Amérique centrale
Guatemala : massacres et mutineries ravivent l’affrontement entre le gouvernement et les gangs
Le massacre de neuf agents de la Police nationale civile du Guatemala survenu dimanche, ainsi qu’une vague de mutineries simultanées dans trois prisons, ont ravivé une nouvelle escalade de tensions entre le gouvernement du président Bernardo Arévalo et les gangs criminels, en particulier la redoutée structure Barrio 18.
En réaction, le chef de l’État guatémaltèque a décrété un état de siège dans la nuit de dimanche à lundi. Cette mesure exceptionnelle, prévue pour une durée de 30 jours, autorise les forces de sécurité à arrêter des suspects sans mandat judiciaire.
La confrontation directe entre les autorités et les organisations criminelles remonte à juillet 2023, à la suite d’une fusillade dans une funérarium de la capitale, où des sicaires de Barrio 18 avaient assassiné sept personnes lors des obsèques d’un présumé membre rival de la Mara Salvatrucha. À la suite de cet épisode, le gouvernement avait ordonné le transfert de chefs de gangs vers une prison de haute sécurité baptisée Renovación I.
Parmi les détenus transférés figure Aldo Ochoa, alias « El Lobo », chef de Barrio 18 condamné à plus de 80 ans de prison pour meurtre. Selon le ministère de l’Intérieur, Ochoa aurait dirigé l’une des mutineries du week-end en protestation contre la suppression de privilèges carcéraux, tels que la climatisation, des lits spacieux et la livraison de nourriture.
Des analystes estiment que cette recrudescence de la violence répond également à des enjeux politiques, dans une année déterminante pour la justice guatémaltèque, marquée par le remplacement en mai de la procureure générale Consuelo Porras, sanctionnée par les États-Unis et l’Union européenne. Les mutins auraient même appelé à une insurrection populaire contre le président Arévalo, une position soutenue par des acteurs politiques également visés par des sanctions internationales.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
-
International3 jours agoMaría Corina Machado exige la libération immédiate des prisonniers politiques au Venezuela
-
Amérique centrale3 heures agoGuatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
-
International3 heures agoÉtats-Unis : six migrants retrouvés morts dans un wagon au Texas, tous mexicains et honduriens

























