International
L’ELN menace de bloquer la Colombie pendant trois jours
AFP
L’Armée de libération nationale (ELN), dernière guerilla active de Colombie, a menacé dimanche de bloquer le pays pendant trois jours, en signe de défiance contre le président Ivan Duque, mais le gouvernement a assuré déployer les forces de l’ordre pour assurer la liberté de circulation des Colombiens.
« Contre Duque et son mauvais gouvernement, l’Armée de libération nationale décrète une grève armée sur tout le territoire national » à partir de mercredi, peut-on lire dans un communiqué diffusé sur WhatsApp et Telegram.
L’ELN menace souvent de restreindre la mobilité des personnes au sein de ses zones d’influence, mais le fait rarement au niveau national.
Le document, qui n’est signé par aucun des dirigeants du groupe insurgé, ne donne aucun détail sur la mise en oeuvre de cette mesure de « grève armée », par le biais de blocages de routes par exemple.
« La population ne pourra se déplacer » que pour « des enterrements ou des urgences hospitalières », a ajouté l’ELN, en lançant un avertissement contre « les véhicules qui n’obéiraient pas à l’ordre d’arrêt ».
Le ministre de la Défense Diego Molano, a dénoncé un acte consistant à « générer la peur chez les Colombiens ».
L’ELN compte des « dirigeants lâches » qui « se cachent au Venezuela », a lancé M. Molano.
« L’ensemble de nos forces de sécurité sont déployées (…) pour garantir la mobilité et le transport », a-t-il déclaré.
Depuis le désarmement des FARC marxistes, l’ELN guévariste est considérée comme la dernière guérilla constituée comme telle encore active en Colombie, où sévissent cependant encore de nombreux autres groupes armés, comme les dissidents des FARC, qui se disputent par ailleurs le contrôle du juteux trafic de drogue.
Principalement active dans les régions frontalières du Venezuela et dans la région du Cauca (sud-ouest), l’ELN compte 2.450 combattants, estime Indepaz, un groupe de réflexion colombien indépendant.
International
Artemis II entre en orbite lunaire, une première depuis Apollo 17
Les quatre astronautes de la mission Artemis II sont entrés lundi en orbite lunaire, marquant le retour de l’être humain dans l’environnement de la Lune pour la première fois מאז Apollo 17 en 1972.
Le vaisseau Orion, transportant l’équipage, a entamé une phase d’observation après avoir achevé sa transition gravitationnelle depuis la Terre vers l’influence lunaire.
La mission, qui ne prévoit pas d’alunissage, comprend un survol incluant la face cachée de la Lune, une région invisible depuis la Terre.
L’équipage est composé de Reid Wiseman, Christina Koch — première femme à atteindre l’environnement lunaire —, Victor Glover — premier astronaute afro-descendant à y parvenir —, et du Canadien Jeremy Hansen, premier étranger à participer à une mission lunaire de la NASA.
Au cours de la journée, la mission a franchi plusieurs étapes majeures, notamment en dépassant le record de distance depuis la Terre établi par Apollo 13 et en traversant la face cachée de la Lune, entraînant une interruption des communications d’environ 40 minutes.
Le vaisseau a également atteint une distance maximale d’environ 406 760 kilomètres de la Terre, consolidant un autre jalon du voyage.
La mission permettra en outre d’observer une éclipse solaire d’environ 53 minutes, un phénomène qui ne sera pas visible depuis la Terre.
Malgré un lancement retardé d’environ deux ans, la NASA a indiqué qu’Artemis II a rempli jusqu’à présent la majorité de ses objectifs.
Parmi les incidents mineurs signalés figurent un problème initial avec le système sanitaire et la détection d’une odeur inhabituelle à bord, rapidement pris en charge par les équipes techniques.
International
Keiko Fujimori en tête des sondages, mais appelle à la prudence avant le scrutin
La candidate à la présidence du Pérou, Keiko Fujimori, a remercié dimanche le soutien reflété dans les sondages, où elle apparaît en tête à l’approche de l’élection du 12 avril, tout en appelant à la prudence dans la dernière ligne droite de la campagne.
Lors d’un événement électoral dans la région amazonienne de San Martín, la candidate du parti Fuerza Popular a souligné que sa position dans les enquêtes d’opinion est le fruit du travail de ses partisans.
« Nous recevons ces résultats avec beaucoup de joie, surtout parce qu’ils reflètent les efforts de milliers de sympathisants qui diffusent nos propositions », a-t-elle déclaré.
Malgré son avance, Fujimori a insisté sur le fait que plusieurs jours restent décisifs avant le scrutin. « Il faut continuer avec humilité, prudence et détermination dans cette dernière phase », a-t-elle ajouté.
La candidate a également mis en avant le soutien dont elle bénéficie dans la région amazonienne, considérée comme l’un de ses bastions électoraux. Elle a promis, en cas de victoire, un gouvernement actif et proche des citoyens.
« Un gouvernement qui agit, qui travaille et qui est sur le terrain », a-t-elle affirmé.
Keiko Fujimori brigue la présidence pour la quatrième fois consécutive, après avoir échoué au second tour en 2011, 2016 et 2021 face à différents adversaires.
Les derniers sondages la placent en tête, devant Carlos Álvarez et Rafael López Aliaga, qui se disputent la deuxième place dans un mouchoir de poche.
Toutefois, des analystes estiment que le scrutin reste ouvert en raison de la fragmentation du vote. Plus de 27 millions de Péruviens sont appelés aux urnes pour élire le président, les parlementaires et les représentants au Parlement andin pour la période 2026-2031.
International
Project Maven : l’IA du Pentagone au cœur de la guerre moderne
Le programme d’intelligence artificielle Project Maven, développé par le Pentagone, s’impose comme un élément central de la campagne militaire contre Iran et pourrait représenter l’une des transformations les plus marquantes de la guerre moderne.
Lancé en 2017 comme un projet expérimental, Project Maven visait initialement à aider les analystes militaires à traiter les volumes massifs d’images captées par des drones. À l’époque, les opérateurs étaient contraints d’examiner chaque image individuellement pour identifier des éléments parfois visibles seulement pendant une fraction de seconde.
Conçu pour accélérer cette analyse, le système permettait de « trouver une aiguille dans une botte de foin ». Huit ans plus tard, ses capacités ont été considérablement élargies.
Aujourd’hui, Project Maven est devenu un outil avancé de ciblage assisté par intelligence artificielle et de gestion du champ de bataille. Il a notamment permis d’accélérer la « chaîne de frappe » (kill chain), un processus clé qui va de la détection d’une cible jusqu’à sa neutralisation.
Cette évolution illustre l’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans les opérations militaires, avec des implications majeures pour la conduite des conflits contemporains.
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