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Amérique centrale

Washington révoque des visas de Nicaraguayens accusés de faciliter l’immigration illégale

Le Département d’État des États-Unis a annoncé ce lundi la révocation de visas appartenant à des citoyens nicaraguayens accusés d’avoir facilité l’entrée d’« immigrants illégaux » sur le territoire américain.

« Les enquêtes indiquent que les entités représentées par ces personnes ont facilité le transit par le Nicaragua, en raison des politiques migratoires permissives de la dictature nicaraguayenne, qui déstabilisent la région et favorisent l’immigration illégale vers les États-Unis », a indiqué le Département dans un communiqué, sans préciser l’identité des personnes sanctionnées.

Parmi les individus concernés, les autorités ont mentionné des propriétaires, des dirigeants et des hauts responsables d’entreprises de transport, d’agences de voyages et d’opérateurs touristiques qui fournissent des services destinés à aider des étrangers cherchant, selon le gouvernement américain, à « immigrer illégalement » aux États-Unis.

Cette mesure s’ajoute à la longue série de politiques anti-immigration mises en œuvre par l’administration du président américain Donald Trump, qui, depuis son retour au pouvoir, s’est concentrée sur la réalisation de sa promesse de réduire drastiquement la migration vers les États-Unis.

Depuis le début de l’année, le gouvernement américain a annulé plus de 80 000 visas pour divers motifs. Selon le Département d’État, la moitié de ces annulations est liée à des cas d’agression, de vol ou de conduite sous l’influence de l’alcool.

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Amérique centrale

Menace contre le président du Costa Rica : le chef du renseignement saisit la justice

Enquête sur le financement irrégulier de la campagne électorale de Rodrigo Chaves

Le directeur de la Direction du renseignement et de la sécurité (DIS) du Costa Rica, Jorge Torres, a déposé mardi une plainte pénale auprès du parquet général après avoir reçu une menace visant la vie du président Rodrigo Chaves, évoquant le paiement présumé d’un tueur à gages pour exécuter l’attentat.

Dans des déclarations au média Noticias Repretel, Torres a expliqué que l’information provenait d’une source confidentielle et que, en tant que fonctionnaire public, il était tenu de transmettre le dossier aux autorités judiciaires.

Le responsable n’a fourni aucun détail supplémentaire sur le supposé complot, affirmant que cela pourrait nuire aux enquêtes en cours. Jusqu’à présent, la présidence n’a publié aucun communiqué officiel concernant la plainte ni sur d’éventuelles mesures de sécurité renforcées pour le chef de l’État.

Cette dénonciation intervient dans un contexte politique sensible, alors que le Costa Rica est en pleine campagne électorale. Des élections présidentielles sont prévues le 1er février pour la période 2026-2030, la Constitution interdisant la réélection immédiate.

Le président Rodrigo Chaves achèvera son mandat de quatre ans le 8 mai prochain, date à laquelle il remettra le pouvoir au président élu. La situation suscite une vive inquiétude dans les milieux politiques, dans un climat électoral marqué par de fortes tensions.

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Amérique centrale

Washington renforce ses liens avec le président élu du Honduras, Nasry Asfura

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a tenu lundi une réunion privée avec le président élu du Honduras, Nasry « Tito » Asfura, au cours de laquelle ils ont convenu de renforcer les relations bilatérales, en mettant l’accent sur la sécurité régionale et la coopération en matière de renseignement.

Selon un communiqué du Département d’État, Rubio a félicité Asfura pour sa victoire à l’élection présidentielle du 30 novembre, un scrutin dont les résultats ont été confirmés après plus de trois semaines marquées par des accusations de fraude électorale et l’absence de validation immédiate.

Lors de l’entretien, le chef de la diplomatie américaine a souligné la volonté de Washington d’« approfondir » ses relations avec le nouveau gouvernement hondurien, notamment par le renforcement du traité d’extradition et l’élargissement de l’échange d’informations afin de lutter contre le crime transnational.

Dès les jours précédant le scrutin, le président américain Donald Trump avait exprimé publiquement son soutien à Asfura, candidat du Parti national, affirmant qu’il était le seul avec lequel son administration entretiendrait des relations bilatérales directes.

Asfura, qui prendra ses fonctions le 27 janvier prochain, a promis de faire de la sécurité, de la lutte contre le crime organisé et de la coopération internationale — en particulier avec les États-Unis et les pays voisins d’Amérique centrale — les priorités de son mandat.

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La veille de la rencontre entre Rubio et Asfura, la présidente sortante Xiomara Castro avait demandé un nouveau dépouillement complet des votes, invoquant des irrégularités et l’existence de procès-verbaux non comptabilisés. L’armée hondurienne a toutefois apporté son soutien à la décision du Conseil national électoral (CNE), qui a officiellement proclamé la victoire du candidat de droite.

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Amérique centrale

Panama : ouverture du procès du scandale Odebrecht, Martinelli impliqué

Le procès dans l’affaire Odebrecht, considéré comme le plus grand scandale de corruption de l’histoire du Panama, a débuté le lundi 12 janvier après avoir été reporté à six reprises. Parmi les accusés figure l’ancien président Ricardo Martinelli (2009-2014), actuellement réfugié en Colombie et désigné comme l’un des principaux protagonistes du réseau de corruption.

La procédure est dirigée par la juge Baloísa Marquínez, reconnue pour avoir instruit plusieurs dossiers de grande envergure. Le dossier judiciaire comprend plus de 2 757 volumes et dépasse 1,3 million de pages, ce qui laisse présager un procès qui pourrait s’étendre sur plusieurs mois, selon des sources judiciaires.

À l’origine, le parquet avait demandé le renvoi en jugement de 36 personnes, mais le nombre d’accusés actifs a été réduit à 23, certains ayant été déclarés en fuite et d’autres ayant bénéficié d’accords judiciaires. Par ailleurs, quatre anciens hauts responsables, dont l’ex-président Juan Carlos Varela (2014-2019) ainsi que les fils de Ricardo Martinelli, Ricardo Alberto et Luis Enrique, devront être jugés par la Cour suprême de justice après avoir assumé cette année des fonctions de députés au Parlement centraméricain (Parlacen).

Les frères Martinelli ont déjà purgé une peine de prison aux États-Unis, où ils ont reconnu avoir facilité le versement de pots-de-vin d’un montant de 28 millions de dollars « sur ordre de leur père ».

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