Amérique centrale
Le Guatemala défend la souveraineté du Maroc face à une prise de position controversée
Une récente déclaration du vice-président du Groupe Parlementaire de Gauche (GPI) du PARLACEN, le Nicaraguayen José Antonio Zepeda, a suscité une vive controverse au sein de l’organisme régional, après son soutien exprimé au mouvement séparatiste du Front Polisario. Cette prise de position a été immédiatement rejetée par la délégation du Guatemala, qui a fermement défendu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
La réponse guatémaltèque, menée par l’ancien président Alejandro Giammattei, s’est traduite par un communiqué officiel qualifiant de déplacée et idéologisée la déclaration du GPI. Les députés y ont souligné la coopération exemplaire entre le Maroc et le Parlement centraméricain, en insistant sur le rôle stratégique du royaume dans le renforcement des liens entre l’Afrique et l’Amérique centrale.
La délégation guatémaltèque a également exhorté la présidence du PARLACEN à veiller à ce que les futures déclarations institutionnelles soient le fruit d’un consensus, et non d’expressions personnelles susceptibles de compromettre la neutralité de l’organisme.
Cet incident intervient dans un contexte où le président du PARLACEN, Carlos Hernández, avait réaffirmé en mai dernier, lors d’une visite à Laâyoune, la position officielle du Parlement en faveur de l’intégrité territoriale du Maroc. À cette occasion, le PARLACEN avait renouvelé son engagement envers les principes de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires internes des États.
Alors que le Maroc continue de rallier un soutien international à son initiative d’autonomie pour résoudre le différend sur le Sahara, certaines voix dissidentes tentent de promouvoir des positions qui ne reflètent pas le consensus du bloc centraméricain.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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