Connect with us

Amérique centrale

Justice historique pour les femmes achí violées durant le conflit armé au Guatemala

Des dizaines d’ONG internationales, dont WOLA et Impunity Watch, ont salué la portée historique d’un procès qui, selon elles, illustre comment l’armée guatémaltèque a utilisé la violence sexuelle comme une arme de guerre pour soumettre et contrôler les communautés autochtones durant le conflit armé interne entre 1960 et 1996.

Les trois accusés, Pedro Sánchez, Simeón Enríquez et Félix Tum, âgés de 60 à 73 ans, sont d’anciens membres des Patrouilles d’autodéfense civile, une structure paramilitaire créée par les forces armées pour lutter contre la guérilla de gauche. Tous trois, eux-mêmes autochtones, ont été reconnus coupables de crimes contre l’humanité pour les viols systématiques de femmes mayas de l’ethnie achí, survenus entre 1981 et 1983 dans le village de Rabinal, au nord de la capitale.

Le tribunal, dirigé par la juge María Eugenia Castellanos, a condamné les accusés à 40 ans de prison incompressibles. Une source d’Impunity Watch a confirmé les détails à l’AFP.

Selon un rapport publié en 1999 par la Commission de la vérité de l’ONU, 83 % des victimes du conflit guatémaltèque étaient des autochtones, et la majorité des violations des droits humains ont été attribuées aux forces de l’État.

En 2013, l’ancien dictateur Efraín Ríos Montt avait été condamné à 80 ans de prison pour génocide contre les indigènes ixiles, mais la peine fut annulée et il est décédé en 2018 avant un nouveau procès.

Advertisement
20260101_dengue_cubeta_728x90
previous arrow
next arrow

Le procès, ouvert le 28 janvier, est le deuxième impliquant des femmes achí victimes de violences sexuelles massives dans des villages et dans une base militaire à Rabinal. Entre 2011 et 2015, 36 survivantes avaient porté plainte contre des ex-militaires et leurs complices. En 2022, cinq autres ex-paramilitaires ont été condamnés à 30 ans de prison pour des faits similaires.

«Nous avons gagné un second procès contre les patrouilleurs qui ont commis des atrocités pendant le conflit armé. Je suis très heureuse», a déclaré à l’AFP Paulina Ixpatá, 62 ans, l’une des survivantes.

L’avocate indigène Haydeé Valey a souligné que la décision est historique, car elle «reconnaît la lutte des survivantes».

Dans la salle d’audience, plusieurs personnes ont applaudi à l’énoncé du verdict, tandis que des victimes, vêtues de leurs habits traditionnels, suivaient la procédure avec l’aide d’un interprète.

Lors du procès, le ministère public et les avocats des plaignantes ont présenté 168 éléments de preuve, dont 12 témoignages, 10 expertises, 139 documents et 7 disques contenant vidéos et rapports.

Advertisement
20260101_dengue_cubeta_728x90
previous arrow
next arrow

Juste avant le verdict, Pedro Sánchez a clamé son innocence : «Je suis innocent de ce dont on m’accuse.»

Avant l’audience finale, les survivantes et des militants ont organisé une cérémonie symbolique avec des fleurs et des bougies devant le palais de justice de la capitale.

Continue Reading
Advertisement
20260101_dengue_balde_300x250

Amérique centrale

Un ancien chef militaire hondurien poursuivi pour une présumée atteinte à la liberté de la presse

La Fiscalía Especial para la Protección de Periodistas y Defensores de Derechos Humanos du Honduras a présenté mercredi dernier une demande d’accusation contre Roosevelt Hernández, ancien secrétaire à la Défense et ancien chef de l’État-Major conjoint des Forces armées honduriennes, aujourd’hui à la retraite, pour une présumée atteinte à la liberté de la presse dans le pays.

L’affaire remonte à la période comprise entre 2025 et 2026, lorsque le média numérique des Forces armées honduriennes a publié plusieurs articles dans lesquels trois journalistes ainsi que le Collège des journalistes du Honduras (CPH)étaient qualifiés de « sicarios de la vérité » (« tueurs à gages de la vérité »).

Les journalistes concernés sont Dagoberto Rodríguez, directeur de Radio Cadena Voces ; Rodrigo Wong Arévalo, directeur du journal télévisé Abriendo Brecha ; ainsi que Juan Carlos Sierra, président du CPH.

Selon le ministère public hondurien, l’enquête comprend plusieurs éléments, notamment des démarches préjudiciaires, des plaintes déposées par les personnes concernées, des expertises spécialisées et des témoignages recueillis dans le cadre de la procédure.

Les autorités judiciaires doivent désormais déterminer les éventuelles responsabilités dans cette affaire qui a suscité un débat sur la protection des journalistes et la liberté d’expression au Honduras.

Advertisement
20260101_dengue_cubeta_728x90
previous arrow
next arrow
Continue Reading

Amérique centrale

Une enquête ouverte après un incendie meurtrier dans un quartier de San Pedro Sula

Un violent incendie a endeuillé une famille dans la ville de San Pedro Sula, au Honduras, après qu’un feu a ravagé une habitation précaire en tôle et en bois située dans le quartier de Los Bordos de Esquipulas, provoquant la mort de plusieurs de ses occupants.

Selon les témoignages de voisins, le sinistre se serait déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi, vraisemblablement à la suite d’un court-circuit provoqué par un ventilateur, bien que les autorités poursuivent leur enquête afin d’en déterminer les causes exactes.

Au moment de l’incendie, les membres de la famille dormaient à l’intérieur de la maison. Pris au piège par les flammes, ils n’ont pas eu le temps de s’échapper.

La mère de famille, Mirta, a survécu au drame après avoir quitté son domicile très tôt dans la matinée pour se rendre à son travail, où elle gagne sa vie en lavant du linge. Un autre de ses enfants, également mineur, n’avait pas passé la nuit dans la maison, ce qui lui a permis d’échapper à l’incendie.

Selon les médias honduriens, Mirta avait l’habitude de verrouiller la porte de l’intérieur avant de partir, afin de protéger la maison contre les cambriolages.

Advertisement
20260101_dengue_cubeta_728x90
previous arrow
next arrow

Les corps des victimes ont été transférés à l’Institut de médecine légale, où des examens dentaires et des analyses ADN seront réalisés pour permettre leur identification. Un porte-parole de l’institution a précisé que certaines victimes ne possédaient pas d’acte de naissance, ce qui complique le processus d’identification.

Continue Reading

Amérique centrale

Le président hondurien Nasry Asfura obtient une note de 3,82 après ses 100 premiers jours au pouvoir

Le président du Honduras, Nasry Juan Asfura Zablah, du Parti national, a reçu une évaluation de 3,82 sur 10 pour ses 100 premiers jours à la tête de l’exécutif, selon une enquête réalisée auprès de plus de 1 500 Honduriens.

Le sondage, mené par le Centre de réflexion, de recherche et de communication (ERIC-SJ), a couvert 16 des 18 départements du pays afin de mesurer la perception de la population sur les débuts de l’administration Asfura.

D’après les résultats, les principales préoccupations des citoyens concernent la situation économique et le coût élevé de la vie, cités par 29,8 % des personnes interrogées comme le principal échec du gouvernement. Viennent ensuite l’absence de réalisations notables (14,6 %), le chômage (14,3 %) et la violence ainsi que l’insécurité (12,3 %).

L’étude révèle également qu’une large majorité des sondés (74,2 %) estime que le gouvernement n’a enregistré aucune réalisation majeure au cours de ses cent premiers jours, traduisant un niveau important d’insatisfaction au sein de la population.

Malgré cette faible évaluation, 51,1 % des personnes interrogées considèrent que le gouvernement d’Asfura représente un changement positif pour le Honduras, tandis que 45,7 % portent un jugement négatif sur son administration.

Advertisement
20260101_dengue_cubeta_728x90
previous arrow
next arrow

Par ailleurs, l’enquête montre que 80,7 % des répondants estiment que le soutien public du président américain Donald Trump a influencé la victoire électorale de Nasry Asfura. Parmi eux, 68,3 % jugent que cette influence a été « très importante » lors de l’élection présidentielle hondurienne.

Continue Reading

Trending

News Central