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International

Equateur: les manifestants indigènes veulent « perpétrer un coup d’Etat » (président Lasso)

AFP

Les indigènes qui manifestent depuis une douzaine de jours contre le coût de la vie en Equateur veulent « perpétrer un coup d’Etat », a accusé vendredi le président Guillermo Lasso alors que de nouveaux affrontements ont repris aux abords du Parlement à Quito.

« Le but de toutes ces violences est de perpétrer un coup d’Etat », a estimé M. Lasso, qui a dit rester « ouvert à un dialogue qui permettrait de parvenir à des résultats concrets ».

« Nous appelons la communauté internationale à mettre en garde contre cette tentative de déstabilisation de la démocratie en Equateur », a-t-il poursuivi lors d’une allocution télévisée.

Près de 14.000 manifestants indigènes sont mobilisés dans tout le pays pour protester contre la hausse du coût de la vie et exiger notamment une baisse des prix des carburants d’après la police, qui estime leur nombre à près de 10.000 dans la capitale.

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Les violences ont fait six morts et des dizaines de blessés, alors que Quito est en grande partie paralysée et ses accès bloqués par de nombreux barrages routiers. Vendredi soir, des affrontements violents avec la police ont repris aux abords du Parlement que les manifestants avaient tenté d’investir jeudi.

Aux jets de pierres et objets de toutes sortes, les forces de l’ordre ripostaient au canon à eau et avec des grenades lacrymogènes et assourdissantes, a constaté l’AFP.

Le leader du mouvement, Leonidas Iza, chef de la Confédération des nationalités indigènes d’Equateur (Conaie), organisation fer de lance des manifestations, a prévenu vendredi dans un entretien avec l’AFP que la mobilisation durera « jusqu’à obtenir des résultats ».

« Les déclarations publiques de M. Iza montrent clairement qu’il n’a jamais voulu résoudre les problèmes des peuples et nationalités indigènes, mais qu’il a seulement cherché à tromper sa base et à renverser un gouvernement élu », a répondu M. Lasso.

« Iza ne contrôle plus la situation. Il n’a plus aucun contrôle sur les manifestations et la criminalité que ses actions irresponsables ont générées », a-t-il déploré.

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« Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour insister sur le dialogue, nous avons montré tous les signes de bonne foi et nous disons à tous les dirigeants d’organisations sociales et de communautés qui nous ont déjà contactés que nous restons ouverts pour parvenir à un dialogue avec des résultats concrets », a réaffirmé le chef de l’Etat équatorien.

« A nos frères et sœurs indigènes et paysans qui ont été amenés à Quito sous de faux prétextes, nous demandons de retourner dans leurs communautés pour leur sécurité et celle de leurs familles », a-t-il plaidé.

« Le gouvernement utilisera tous les moyens légaux à sa disposition pour affronter les vandales et les criminels. (…) La police nationale et les forces armées agiront avec les moyens nécessaires pour défendre dans le cadre légal, par l’usage progressif de la force, l’ordre public et la démocratie », a affirmé M. Lasso.

« Nous ramènerons la paix pour en Equateur », dans l’intérêt de « tous les citoyens qui veulent seulement travailler, revenir à la normalité », a-t-il conclu.

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International

Washington se dit confiant quant à une solution négociée sur le Groenland

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré mercredi être confiant quant à la possibilité de parvenir à une solution « satisfaisante pour toutes les parties » concernant le Groenland, après que le président Donald Trump a promis l’ouverture de négociations sur ce territoire.

« Il y aura des réunions techniques entre nous et nos partenaires au Groenland et au Danemark sur cette question, et je pense que nous avons lancé un processus qui mènera à un résultat positif pour tous », a affirmé Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Donald Trump a récemment secoué l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en évoquant la possibilité de prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome danois stratégiquement situé et riche en ressources minérales, que le président américain juge essentiel à la sécurité des États-Unis.

Le dirigeant républicain accuse le Danemark et plusieurs pays européens membres de l’alliance de ne pas assurer une protection suffisante de l’île face aux ambitions de la Russie et de la Chine.

Après avoir répété pendant plusieurs semaines son souhait d’annexer le Groenland aux États-Unis, y compris par le recours à la force, Trump a toutefois annoncé le 21 janvier, lors du Forum économique mondial de Davos, l’existence d’« un cadre pour un futur accord » sur l’île arctique, élaboré avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.

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International

Des agents fédéraux de l’immigration suspendus après la mort d’un manifestant à Minneapolis

Les agents fédéraux de l’immigration impliqués dans la mort par balle d’un manifestant à Minneapolis ont été suspendus de leurs fonctions, ont rapporté mercredi des médias américains, alors que les critiques contre le président Donald Trump s’intensifient pour avoir défendu les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).

Selon des sources, au moins deux agents qui ont ouvert le feu samedi dernier sur Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, ont été placés en congé administratif dans le cadre de la procédure standard après l’incident. Pretti avait été abattu après avoir été immobilisé au sol par plusieurs agents de l’ICE, rapportent les médias.

La mort de Pretti survient quelques semaines après un autre décès similaire, celui de Renée Good, également tuée par un agent de l’immigration le 7 janvier à Minneapolis, ce qui a alimenté une vague de manifestations et de critiques nationales contre les tactiques des autorités fédérales.

Un porte-parole de l’ICE a indiqué qu’il s’agissait d’un « protocole standard », tout en précisant que les agents avaient été suspendus dans l’attente d’une enquête approfondie.

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Amérique centrale

Le débat sur l’état d’exception divise les candidats à la présidentielle au Costa Rica

La possible mise en place d’un état d’exception pour lutter contre le narcotrafic au Costa Rica, un pays historiquement reconnu pour sa défense de la paix et de la démocratie, a divisé ce lundi six des principaux candidats à l’élection présidentielle lors de l’un des derniers débats avant le scrutin prévu le 1er février.

La candidate du parti au pouvoir, Laura Fernández, du Parti Pueblo Soberano (droite) et favorite des derniers sondages, a défendu sa proposition d’instaurer un état d’exception dans les zones les plus touchées par la criminalité. Elle a insisté sur la nécessité d’obtenir une majorité législative de 40 députés (majorité qualifiée plus un) afin de pouvoir appliquer cette mesure.

« Je n’hésiterai pas à prendre les décisions nécessaires pour rétablir la paix dans les foyers du Costa Rica, remplis de gens honnêtes », a déclaré Fernández lors du débat organisé par Radio Columbia et l’Université Latine. Elle a précisé que son plan de gouvernement prévoit la suspension de certaines garanties constitutionnelles.

Selon la candidate officielle, la levée des garanties est prévue par la Constitution politique et permettrait, « par une procédure spéciale et extraordinaire, de neutraliser des criminels déjà identifiés, dont on connaît les quartiers de résidence et les modes d’opération ».

En revanche, la candidate du centre-gauche de la Coalition Agenda Ciudadana et ancienne première dame (2018-2022), Claudia Dobles, ainsi que le candidat du Parti de la libération nationale (social-démocrate), Álvaro Ramos, et celui du Front élargi (gauche), Ariel Robles, ont exprimé leur opposition à toute restriction des libertés individuelles.

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Ces candidats ont plaidé pour des stratégies préventives, un renforcement de la présence policière dans les communautés et l’utilisation du renseignement. « Il faut offrir des opportunités et investir dans l’éducation pour que nos jeunes ne tombent pas entre les mains du crime organisé », a affirmé Dobles, qui a également évoqué le recours à la technologie et à des opérations policières ciblées.

De son côté, Ramos a estimé que « la sécurité se rétablit non pas en retirant des libertés aux citoyens respectueux des lois, mais en réinvestissant », tandis que Robles a dénoncé la levée des garanties comme « une attaque contre la population ».

Le Costa Rica a enregistré en 2025 un total de 873 homicides, soit la troisième année la plus violente de son histoire, avec un taux de 16,7 homicides pour 100 000 habitants. Selon les autorités, 69 % de ces crimes sont liés à des assassinats commandités dans le cadre de rivalités entre bandes de narcotrafiquants.

En 2024, le pays avait comptabilisé 876 homicides, tandis que le record historique a été atteint en 2023 avec 905 meurtres, dépassant le précédent sommet de 654 homicides enregistré en 2022.

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