous exhortons déjà Israël à faire plus pour protéger les civils et permettre à l’aide humanitaire d’arriver à Gaza »

Un autre gouvernement directement concerné, celui de l’Australie, a déclaré par la bouche de son Premier ministre, Anthony Albanese, qui a demandé à Israël de « render des comptes » pour la mort d’une travailleuse humanitaire.

« L’Australie s’attend à une responsabilité totale pour la mort de travailleurs humanitaires, ce qui est inacceptable », a souligné le président en insistant sur le fait qu’il s’agit « d’une tragédie qui n’aurait jamais dû se produire ».

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En ce qui concerne la Pologne, son ministre des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a rapporté mardi qu’il avait demandé des explications à Israël et a ajouté que son pays « n’approuve pas le non-respect du droit international humanitaire et que les civils, y compris les travailleurs humanitaires, ne soient pas protégés ».

L’ONG américaine a participé le 15 mars dernier à l’arrivée à Gaza de 200 tonnes de nourriture et d’eau, inaugurant un corridor maritime à bord du navire de l’Open Arms, et malgré les appels de la communauté internationale et d’autres organisations humanitaires que seule l’arrivée massive de nourriture par voie terrestre parviendra à atténuer une famine imminente à Gaza.

Le groupe islamiste palestinien Hamas a condamné l’attaque israélienne présumée qui a coûté la vie à Gaza à ces sept travailleurs de World Central Kitchen, qui, selon lui, confirme « la politique de meurtres systématiques » d’Israël.

« Ce crime confirme que l’occupation continue d’insister sur sa politique de meurtres systématiques contre des civils sans défense et contre les équipes internationales d’aide et les organisations humanitaires », a déclaré le groupe dans un communiqué.

Pendant ce temps, le gouvernement iranien a attribué l’incident à « l’armée terroriste sioniste (israélienne) », un fait qui « mérite une condamnation mondiale », a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Naser Kananí, sur le réseau social X.

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International

La justice américaine écarte la peine de mort dans l’affaire Luigi Mangione

Luigi Mangione, accusé du meurtre du directeur général de UnitedHealthcare, Brian Thompson, ne sera pas passible de la peine de mort dans le cadre de la procédure fédérale engagée contre lui, après qu’une juge a rejeté ce vendredi les chefs d’accusation permettant une condamnation capitale.

La juge Margaret Garnett a décidé d’abandonner les chefs d’accusation trois et quatre — harcèlement interétatique et meurtre avec arme à feu — qui rendaient l’affaire fédérale éligible à la peine de mort. La décision a été rendue publique par un document judiciaire diffusé quelques minutes avant l’ouverture d’une audience devant le tribunal fédéral de Manhattan.

L’annonce a suscité une réaction visible de soulagement et de satisfaction tant au sein de l’équipe de la défense que parmi les partisans de Mangione présents au tribunal. Avant l’audience, des sympathisants de l’accusé, majoritairement des femmes, ont exprimé leur joie de manière collective.

Nombre d’entre eux portaient des vêtements verts, couleur devenue un symbole de soutien à Mangione en référence au personnage du jeu vidéo Super Mario. Malgré des températures extrêmement basses — avec une sensation thermique avoisinant les -20 degrés Celsius —, plusieurs dizaines de personnes ont fait la queue à l’extérieur du tribunal afin d’assister à l’audience.

À l’intérieur de la salle, les avocats de la défense ont échangé embrassades, poignées de main et sourires après la décision de la juge.

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Luigi Mangione, âgé de 27 ans, qui a plaidé non coupable, demeure détenu dans une prison fédérale de l’État de New York. Il est apparu dans la salle d’audience le visage fermé, vêtu de l’uniforme kaki des détenus fédéraux.

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International

Trump salue un échange « très productif » avec la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum

Le président des États-Unis, Donald Trump, a tenu ce jeudi un entretien téléphonique « très productif » avec la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, axé sur les questions frontalières et la lutte contre le trafic de drogue.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a salué le leadership de la cheffe de l’État mexicaine. « Le Mexique a une dirigeante merveilleuse et très intelligente. Vous devriez en être très fiers ! », a-t-il écrit, tout en affirmant que les deux dirigeants se reparleront prochainement.

Le président américain a qualifié cet échange de particulièrement positif pour les deux pays.
« Nous nous reparlerons bientôt et, à terme, nous organiserons des réunions dans nos pays respectifs », a-t-il assuré.

Il s’agissait de la deuxième conversation en l’espace d’un mois, dans un contexte marqué par les menaces précédentes de Washington visant les cartels de la drogue opérant au Mexique, ainsi que par le lancement du processus de révision de l’accord commercial liant les États-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC / T-MEC).

De son côté, la présidente mexicaine a qualifié l’échange de « productif et cordial ». Elle a indiqué que les deux dirigeants étaient convenus de maintenir des canaux de communication ouverts et que « les deux équipes continueront à travailler conjointement ».

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Sur le plan commercial, Claudia Sheinbaum a précisé que le traité AEUMC avait été abordé, tout en soulignant que « rien n’est encore concret, mais les discussions avancent très bien ».

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International

Washington se dit confiant quant à une solution négociée sur le Groenland

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré mercredi être confiant quant à la possibilité de parvenir à une solution « satisfaisante pour toutes les parties » concernant le Groenland, après que le président Donald Trump a promis l’ouverture de négociations sur ce territoire.

« Il y aura des réunions techniques entre nous et nos partenaires au Groenland et au Danemark sur cette question, et je pense que nous avons lancé un processus qui mènera à un résultat positif pour tous », a affirmé Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Donald Trump a récemment secoué l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en évoquant la possibilité de prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome danois stratégiquement situé et riche en ressources minérales, que le président américain juge essentiel à la sécurité des États-Unis.

Le dirigeant républicain accuse le Danemark et plusieurs pays européens membres de l’alliance de ne pas assurer une protection suffisante de l’île face aux ambitions de la Russie et de la Chine.

Après avoir répété pendant plusieurs semaines son souhait d’annexer le Groenland aux États-Unis, y compris par le recours à la force, Trump a toutefois annoncé le 21 janvier, lors du Forum économique mondial de Davos, l’existence d’« un cadre pour un futur accord » sur l’île arctique, élaboré avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.

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