Amérique centrale
Equateur: le président Lasso n’ira pas à la Coupe du Monde à cause des violences dans son pays
| Par AFP |
Le président équatorien Guillermo Lasso a annoncé mercredi qu’il n’assisterait pas au match d’ouverture de la Coupe du Monde au Qatar, où l’Equateur affrontera l’équipe qatarie, en raison de la vague de violences qui frappe son pays.
« J’ai remercié l’émir du Qatar pour son invitation à assister au match inaugural entre nos deux équipes, cependant j’ai décidé de ne pas y assister. M’occuper de la sécurité du pays est ma priorité », a écrit Guillermo Lasso sur Twitter.
Le match d’ouverture entre l’Equateur et le Qatar se jouera le 20 novembre. Le vice-président équatorien Alfredo Borrero y représentera son pays, a-t-on indiqué de source officielle.
L’Equateur traverse une grave crise sécuritaire liée aux narcotrafiquants, auteurs la semaine dernière de plusieurs fusillades et attentats à la voiture piégée contre des stations-service et des commissariats de police.
Ces groupes criminels agissent en représailles au transfèrement de 2.400 détenus, alors que le système pénitentiaire est au bord de l’implosion du fait des violences entre cartels au sein même des prisons.
Ces attaques contre les forces de sécurité, qui ont fait huit morts, ont contraint l’exécutif a décréter l’état d’urgence dans trois provinces du pays, les plus durement frappées.
Le président Lasso n’a pas totalement oublié le football pour autant. Le 31 octobre dernier, il a reçu au siège du gouvernement l’entraineur et plusieurs joueurs de la sélection nationale, auxquels il a souhaité « beaucoup de succès ».
L’équipe nationale équatorienne, surnommée la « Tricolor », prépare la quatrième participation de son histoire à la Coupe du Monde, en pariant sur une équipe de jeunes joueurs qui sont parvenus à se qualifier pour le Mondial en terminant quatrièmes lors de la phase éliminatoire sud-américaine.
« La Tricolor » affrontera samedi prochain l’Irak pour son dernier match de préparation avant la compétition mondiale.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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