Amérique centrale
Inquiétude à la frontière mexicaine après l’état de siège décrété au Guatemala
À la frontière entre le Mexique et le Guatemala, des citoyens, entrepreneurs et militants ont exprimé ce mercredi un climat d’inquiétude et de préoccupation après l’instauration par le gouvernement guatémaltèque d’un état de siège de 30 jours visant à lutter contre les gangs criminels, ainsi que le risque de voir des délinquants traverser la frontière.
Walter Orozco, entrepreneur de Tapachula, a appelé les autorités mexicaines à renforcer la surveillance de la frontière sud et à accroître les patrouilles dans ses différents secteurs, face à la crainte et à l’incertitude liées à une possible entrée de membres de gangs.
« Il y a un effet cafard avec les migrants qui traversent le fleuve. Il n’existe pratiquement aucun contrôle absolu, c’est une zone de passage où tout peut arriver. C’est pourquoi nous demandons aux autorités de renforcer la sécurité sur le fleuve Suchiate », frontière naturelle entre les deux pays, a déclaré Orozco à l’agence EFE.
Tapachula, la plus grande ville mexicaine à la frontière avec le Guatemala, située dans l’État méridional du Chiapas, est devenue ces dernières années l’un des épicentres de la crise migratoire mondiale.
De son côté, l’activiste et défenseur des droits humains à la frontière sud, Luis Rey García Villagrán, a affirmé que certains membres de gangs se rendent aux bureaux de la Commission mexicaine d’aide aux réfugiés (COMAR) et de l’Institut national de migration (INM) pour tenter de régulariser leur situation ou pour exploiter des migrants vulnérables.
« Tapachula, la frontière sud, est une zone de maras. Il existe des témoignages de migrants présumément harcelés par ces groupes. Il y a eu des homicides dont ils seraient responsables. Les autorités et la population doivent être très attentives à ce qui se passe », a-t-il averti.
Depuis le Guatemala, le président Bernardo Arévalo de León a défendu mardi la capacité de réaction et la préparation des services de renseignement de son pays, après la crise déclenchée par des mutineries simultanées dans trois prisonset une vague d’attaques coordonnées contre la Police nationale civile (PNC).
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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