International
La Cour suprême, remaniée par Trump, va se pencher sur le droit à l’avortement
AFP/Salle de presse
La Cour suprême des Etats-Unis a accepté lundi de se pencher à nouveau sur le droit des femmes à avorter ce qui, compte-tenu de sa solide majorité conservatrice, laisse augurer un cadre plus restrictif.
La haute juridiction, dont un tiers des neuf juges ont été nommés par Donald Trump, se penchera à l’automne prochain sur une loi du Mississippi qui interdit la plupart des avortements à partir de la 15e semaine de grossesse.
Aux Etats-Unis, faute de cadre législatif, c’est la Cour suprême qui a reconnu le droit des femmes à avorter dans une décision emblématique de 1973 intitulée « Roe v. Wade ». Elle a ensuite précisé que les femmes pouvaient avorter tant que le fœtus n’est « pas viable », ce qui correspond à environ 22 semaines de grossesse.
Une partie de la population, notamment dans les milieux religieux, reste farouchement opposée aux interruptions volontaires de grossesse (IVG) et les Etats conservateurs ont adopté, au fil du temps, des lois pour restreindre l’accès des femmes à ces interventions.
Mais les lois qui contredisent directement le cadre fixé par la Cour suprême, notamment celles interdisant tous les avortements ou limitant les IVG aux premières semaines de grossesse, ont jusqu’ici été systématiquement invalidées par les tribunaux.
La loi du Mississippi avait ainsi été bloquée en première instance puis en appel. Ses auteurs avaient alors décidé d’introduire un recours devant le temple du Droit.
La Cour suprême aurait pu refuser de s’en saisir, comme dans l’immense majorité des cas, ce qui aurait validé ces décisions. En acceptant d’examiner le recours, elle laisse entendre qu’elle pourrait les infléchir.
Son choix n’a pas été motivé, conformément aux usages, mais elle indique vouloir se cantonner à une question juridique: « est-ce que toutes les interdictions d’avorter avant viabilité (du fœtus) sont contraires à la Constitution ? »
Pour convaincre l’électorat de la droite religieuse, Donald Trump avait promis lors de sa campagne de 2016 de nommer dans l’ensemble des tribunaux fédéraux des juges aux valeurs conservatrices, et notamment opposés à l’avortement.
Au cours de son mandat, il a fait entrer trois magistrats au sein de la Cour suprême, dont Amy Coney Barrett, une fervente catholique, pour remplacer la championne des droits des femmes Ruth Bader Ginsburg décédée en septembre. Son arrivée à la Cour a galvanisé les opposants à l’avortement et les Etats ont multiplié les textes restrictifs ces derniers mois.
International
La police neutralise cinq hommes armés lors d’une opération dans le nord du Mexique
Cinq hommes armés ont été tués lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans l’État de Zacatecas, au nord du Mexique, ont annoncé samedi les autorités locales.
L’affrontement s’est produit au cours d’une opération policière menée dans la municipalité de Calera, où les agents auraient été attaqués par un groupe armé.
« En ripostant à l’agression, les membres de la Force de Réaction Immédiate de Zacatecas (FRIZ) et de la Police d’Investigation ont neutralisé cinq civils armés », a déclaré le secrétaire général du gouvernement de l’État, Rodrigo Reyes, dans un message publié sur Facebook.
Cet incident intervient deux semaines après la découverte de dix corps dans plusieurs municipalités de Zacatecas. Selon les autorités, certains cadavres avaient été suspendus à des ponts, un mode opératoire destiné à intimider la population.
L’État de Zacatecas, autrefois l’un des plus touchés par la violence liée au crime organisé, a connu des niveaux particulièrement élevés d’insécurité entre 2021 et 2022 en raison des affrontements entre groupes criminels rivaux.
International
Feux en Gironde : les appels contradictoires des autorités divisent le gouvernement français
Le gigantesque incendie qui ravage la Gironde, dans le sud-ouest de la France, à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux, entraîne d’importantes pertes économiques, une forte baisse de l’activité touristique et une vive polémique au sein des autorités françaises.
La controverse est née dimanche lorsque la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a appelé les vacanciers à reporter leur venue dans le département tant que les flammes ne seraient pas totalement maîtrisées.
« Compte tenu de la situation, je demande aux touristes qui s’apprêtent à partir en vacances au mois d’août de ne pas venir en Gironde tant que l’incendie ne sera pas sous contrôle », a déclaré la représentante de l’État lors d’une conférence de presse. Elle a également recommandé aux visiteurs déjà présents de choisir une autre destination.
Ces déclarations ont rapidement suscité des réactions au sein du gouvernement. Le ministre français du Tourisme, Serge Papin, a pris ses distances avec les propos de la préfète lors d’une interview accordée à la chaîne TF1.
Le ministre a appelé les vacanciers à maintenir leurs projets de séjour, estimant que la situation permettait désormais d’envisager une reprise progressive de l’activité touristique.
« La Gironde est un vaste territoire. Certaines zones ne sont pas touchées par les incendies et le feu est désormais circonscrit. J’espère que les secteurs évacués pourront rouvrir au cours du mois d’août », a-t-il déclaré.
Les incendies continuent toutefois de peser lourdement sur l’économie locale, notamment sur les professionnels du tourisme, qui redoutent une saison estivale marquée par une baisse importante de la fréquentation.
International
La grippe aviaire progresse en Australie avec de nouveaux cas signalés sur l’île Kangourou
Pendant des années, l’Australie est restée le seul territoire épargné par la variante H5 de la grippe aviaire, responsable de graves maladies et d’importants taux de mortalité chez les oiseaux d’élevage et les oiseaux sauvages à travers le monde.
Le premier cas détecté en Australie a été confirmé en juin chez un oiseau marin migrateur.
Mercredi, quatre cas suspects de grippe aviaire ont été signalés sur l’île Kangourou, une destination touristique très prisée de l’État d’Australie-Méridionale, qui abrite également l’une des plus importantes colonies d’otaries du pays.
La ministre des Industries primaires d’Australie-Méridionale, Clare Scriven, a annoncé la fermeture des plages de l’île aux visiteurs afin de protéger ces animaux.
Elle a également indiqué que les autorités attendaient encore la confirmation de onze cas de grippe aviaire supplémentaires dans l’ensemble de l’Australie-Méridionale.
Le laboratoire national des sciences a confirmé cette semaine sept nouveaux cas chez des sternes huppées en Australie-Méridionale, portant à 27 le nombre total de cas recensés.
Près de la moitié des espèces d’oiseaux sauvages d’Australie et 83 % de ses espèces de mammifères sont endémiques de ce vaste territoire.
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