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International

Carlos Slim appelle à une solution urgente pour redresser la situation financière de Pemex

La situation financière compliquée de la société pétrolière publique mexicaine Petróleos Mexicanos (Pemex) rend nécessaire « de trouver une solution » pour que l’entreprise « soit dans une meilleure position », par exemple en permettant aux acteurs privés de produire davantage de barils de pétrole, a déclaré ce mardi le milliardaire Carlos Slim.

« Parce que Pemex ne paie pas ses fournisseurs et producteurs, les entreprises ont stoppé leurs projets et s’en vont. Il faut trouver une solution pour que Pemex soit dans une meilleure position », a affirmé Slim lors de la Journée de l’ingénieur, célébrée le 1er juillet, lors d’un forum organisé par l’Union mexicaine des associations d’ingénieurs (UMAI).

« Il faut investir davantage dans la production plutôt que dans l’exploration, et permettre aux privés de produire plus de barils de pétrole pour améliorer la situation de Pemex », a ajouté le milliardaire mexicain.

Le 19 juin dernier, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a écarté un possible arrêt des fournisseurs du secteur énergétique annoncé cette semaine en raison des dettes accumulées de Pemex, indiquant que l’entreprise a déjà payé 147 milliards de pesos (environ 7,85 milliards de dollars).

Cette déclaration faisait suite à un communiqué de l’Association mexicaine des entreprises de services pétroliers (Amespac), un des principaux prestataires dans l’exploration et la production d’hydrocarbures, qui avait demandé le 16 juin au secrétaire aux Finances et à la secrétaire à l’Énergie, Luz Elena González, « des mesures urgentes » pour éviter l’effondrement des opérations dans le secteur énergétique national.

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Selon Amespac, les dettes accumulées de Pemex dépassaient déjà 404 milliards de pesos (environ 21,57 milliards de dollars) au premier trimestre 2025.

Au cours de cette période, Pemex a enregistré une perte de 43,3 milliards de pesos (environ 2,3 milliards de dollars), tandis que la dette financière nette totale de Pemex a augmenté de 0,4 % par rapport à la fin 2024, atteignant 93,3 milliards de pesos.

Lors du forum, Carlos Slim a également évoqué la situation de la société publique Comisión Federal de Electricidad (CFE), précisant que le Mexique accuse « un grand retard en matière d’infrastructures », mais que les problèmes les plus sérieux sont « la situation financière de la CFE et le frein à l’investissement privé dans le secteur électrique ».

« Nous devons améliorer la transmission de l’électricité, ainsi que l’entretien de la distribution, surtout en raison de la demande générée par l’intelligence artificielle dans les centres de données », a souligné Slim.

Début février, la CFE a annoncé qu’elle investirait près de 28,94 milliards de dollars dans des projets de génération, de transmission et d’électrification des foyers pendant le mandat de Sheinbaum (2024-2030).

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International

L’élection présidentielle péruvienne se dirige vers un dénouement incertain

Le candidat de gauche Roberto Sánchez a pris une légère avance sur son adversaire de droite, Keiko Fujimori, alors que le dépouillement du second tour de l’élection présidentielle péruvienne se poursuit après le scrutin organisé dimanche.

Selon les résultats officiels portant sur 93,92 % des bulletins comptabilisés, Sánchez recueille 50,008 % des suffrages valides, soit 8 790 560 voix, contre 49,992 % pour Fujimori, qui totalise 8 787 618 votes. L’écart entre les deux candidats demeure donc extrêmement réduit.

Au début du dépouillement, Fujimori bénéficiait pourtant d’une avance de plus de cinq points de pourcentage, avant que Sánchez ne réduise progressivement son retard puis ne passe en tête.

Les autorités électorales doivent encore comptabiliser les votes des Péruviens résidant à l’étranger, un segment où Fujimori est considérée comme favorite. En parallèle, plusieurs zones rurales restent à dépouiller, des régions où Sánchez bénéficie généralement d’un soutien plus important.

Par ailleurs, plus de 1 500 procès-verbaux contestés demeurent en attente d’examen par les instances électorales compétentes, ce qui pourrait encore influencer le résultat final.

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Deux projections publiées dans la soirée de dimanche avaient déjà annoncé un scénario extrêmement serré. L’institut Ipsos, dans une étude réalisée pour l’Association Civile Transparencia, attribuait 50,3 % des voix à Sánchez contre 49,7 % à Fujimori. De son côté, Datum Internacional estimait les résultats à 50,14 % pour Sánchez et 49,86 % pour sa rivale.

Face à ses partisans réunis sur la place historique San Martín, au centre de Lima, Roberto Sánchez s’est montré optimiste. Il a qualifié cette journée de « récupération de la démocratie » et a appelé ses représentants à défendre chaque vote et à veiller au respect de la volonté populaire.

Le candidat a également réaffirmé son soutien à l’ancien président Pedro Castillo, actuellement emprisonné à la suite de la tentative de dissolution du Congrès en 2022. Sánchez s’est engagé à œuvrer pour sa libération, estimant que celui-ci a été empêché de gouverner par les élites politiques et économiques du pays.

De son côté, Keiko Fujimori a adopté un ton plus prudent. Reconnaissant l’existence d’un « match nul technique », elle a déclaré qu’aucun vainqueur ne pouvait encore être désigné et que plusieurs jours seraient probablement nécessaires avant la proclamation des résultats définitifs.

La dirigeante du parti Fuerza Popular a également affirmé qu’elle respecterait le verdict des urnes. Elle a souligné l’importance du travail de ses quelque 95 000 délégués électoraux, chargés de vérifier minutieusement chaque procès-verbal afin de garantir le respect de la volonté des électeurs.

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Dans l’attente des derniers résultats, le Pérou reste suspendu à l’issue d’une élection particulièrement disputée, dont le vainqueur pourrait être désigné par une marge de seulement quelques milliers de voix.

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International

Pékin et Pyongyang réaffirment leur alliance à l’occasion du 65e anniversaire de leur traité d’amitié

Le président chinois Xi Jinping a affirmé lundi que les relations entre la Chine et la Corée du Nord entrent dans une « nouvelle étape historique », à l’occasion de sa visite officielle à Pyongyang.

S’exprimant lors d’un banquet organisé en son honneur par Kim Jong Un, dirigeant nord-coréen et secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée, Xi a souligné la solidité des liens qui unissent les deux pays depuis plusieurs décennies.

Selon le président chinois, la Chine et la Corée du Nord, liées par une longue histoire de coopération et de voisinage, ont vu leur amitié traditionnelle se transmettre de génération en génération et se renforcer malgré les évolutions du contexte international.

Xi Jinping a rappelé que l’année 2026 marque le 65e anniversaire du Traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle entre les deux pays, un accord considéré comme le fondement de leurs relations diplomatiques contemporaines.

Le dirigeant chinois a également indiqué avoir atteint d’importants consensus avec Kim Jong Un au cours de sa visite, ouvrant ainsi la voie à un approfondissement de la coopération bilatérale dans différents domaines.

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De son côté, Kim Jong Un a salué le choix de Xi Jinping d’effectuer en Corée du Nord son premier déplacement à l’étranger de l’année 2026. Selon le dirigeant nord-coréen, cette décision reflète l’importance que Pékin accorde au développement des relations entre les deux partis au pouvoir et les deux États.

Cette rencontre intervient dans un contexte où les deux pays cherchent à consolider leur partenariat stratégique et à renforcer leur coordination face aux défis géopolitiques régionaux et internationaux.

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International

Washington renforce les restrictions de visas contre le régime Ortega-Murillo

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a annoncé lundi de nouvelles restrictions de visas visant plus de 100 responsables du gouvernement nicaraguayen ainsi que des membres de leurs familles, à la suite du décès du leader indigène et opposant politique Brooklyn Rivera.

Dans un communiqué, Rubio a affirmé que les États-Unis ne fermeraient pas les yeux sur ce qu’il considère comme la responsabilité du gouvernement dirigé par Daniel Ortega et Rosario Murillo dans la mort de Rivera, figure emblématique du peuple miskito.

Brooklyn Rivera est décédé le 31 mai à l’âge de 73 ans dans sa communauté d’origine, après avoir passé près de trois ans en détention. Selon les autorités nicaraguayennes elles-mêmes, son état de santé s’était fortement détérioré durant son incarcération.

L’ancien député avait été arrêté le 29 septembre 2023 à son domicile de Bilwi, sur la côte caraïbe du Nicaragua. L’organisation Amnesty International le considérait comme un prisonnier d’opinion.

Selon Marco Rubio, cette nouvelle série de sanctions porte à plus de 2 350 le nombre de responsables nicaraguayens et de membres de leurs familles visés par des restrictions de visas imposées par les États-Unis.

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Washington n’a toutefois pas rendu publique la liste des personnes concernées. Une source du Département d’État a rappelé que la législation américaine ne l’oblige pas à divulguer l’identité des personnes sanctionnées et que les informations relatives aux visas demeurent généralement confidentielles.

Le communiqué mentionne néanmoins le nom de Lumberto Campbell Hooker, haut responsable nicaraguayen et ancien président par intérim du Conseil suprême électoral. Celui-ci avait déjà été sanctionné financièrement par les États-Unis en 2019.

Selon les autorités américaines, Campbell Hooker aurait participé directement au refus de soins médicaux à Brooklyn Rivera et aurait empêché sa famille d’organiser ses funérailles. Le Département d’État n’a cependant pas précisé si ce responsable figure parmi les personnes visées par les nouvelles restrictions de visas.

Cette annonce marque une nouvelle étape dans les tensions persistantes entre Washington et le gouvernement nicaraguayen, alors que les États-Unis continuent de dénoncer les atteintes aux droits humains et les restrictions des libertés politiques dans le pays.

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