Amérique centrale
L’ONU alerte sur la répression transfrontalière des opposants nicaraguayens
La répression exercée par le gouvernement de Daniel Ortega et Rosario Murillo dépasse les frontières du Nicaragua et touche également ses critiques en exil, ont dénoncé des experts de l’ONU, qui ont appelé les autres États à tenir le Nicaragua responsable devant la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye.
Le Groupe d’experts des Nations Unies sur les droits de l’homme concernant le Nicaragua, composé de trois juristes, a exhorté la communauté internationale à demander des comptes au régime nicaraguayen pour de possibles violations de la Convention des Nations Unies sur la réduction des cas d’apatridie de 1961.
Dans un rapport sur la répression transfrontalière des citoyens nicaraguayens présenté mardi devant le Conseil des droits de l’homme, le groupe rappelle que des centaines de personnes ont été privées de leur nationalité par décision judiciaire. Les cas documentés indiquent qu’au moins 452 personnes ont été touchées entre février 2023 et septembre 2024, bien que d’autres aient été dépouillées de leur nationalité sans aucun processus légal, selon les experts.
De plus, les citoyens nicaraguayens vivant à l’étranger sont devenus de facto apatrides, à qui l’on a refusé le renouvellement de leur passeport et d’autres documents officiels, ajoute la commission tripartite.
L’expert hongrois Reed Brody, membre du groupe, a souligné que « un climat de peur s’est installé au sein de la diaspora nicaraguayenne, aucun endroit dans le monde ne semblant sûr pour ceux qui s’opposent à Ortega et Murillo ».
« Une main invisible poursuit les exilés partout où ils vont, leur refuse des passeports, menace eux et leurs familles, et les éloigne de leur pays », a-t-il ajouté.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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