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International

Les morts dans la bande de Gaza dépassent déjà les 33.000 après près de six mois de guerre

Les bombardements israéliens dans la bande de Gaza ont fait au moins 62 morts et 91 blessés au cours des dernières heures, selon les derniers chiffres publiés par le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas.

Ainsi, le nombre total de morts s’élève déjà à 33.037 et celui des blessés à 75.668, la plupart des enfants et des femmes, après près de six mois d’offensive israélienne dans l’enclave palestinienne.

En outre, on estime qu’au moins 8.000 personnes sont toujours sous les décombres où les équipes de sauvetage ne peuvent pas arriver en raison de l’intensité des bombardements ou parce qu’elles ne peuvent pas les localiser.

De son côté, l’armée israélienne a rapporté jeudi que ses troupes ont « éliminé » avec leurs avions de combat une « cellule terroriste » opérant dans le centre de Gaza.

Elle poursuit également ses opérations dans la région d’Al Amal, à Jan Yunis, dans le sud de la bande, où elle affirme que ses troupes ont localisé de nouveaux arsenaux du Hamas.

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Pendant ce temps, l’armée a rapporté dans un communiqué que ses forces ont réussi à attaquer hier plusieurs infrastructures à partir desquelles les miliciens ont lancé de nombreux projectiles ces dernières heures contre les communautés du sud du pays proches de la bande de Gaza.

Ce matin, des milices proches du groupe chiite libanais Hizbulá ont lancé douze projectiles du sud de la Syrie vers le nord d’Israël, qui a répondu contre les points d’origine de l’attaque.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les projectiles visaient le plateau du Golan, un territoire qu’Israël a arraché à la Syrie pendant la guerre de 1967.

L’ONG, basée au Royaume-Uni et un vaste réseau de collaborateurs sur le terrain, a attribué les lancements à des « groupes affiliés au Hizbula libanais », qui est présent en Syrie en tant qu’allié du président Bachar al-Asad.

Les lancements de jeudi ont été enregistrés au milieu d’une escalade de la violence dans la région, à la suite du bombardement israélien qui a détruit lundi le consulat iranien à Damas et a tué sept membres de la Garde révolutionnaire.

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L’armée israélienne a annoncé jeudi la suspension des permis de vacances à toutes les troupes appelées dans la réserve, « après une nouvelle évaluation de la sécurité ».

Israël veut prévenir d’éventuelles attaques de l’Iran, pour se venger de l’attaque de son consulat à Damas.

C’est pourquoi le personnel et le nombre de réservistes servant dans les forces aériennes ont également augmenté, ce que les médias israéliens associent à un état d’ »alerte maximale » après le bombardement de lundi.

Par mesure de précaution supplémentaire, Israël a commencé jeudi à modifier délibérément le service GPS dans tout le pays afin de détecter d’éventuelles attaques de missiles ou de drones.

Le président iranien Ibrahim Raisi et le chef suprême Ali Khamenei ont tous deux averti hier que l’attaque de son consulat à Damas « ne sera pas sans réponse ».

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International

Washington déploie des équipes spécialisées après les séismes meurtriers au Venezuela

Les forces armées des États-Unis ont commencé à mobiliser des ressources pour soutenir les opérations de secours et de reconstruction au Venezuela à la suite des deux puissants séismes qui ont frappé le pays mercredi, a annoncé jeudi le Commandement Sud des États-Unis (Southcom).

Dans un communiqué, l’organisme militaire basé en Floride a indiqué agir sur instruction du Département de la Guerre et en coordination avec le Département d’État afin d’appuyer les opérations humanitaires menées sur le territoire vénézuélien après les tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5.

« Nos forces conjointes se mobilisent rapidement pour mettre à disposition les capacités inégalées de transport aérien, de logistique et de sauvetage des forces armées américaines afin de sauver des vies et de soutenir le gouvernement du Venezuela pendant cette crise », a déclaré le Commandement Sud.

Dans le cadre de cette opération, les États-Unis ont constitué une équipe de planification composée de spécialistes du Bureau d’assistance humanitaire. Cette équipe aura pour mission de conseiller les autorités responsables de la coordination des secours et de la distribution de l’aide aux populations sinistrées.

Le Commandement Sud a également indiqué maintenir une étroite coordination avec plusieurs gouvernements alliés et partenaires de la région qui ont exprimé leur volonté de participer à l’effort international destiné à venir en aide aux victimes de la catastrophe.

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Quelques heures plus tôt, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait confirmé s’être entretenu avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez. Il a également annoncé le déploiement d’équipes spécialisées de recherche et de sauvetage provenant du comté de Fairfax, en Virginie, ainsi que de la ville de Los Angeles, afin de renforcer les opérations dans les zones les plus touchées.

Selon le dernier bilan officiel communiqué par le gouvernement vénézuélien, les deux séismes ont fait au moins 164 morts et 971 blessés. Les secousses, survenues à seulement 39 secondes d’intervalle, sont considérées comme les plus puissantes enregistrées dans le pays depuis plus d’un siècle.

Mercredi, le président américain Donald Trump a ordonné à l’ensemble des agences fédérales de son administration d’agir « rapidement » pour apporter une assistance au Venezuela face à ce qu’il a qualifié de « nombre dévastateur de victimes ».

Cette mobilisation intervient dans un contexte de rapprochement progressif entre Washington et Caracas à la suite de la capture de Nicolás Maduro, alors que la communauté internationale intensifie ses efforts pour répondre à l’urgence humanitaire provoquée par la catastrophe.

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International

La Cour suprême valide une mesure limitant l’accès à l’asile à la frontière sud des États-Unis

La Cour suprême des États-Unis a autorisé jeudi l’administration du président Donald Trump à refuser les demandes d’asile présentées par des migrants à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

La décision, adoptée par six voix contre trois, avec l’opposition des juges de tendance libérale, ouvre la voie au rétablissement d’une politique controversée visant à réduire le nombre de migrants que les autorités frontalières doivent examiner afin de déterminer leur admissibilité à une protection internationale.

Au cœur du débat se trouvait l’interprétation du droit d’asile à la frontière américaine. Les magistrats devaient déterminer si les ressortissants étrangers doivent avoir physiquement franchi la frontière pour pouvoir déposer une demande d’asile ou s’il leur suffit de se présenter à un point d’entrée officiel.

Depuis plusieurs décennies, le gouvernement américain interprétait la législation en vigueur comme accordant le droit de demander l’asile aux personnes se présentant aux postes-frontières et affirmant craindre des persécutions en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité ou de leurs opinions politiques.

La question essentielle examinée par la Cour concernait la définition juridique du terme « arriver » sur le territoire des États-Unis.

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Dans son avis majoritaire, l’aile conservatrice de la Cour a estimé que les migrants se trouvant encore au Mexique ne peuvent être considérés comme étant « arrivés » aux États-Unis simplement parce qu’ils ont tenté, sans succès, d’y entrer.

L’administration Trump avait demandé à la Cour suprême d’autoriser la réactivation de cette mesure, appliquée pour la première fois en 2016, dans le cadre de la politique de fermeté du président américain en matière d’immigration.

Cette décision représente une victoire importante pour l’administration Trump, qui cherche à renforcer le contrôle de la frontière sud et à limiter les flux migratoires vers les États-Unis.

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International

L’Équateur dénonce un présumé réseau d’espionnage lié à Rafael Correa à Guayaquil

Le gouvernement équatorien a annoncé lundi avoir déposé une plainte auprès du parquet concernant un présumé réseau d’espionnage opérant à Guayaquil, principale ville portuaire et centre économique du pays. Selon les autorités, cette structure aurait été dirigée par l’ancien président Rafael Correa.

La plainte a été présentée par la ministre du Gouvernement, Nataly Morillo, qui a accusé plusieurs responsables d’avoir utilisé des systèmes de surveillance publique à des fins politiques plutôt que pour garantir la sécurité des citoyens.

« Malheureusement, ce système n’aurait pas été utilisé pour sa mission initiale, mais à des fins de persécution politique contre des opposants, dans le cadre d’un présumé réseau d’espionnage qui serait dirigé par Rafael Correa », a déclaré la ministre aux médias.

Rafael Correa, président de l’Équateur entre 2007 et 2017, est aujourd’hui l’un des principaux critiques du président conservateur Daniel Noboa, au pouvoir depuis 2023.

Selon les éléments transmis au parquet, les personnes impliquées auraient mis en place une salle de contrôle parallèle permettant d’accéder aux systèmes de vidéosurveillance gérés par l’entreprise municipale Segura EP. Cette installation aurait offert un accès en temps réel aux images captées par les caméras de sécurité déployées dans la ville et dans les zones portuaires.

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Les autorités soupçonnent que ce dispositif aurait été utilisé pour surveiller certaines personnes à des fins politiques, bien qu’aucune preuve définitive n’ait encore été rendue publique.

Dans sa plainte, la ministre Morillo a également demandé l’ouverture d’une enquête visant le maire de Guayaquil, Aquiles Álvarez, ainsi que plusieurs responsables de Segura EP, l’organisme chargé de la gestion du réseau municipal de vidéosurveillance.

Guayaquil, principal port commercial de l’Équateur, est également l’un des épicentres de la violence liée au narcotrafic qui affecte le pays ces dernières années. Les systèmes de surveillance installés dans la ville jouent un rôle central dans les stratégies de sécurité publique mises en œuvre par les autorités locales et nationales.

À ce stade, ni Rafael Correa ni les responsables municipaux mentionnés dans la plainte n’ont officiellement réagi aux accusations formulées par le gouvernement.

L’enquête devra désormais déterminer si des ressources publiques ont effectivement été utilisées à des fins de surveillance politique et identifier les éventuelles responsabilités dans cette affaire qui pourrait raviver les tensions entre le gouvernement de Daniel Noboa et les secteurs proches de l’ancien président Correa.

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