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International

Scandale Odebrecht au Pérou: premier procès d’un ex-président

AFP

L’ancien président péruvien Ollanta Humala et son épouse Nadine Heredia sont jugés à partir de lundi pour corruption dans le scandale Odebrecht, une vaste affaire de pots-de-vins qui a éclaboussé de nombreux dirigeants latino-américains, dont quatre ex-chefs de l’Etat au Pérou. 

Il s’agit du premier procès dans cette affaire dans le pays andin. Les audiences se tiennent en visioconférence « pour raisons de santé publique » liées à la pandémie de coronavirus, a déclaré la juge Nayko Coronado à l’ouverture. 

Ollanta Humala, 59 ans, au pouvoir de 2011 à 2016, et son épouse, Nadine Heredia, 45 ans, sont accusés d’avoir blanchi 3 millions de dollars pour la campagne électorale victorieuse de 2011 et de « dissimulation d’achats d’immeubles avec l’argent d’Odebrecht ». 

Neuf autres personnes sont jugées, dont le frère et la mère de l’ancienne Première dame. 

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Le parquet a requis 20 ans de prison contre M. Humala et 26 ans contre son épouse. Il a également demandé la dissolution du Parti nationaliste péruvien, fondé par M. Humala, pour financement illégal de campagnes électorales en 2006 et 2011. 

L’ancien président et son épouse ont déjà passé neuf mois en détention préventive entre 2017 et 2018. En 2021, Ollanta Humala s’est présenté une nouvelle fois à la présidentielle, mais n’a recueilli que 1,3% des voix. 

Le scandale de corruption Odebrecht, du nom du géant du BTP brésilien, a terni le mandat de quatre anciens présidents péruviens. Des dirigeants de l’entreprise ont reconnu avoir versé à la classe politique péruvienne 29 millions de dollars de pots-de-vin entre 2005 et 2014, en échange de contrats publics. 

Soupçonné d’avoir perçu des pots-de-vin et blanchiment d’argent, Alan Garcia, président à deux reprises (1985-1990 et 2006-2011) s’est suicidé le 17 avril 2019, avant son arrestation dans cette affaire.

Alejandro Toledo (2001-2006), 75 ans, suspecté d’avoir perçu 20 millions de dollars d’Odebrecht pour le marché de construction d’une autoroute, a été arrêté en 2019 aux États-Unis puis placé en résidence surveillée après sept mois de prison. Le Pérou a demandé son extradition. 

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Pedro Pablo Kuczynski, 83 ans, élu en 2016, a démissionné en mars 2018 à la veille d’un probable vote du Parlement pour le destituer, lui aussi visé par une enquête pour blanchiment d’argent en lien avec Odebrecht. Il a été placé en détention provisoire, puis en résidence surveillée.

D’anciens dirigeants d’Odebrecht ont également mis en cause Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000). L’ex-candidate à la présidentielle de la droite populiste est soupçonnée de crime organisé et de blanchiment pour le financement de ses campagnes électorales en 2011 et 2016. 

En mars, trente ans de réclusion ont été requis contre Mme Fujimori qui a déjà effectué 16 mois de détention préventive. Son procès pourrait démarrer d’ici à  fin 2022. 

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International

La police neutralise cinq hommes armés lors d’une opération dans le nord du Mexique

Cinq hommes armés ont été tués lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans l’État de Zacatecas, au nord du Mexique, ont annoncé samedi les autorités locales.

L’affrontement s’est produit au cours d’une opération policière menée dans la municipalité de Calera, où les agents auraient été attaqués par un groupe armé.

« En ripostant à l’agression, les membres de la Force de Réaction Immédiate de Zacatecas (FRIZ) et de la Police d’Investigation ont neutralisé cinq civils armés », a déclaré le secrétaire général du gouvernement de l’État, Rodrigo Reyes, dans un message publié sur Facebook.

Cet incident intervient deux semaines après la découverte de dix corps dans plusieurs municipalités de Zacatecas. Selon les autorités, certains cadavres avaient été suspendus à des ponts, un mode opératoire destiné à intimider la population.

L’État de Zacatecas, autrefois l’un des plus touchés par la violence liée au crime organisé, a connu des niveaux particulièrement élevés d’insécurité entre 2021 et 2022 en raison des affrontements entre groupes criminels rivaux.

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International

Feux en Gironde : les appels contradictoires des autorités divisent le gouvernement français

Le gigantesque incendie qui ravage la Gironde, dans le sud-ouest de la France, à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux, entraîne d’importantes pertes économiques, une forte baisse de l’activité touristique et une vive polémique au sein des autorités françaises.

La controverse est née dimanche lorsque la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a appelé les vacanciers à reporter leur venue dans le département tant que les flammes ne seraient pas totalement maîtrisées.

« Compte tenu de la situation, je demande aux touristes qui s’apprêtent à partir en vacances au mois d’août de ne pas venir en Gironde tant que l’incendie ne sera pas sous contrôle », a déclaré la représentante de l’État lors d’une conférence de presse. Elle a également recommandé aux visiteurs déjà présents de choisir une autre destination.

Ces déclarations ont rapidement suscité des réactions au sein du gouvernement. Le ministre français du Tourisme, Serge Papin, a pris ses distances avec les propos de la préfète lors d’une interview accordée à la chaîne TF1.

Le ministre a appelé les vacanciers à maintenir leurs projets de séjour, estimant que la situation permettait désormais d’envisager une reprise progressive de l’activité touristique.

« La Gironde est un vaste territoire. Certaines zones ne sont pas touchées par les incendies et le feu est désormais circonscrit. J’espère que les secteurs évacués pourront rouvrir au cours du mois d’août », a-t-il déclaré.

Les incendies continuent toutefois de peser lourdement sur l’économie locale, notamment sur les professionnels du tourisme, qui redoutent une saison estivale marquée par une baisse importante de la fréquentation.

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International

La grippe aviaire progresse en Australie avec de nouveaux cas signalés sur l’île Kangourou

Pendant des années, l’Australie est restée le seul territoire épargné par la variante H5 de la grippe aviaire, responsable de graves maladies et d’importants taux de mortalité chez les oiseaux d’élevage et les oiseaux sauvages à travers le monde.

Le premier cas détecté en Australie a été confirmé en juin chez un oiseau marin migrateur.

Mercredi, quatre cas suspects de grippe aviaire ont été signalés sur l’île Kangourou, une destination touristique très prisée de l’État d’Australie-Méridionale, qui abrite également l’une des plus importantes colonies d’otaries du pays.

La ministre des Industries primaires d’Australie-Méridionale, Clare Scriven, a annoncé la fermeture des plages de l’île aux visiteurs afin de protéger ces animaux.

Elle a également indiqué que les autorités attendaient encore la confirmation de onze cas de grippe aviaire supplémentaires dans l’ensemble de l’Australie-Méridionale.

Le laboratoire national des sciences a confirmé cette semaine sept nouveaux cas chez des sternes huppées en Australie-Méridionale, portant à 27 le nombre total de cas recensés.

Près de la moitié des espèces d’oiseaux sauvages d’Australie et 83 % de ses espèces de mammifères sont endémiques de ce vaste territoire.

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