International
Climat: nouvelles initiatives pour mieux détecter et réduire les émissions de méthane
| Par AFP | Julien Mivielle |
Mieux détecter et réduire les émissions de méthane: à la COP27, une série d’initiatives a été dévoilée vendredi pour s’attaquer à ce gaz très nocif pour le climat, lié en particulier à l’industrie des énergies fossiles.
L’ONU a ainsi annoncé un nouveau programme par satellite, baptisé « Methane alert and response system » (MARS), à l’occasion de cette grande conférence internationale sur le climat qui se tient à Charm el-Cheikh en Egypte.
Il s’agira du « premier système mondial et public capable de lier de manière transparente la détection de méthane à un processus de notification », explique l’agence onusienne de l’environnement.
Concrètement, les satellites pourront identifier de grosses fuites de ce gaz et les gouvernements et entreprises seront aussitôt prévenus pour pouvoir agir rapidement. Ces derniers pourront aussi bénéficier de conseils sur la manière de résoudre le problème.
Le méthane (CH4) a un pouvoir réchauffant 80 fois plus puissant que le CO2 sur une période de 20 ans et les scientifiques estiment qu’il est responsable d’au moins un quart du réchauffement climatique actuel.
Super émetteurs
Mais sa durée de vie dans l’atmosphère est beaucoup plus courte que celle du CO2 – 12 ans contre plusieurs siècles – si bien que réduire ses émissions pourrait permettre d’obtenir des résultats rapidement.
Environ la moitié des émissions de méthane est liée à l’activité humaine, en particulier l’industrie pétrogazière et l’agriculture.
A la COP26 de Glasgow l’an dernier, des pays s’étaient engagés volontairement à réduire les émissions de ce gaz d’au moins 30% d’ici 2030, ce qui doit éviter 0,2°C de réchauffement à l’horizon 2050. L’engagement, signé à ce jour par 130 pays, inclut notamment les Etats-Unis et l’Union européenne, mais pas la Russie ou la Chine.
« Cela peut être notre meilleur chance de rester à portée de notre objectif de 1,5°C », a dit le président américain Joe Biden dans un discours lors d’une brève visite à la COP27.
Les Etats-Unis – plus gros producteurs de brut et de gaz au monde – ont à cette occasion dévoilé un nouveau projet de réglementation pour réduire leurs émissions.
Les producteurs américains seraient ainsi soumis à des normes plus strictes en matière de méthane, a indiqué l’agence américaine de l’environnement (EPA).
Selon ce nouveau projet de réglementation, tous les puits seront « surveillés de manière routinière à la recherche de fuites » et les « super émetteurs » seront aussi obligés de répondre en cas de fuite détectée par des observateurs « crédibles ».
Rachel Cleetus, de l’ONG américaine Union of Concerned Scientists, a salué une « étape importante » et demandé que l’administration Biden la « finalise rapidement et mette strictement en place les limites les plus fortes possibles sur la pollution au méthane ».
Agir rapidement
Selon un nouvel outil de suivi des émissions de gaz à effet de serre présenté mercredi à la COP27, le bassin permien, épicentre américain de la production d’hydrocarbures de schiste à cheval entre le Texas et le Nouveau-Mexique, est le plus gros site producteur de gaz à effet de serre au monde.
Les Etats-Unis et l’Union européenne ont aussi dévoilé une déclaration commune de pays importateurs et producteurs d’énergies fossiles (Canada, Etats-Unis, Japon, Norvège, Royaume-Uni, Singapour, Union européenne) pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.
Les partenaires veulent aussi réduire leurs émissions de CO2 et « minimiser » le torchage (qui consiste à brûler du gaz sur les sites de production).
« Ces pays vont soutenir un renforcement des politiques, la coopération sur la mesure du méthane, et l’engagement des secteurs public et privé pour atteindre ces buts », soutient la présidence américaine.
« En agissant rapidement sur le méthane, nous pouvons avoir un impact substantiel pour limiter la hausse de la température mondiale dans les prochaines décennies », a souligné Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne.
Mais le réseau d’ONG Climate Action Network a estimé que si « les intentions semblent louables sur le papier », « le texte n’est pas juridiquement contraignant et n’apporte rien de nouveau ».
International
États-Unis : six migrants retrouvés morts dans un wagon au Texas, tous mexicains et honduriens
Les autorités médico-légales des États-Unis ont confirmé ce mardi que les six personnes retrouvées mortes à l’intérieur d’un wagon de train de marchandises dans la ville frontalière de Laredo, au Texas, étaient de nationalité mexicaine et hondurienne.
Selon la médecin légiste du comté de Webb, Corinne Stern, les victimes comprennent deux ressortissants honduriens — un homme de 24 ans et un adolescent de 14 ans — ainsi que quatre ressortissants mexicains, dont une femme de 29 ans, un homme de 45 ans et un autre de 56 ans.
Dans un communiqué, la responsable a indiqué avoir réalisé l’autopsie d’une des victimes féminines, concluant que la cause du décès était une « hyperthermie », soit un coup de chaleur.
Bien que les autopsies des cinq autres corps doivent encore être finalisées, la médecin légiste estime qu’il est « très probable » que l’ensemble du groupe soit décédé des suites d’une exposition extrême à la chaleur.
Le bureau du médecin légiste travaille désormais en coordination avec le consulat du Mexique afin d’identifier formellement les victimes, informer leurs familles et organiser leur rapatriement.
Par ailleurs, les autorités ont signalé qu’un septième corps a été découvert lundi après-midi près des voies ferrées, à plus de 200 kilomètres au nord de Laredo, dans le comté de Bexar.
Le shérif local, Javier Salazar, a indiqué que ce décès pourrait être lié au même groupe retrouvé dans le wagon de train.
De son côté, le Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE) a déclaré avoir ouvert une enquête, considérant ces décès comme un possible cas de trafic de personnes.
International
María Corina Machado exige la libération immédiate des prisonniers politiques au Venezuela
La dirigeante de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado a exigé ce vendredi la libération immédiate de tous les prisonniers politiques au Venezuela, après que les autorités ont confirmé la mort sous la garde de l’État de Víctor Hugo Quero Navas, un cas précédemment associé à des accusations de disparition forcée.
Dans une vidéo diffusée sur le réseau social X, elle a appelé les gouvernements démocratiques, les organisations internationales et les responsables publics à exercer des pressions pour obtenir la libération des détenus politiques et la fermeture des centres de détention dénoncés comme lieux de torture dans le pays.
« Pour Víctor Hugo et pour Carmen, il était déjà trop tard », a déclaré la dirigeante en référence à la mère du défunt, Carmen Navas, qui a passé plusieurs mois à rechercher son fils sans obtenir d’informations sur son sort.
Machado affirme qu’il existe encore des centaines de prisonniers politiques dans les prisons vénézuéliennes et que de nombreuses familles ignorent si leurs proches sont encore en vie ou s’ils ont été soumis à des actes de torture.
Elle a également indiqué que Carmen Navas a passé 16 mois à rechercher son fils, arrêté selon elle arbitrairement le 1er janvier 2025 par des agents de sécurité de l’État vénézuélien.
« Ils l’ont fait disparaître de force, l’ont emprisonné sans procès équitable, l’ont conduit dans un centre de torture, l’ont torturé, l’ont laissé mourir sous leur garde, l’ont enterré sans informer sa famille et ont caché sa mort à sa mère pendant plus de neuf mois », a-t-elle dénoncé.
International
Cinq morts après un incendie dans un centre d’exposition à Tabasco
Au moins cinq personnes ont perdu la vie à la suite d’un incendie survenu dans un vaste parc des expositions à Villahermosa, dans le sud-est du Mexique, ont indiqué jeudi les autorités locales.
L’incendie, dont les causes restent inconnues, s’est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi et a déjà été maîtrisé, selon les services de la Protection civile.
D’après des médias locaux, le feu se serait propagé alors qu’un concert réunissant des milliers de personnes se déroulait sur le site.
Des images diffusées par des médias et sur les réseaux sociaux montrent des dizaines de personnes fuyant dans la panique tandis qu’une épaisse colonne de fumée noire recouvrait le ciel.
Le gouverneur de l’État de Tabasco, Javier May, a exprimé ses condoléances aux familles des victimes, qui seraient des exposants n’ayant pas réussi à quitter les lieux à temps.
“Il n’a pas été détecté qu’ils étaient restés à l’intérieur. Le personnel de nettoyage qui est entré ne les a pas vus”, a déclaré Javier May lors d’une conférence de presse.
Les autorités ont également annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les causes exactes de l’incendie, ainsi qu’un programme de relance économique destiné aux commerçants et entreprises touchés par le sinistre.
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