International
Virus: Plus de 20 millions de personnes totalement vaccinées au Royaume-Uni
AFP/Salle de presse
Le Royaume-Uni a franchi la barre des 20 millions de personnes totalement vaccinées contre le Covid-19, soit près de 40% de la population adulte, à la veille d’une étape majeure du déconfinement, selon des chiffres officiels publiés dimanche.
Dans le détail, 20.103.658 personnes ont reçu deux doses de vaccin depuis le lancement de la campagne de vaccination début décembre, l’une des plus avancées au monde, et 36.573.354 ont reçu une seule injection.
L’objectif est d’administrer une première dose à tous les adultes d’ici fin juillet.
« Recevoir une deuxième dose est essentiel pour assurer que vous ayez une protection optimale contre ce virus mortel », a insisté le ministre de la Santé, Matt Hancock, dans un communiqué.
Le gouvernement britannique a fait de la vaccination massive de la population une mesure phare de sa stratégie de sortie de la crise sanitaire après de longs mois de confinement au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe avec près de 128.000 morts.
Après la réouverture des terrasses et commerces non essentiels en avril, l’Angleterre s’apprête lundi à rouvrir les pubs et restaurants en salles, les lieux culturels, les hôtels et les stades avec une capacité limitée à 10.000 spectateurs maximum.
Ce tableau est toutefois assombri par des poussées locales du variant indien, dans le nord-ouest de l’Angleterre et à Londres, qui pourraient compromettre selon l’exécutif la phase finale du déconfinement, prévue le 21 juin avec la levée de presque toutes les restrictions.
Pour contrer sa propagation, l’intervalle entre les deux doses de vaccin a été réduit à huit semaines, au lieu de trois mois actuellement, pour les personnes de plus de 50 ans et les plus vulnérables.
Selon une étude de l’agence publique de santé anglaise (PHE), citée par le gouvernement, la vaccination a permis d’éviter 11.700 morts et 33.000 hospitalisations en Angleterre jusqu’à fin avril.
International
Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz
La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.
Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.
Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.
Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
International
La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue
Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.
Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.
Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.
Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.
Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».
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