International
Haïti : plus de 16 000 morts depuis 2022 dans un climat de violence et d’impunité
Plus de 16 000 personnes ont été tuées en Haïti depuis 2022 à cause de la violence déclenchée par des bandes criminelles, a révélé ce jeudi Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, lors d’une session du Conseil des droits de l’homme à Genève.
Türk a alerté sur l’« utilisation disproportionnée de la force » par les forces de sécurité haïtiennes, responsable de plus de la moitié des meurtres enregistrés en 2025, soit une augmentation significative par rapport à l’année précédente. « La situation des droits humains en Haïti a atteint un point critique », a déclaré le haut-commissaire, ajoutant que les abus et violations se sont intensifiés depuis mars dernier.
Les bandes armées ont étendu leur contrôle au-delà de Port-au-Prince, touchant des régions comme le Centre et l’Artibonite, ce qui a accentué le trafic d’armes, de drogues et de personnes, exacerbant la crise sécuritaire. Les violations documentées incluent meurtres, enlèvements, violences sexuelles contre femmes et filles, pillages alimentaires et destruction d’infrastructures essentielles telles que les hôpitaux et les écoles.
Le haut-commissaire a dénoncé que la Police nationale haïtienne a exécuté sommairement au moins 174 personnes pour des liens présumés avec les gangs, tandis qu’environ 500 autres ont été tuées lors de lynchages ou par des groupes d’« autodéfense » spontanés. À cela s’ajoute l’usage croissant de drones explosifs par le gouvernement, ayant causé la mort d’au moins 559 personnes, dont 11 enfants, depuis mars.
Türk a exhorté les autorités haïtiennes à enquêter sur ces abus et rappelé que l’usage de la force doit respecter les principes de légalité, proportionnalité, précaution et responsabilité. Il a également appelé les États membres de l’ONU à renforcer le respect de l’embargo sur les armes, estimant qu’entre 270 000 et 500 000 armes illégales circulent dans le pays.
International
Feux en Gironde : les appels contradictoires des autorités divisent le gouvernement français
Le gigantesque incendie qui ravage la Gironde, dans le sud-ouest de la France, à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux, entraîne d’importantes pertes économiques, une forte baisse de l’activité touristique et une vive polémique au sein des autorités françaises.
La controverse est née dimanche lorsque la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a appelé les vacanciers à reporter leur venue dans le département tant que les flammes ne seraient pas totalement maîtrisées.
« Compte tenu de la situation, je demande aux touristes qui s’apprêtent à partir en vacances au mois d’août de ne pas venir en Gironde tant que l’incendie ne sera pas sous contrôle », a déclaré la représentante de l’État lors d’une conférence de presse. Elle a également recommandé aux visiteurs déjà présents de choisir une autre destination.
Ces déclarations ont rapidement suscité des réactions au sein du gouvernement. Le ministre français du Tourisme, Serge Papin, a pris ses distances avec les propos de la préfète lors d’une interview accordée à la chaîne TF1.
Le ministre a appelé les vacanciers à maintenir leurs projets de séjour, estimant que la situation permettait désormais d’envisager une reprise progressive de l’activité touristique.
« La Gironde est un vaste territoire. Certaines zones ne sont pas touchées par les incendies et le feu est désormais circonscrit. J’espère que les secteurs évacués pourront rouvrir au cours du mois d’août », a-t-il déclaré.
Les incendies continuent toutefois de peser lourdement sur l’économie locale, notamment sur les professionnels du tourisme, qui redoutent une saison estivale marquée par une baisse importante de la fréquentation.
International
La grippe aviaire progresse en Australie avec de nouveaux cas signalés sur l’île Kangourou
Pendant des années, l’Australie est restée le seul territoire épargné par la variante H5 de la grippe aviaire, responsable de graves maladies et d’importants taux de mortalité chez les oiseaux d’élevage et les oiseaux sauvages à travers le monde.
Le premier cas détecté en Australie a été confirmé en juin chez un oiseau marin migrateur.
Mercredi, quatre cas suspects de grippe aviaire ont été signalés sur l’île Kangourou, une destination touristique très prisée de l’État d’Australie-Méridionale, qui abrite également l’une des plus importantes colonies d’otaries du pays.
La ministre des Industries primaires d’Australie-Méridionale, Clare Scriven, a annoncé la fermeture des plages de l’île aux visiteurs afin de protéger ces animaux.
Elle a également indiqué que les autorités attendaient encore la confirmation de onze cas de grippe aviaire supplémentaires dans l’ensemble de l’Australie-Méridionale.
Le laboratoire national des sciences a confirmé cette semaine sept nouveaux cas chez des sternes huppées en Australie-Méridionale, portant à 27 le nombre total de cas recensés.
Près de la moitié des espèces d’oiseaux sauvages d’Australie et 83 % de ses espèces de mammifères sont endémiques de ce vaste territoire.
International
Iran Executes Two Men Convicted Over Anti-Government Protests in January
Iranian authorities announced Tuesday the execution by hanging of two men convicted on charges related to the anti-government protests that erupted in January, according to the country’s judiciary.
The sentences against Abolfazl Sepahi and Amir Hossein Safari were carried out Tuesday morning, the judiciary’s official website Mizan Online reported.
The state-run Mehr news agency said the executions took place in a public square in the city of Malekshahr, located in Iran’s central province of Isfahan, in front of a crowd.
According to Mizan Online, the two men were convicted of attacking police officers on January 8, allegedly using machetes and knives, and were accused of tying officers to traffic signs, throwing them to the ground, pouring gasoline on them and setting them on fire.
The judiciary said they were also convicted of “moharebeh” (waging war against God) for allegedly using weapons to create fear and terror, as well as “corruption on Earth” for acts described as seriously disrupting public order and national security.
The protests began in late December over the rising cost of living and later developed into broader anti-government demonstrations, reaching their peak on January 8 and 9.
Iranian authorities reported more than 3,000 deaths during the unrest and blamed the violence on alleged “terrorist acts” organized by the United States and Israel. International organizations, however, have accused Iranian security forces of using lethal force against protesters.
According to Amnesty International, Iran is the second country with the highest number of executions in the world after China.
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