International
Venezuela: Paris cherche à relancer la négociation entre Maduro et l’opposition
| Par AFP |
La France s’efforce de relancer les négociations entre le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro et l’opposition, gelées depuis octobre 2021, a indiqué l’Elysée mardi soir.
« On essaie de créer une dynamique pour la reprise des négociations », a-t-on indiqué. Le président français Emmanuel « Macron tente de l’accompagner. C’est la raison pour laquelle il a très brièvement salué Maduro », a-t-on ajouté.
Gouvernement et opposition vénézuéliens avaient entamé un processus de négociation à Mexico en 2021, interrompu au bout de deux mois et gélé depuis. Deux autres tentatives à la Barbade en 2019 et en République dominicaine en 2018 avaient auparavant échoué.
Les présidents français Emmanuel Macron et vénézuélien Nicolas Maduro ont eu un bref échange lundi dans les couloirs de la COP27 à Charm el-Cheikh, selon des images remises à l’AFP par la présidence vénézuélienne, alors que Paris ne reconnaît pas officiellement M. Maduro comme président du pays sud-américain.
La position de la France n’a pour l’heure pas changé, a souligné l’Elysée mardi soir, tout en soulignant que le contexte avait évolué avec « une reconfiguration politique » en Amérique latine, un assouplissement des Etats-Unis vis-à-vis de Caracas qui pourrait reprendre les exportations pétrolières au moment où les prix de l’énergie bondissent en raison de la guerre en Ukraine.
Ces commentaires ont lieu quelques jours avant la tenue du Forum de Paris sur la paix, vendredi et samedi, dont la cinquième édition mettra l’accent sur l’Amérique latine.
Outre la présence du président colombien Gustavo Petro et de l’argentin Alberto Fernandez, le forum prévoit d’accueillir des pourparlers entre « négociateurs vénézuéliens », selon l’organisation.
Le Forum cherche à « apporter un soutien politique » au processus de Mexico en « recevant » des délégués du gouvernement et de l’opposition, a indiqué à l’AFP Justin Vaïsse, directeur général du Forum.
En Égypte, Nicolas Maduro a informé Emmanuel Macron qu’il enverrait à Paris le président de l’Assemblée nationale Jorge Rodriguez qui a dirigé la délégation officielle dans les négociations au Mexique en 2021.
Une source de l’opposition vénézuélienne a confirmé à l’AFP la présence de Gerardo Blyde et a estimé que cet événement pourrait servir de prélude à la reprise du dialogue entrepris au Mexique.
International
Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz
La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.
Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.
Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.
Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
International
La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue
Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.
Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.
Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.
Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.
Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».
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