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International

La Bolivie capture quatre autres militaires qui ont « mené » la « tente de coup d’État »

Le ministre du gouvernement (intérieur), Eduardo del Castillo, a rapporté vendredi que les autorités boliviennes ont capturé quatre autres militaires qui ont « dirigé » la « tentaive de coup d’État » mercredi contre le gouvernement de Luis Arce, sous les ordres du commandant général de l’armée Juan José Zuñiga.

Del Castillo a souligné lors d’une conférence de presse, dans la ville de La Paz, l’arrestation du capitaine d’infanterie Miguel Burgos, qu’il a accusé d’être chargé de la coordination de la prise de la place Murillo devant le siège du gouvernement d’Arce, « on l’a vu donner des instructions et organiser les forces et les chars », a ajouté le ministre.

Il a également présenté à la presse le « conducteur » du char qui a renversé la porte du siège de l’exécutif dans la capitale bolivienne, le sergent Allan Condorini.

Le ministre a indiqué que le général de l’armée de l’air, Marcelo Zegarra, est également en détention mais qu’il ne peut pas encore être montré à la presse parce qu’une « enquête » spéciale est en cours.

Avec ces captures, il y a un total de 21 personnes arrêtées pour l’affaire que le ministre a nommée « Golpe d’État échoué », ajoutant que « ces personnes commandaient la destruction du patrimoine du peuple bolivien ».

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Del Castillo a révélé que les militaires communiquaient pendant la « tentaire de coup d’État » via l’application téléphonique « facetime » et n’utilisaient pas les médias sociaux.

« Juan José Zuñiga n’a pas travaillé seul, ces 21 personnes et ces militaires n’ont pas travaillé unilatéralement », a déclaré le ministre.

« Zuñiga était un narcissique et se faisait appeler le ‘général du peuple, un leader planétaire’ (…) ces comportements vont devoir être évalués par des psychiatres », a déclaré le ministre.

Le chef militaire destitué Zuñiga a mené une action qui, selon Del Castillo, cherchait à « changer le cabinet du gouvernement » et à « rétablir » la démocratie dans le pays.

Elle a également déclaré qu’ils voulaient libérer « tous les prisonniers politiques » et a mentionné l’ancienne présidente par intérim Jeanine Áñez (2019-2020) et le gouverneur de l’opposition Luis Fernando Camacho.

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Après quelques heures de tension, Zuñiga a replié ses forces armées et a ensuite été capturé à l’état-major.

Le commandant général destitué de l’armée bolivienne Juan José Zuñiga sera poursuivi pour les crimes de terrorisme et de soulèvement armé, a rapporté vendredi son avocat Steven Orellana, ajoutant que l’audience de précaution est prévue pour cet après-midi.

« Il a adhéré au droit au silence, mais le parquet a déjà émis l’accusation formelle de terrorisme et de soulèvement armé », a brièvement déclaré Orellana aux médias au siège de la Force spéciale de lutte contre le crime (FELCC) dans la ville de La Paz.

Pendant son arrestation, il a déclaré à la presse que c’est le président Arce lui-même qui lui avait ordonné de sortir « les blindés » comme une stratégie pour « élever sa popularité ».

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Amérique centrale

À l’approche des élections, Bukele devient la référence politique préférée des Péruviens

Un Péruvien sur deux souhaiterait que le prochain président du pays ressemble au chef de l’État salvadorien Nayib Bukele, selon une enquête d’opinion réalisée par l’institut Datum Internacional, dont les résultats ont été rendus publics dimanche.

Le Pérou se prépare à des élections générales prévues le 12 avril prochain, incluant l’élection présidentielle, conformément au calendrier de la Jurée nationale des élections. L’actuelle présidente, Dina Boluarte, achèvera son mandat le 28 juillet 2026.

Dans ce contexte préélectoral, Datum a interrogé les citoyens sur le profil de président qu’ils aimeraient voir diriger le pays. Nayib Bukele arrive largement en tête avec 51 % des préférences. Il est suivi par le président américain Donald Trump, qui recueille 11 % des mentions, puis par le président argentin Javier Milei avec 5 %, et la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum avec 3 %.

Analysant ces résultats, la directrice générale de Datum, Urpi Torrado, a expliqué que l’attrait des Péruviens pour Bukele repose sur son image d’autorité et de leadership.

« Dans les études précédentes, nous interrogions les répondants sur des attributs précis. Cette fois, nous avons voulu savoir à quel président étranger devrait ressembler le futur président du Pérou, afin d’identifier les référents. Le résultat montre que 51 % citent Nayib Bukele, perçu comme une figure qui impose l’autorité et le leadership », a déclaré Torrado dans l’émission Ampliación de Noticias.

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Elle a ajouté que « c’est ce type de président que recherchent aujourd’hui les Péruviens », quelqu’un « capable de tenir ses promesses ». Toutefois, elle a estimé que ce profil est « très difficile à retrouver » parmi les 36 candidats actuellement en lice pour la présidence.

L’enquête révèle également que Rafael López Aliaga, du parti Renovación Popular, arrive en tête des intentions de vote avec 12 %, suivi de Keiko Fujimori, de Fuerza Popular, avec 8,8 %.

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International

Le Minnesota poursuit l’administration Trump après des opérations musclées de l’ICE

L’État du Minnesota a intenté lundi une action en justice contre l’administration du président américain Donald Trump en raison d’une vaste opération menée par les autorités de l’immigration, après la mort par balle d’une femme lors d’une intervention d’un agent de l’ICE à Minneapolis la semaine dernière.

Dans la plainte, le Minnesota, aux côtés des villes jumelles de Minneapolis et Saint Paul — connues sous le nom de Twin Cities — dénonce les opérations du Service de l’immigration et des douanes (ICE), accusées d’avoir « semé la peur parmi les personnes qui vivent, travaillent et visitent Minneapolis », et plus largement dans les Twin Cities.

Selon le document judiciaire, « des milliers d’agents armés et masqués ont terrorisé les Twin Cities en menant des raids militarisés et des arrestations dangereuses, illégales et inconstitutionnelles dans des lieux publics, y compris des écoles et des hôpitaux ».

D’après la secrétaire adjointe à la Sécurité intérieure, Tricia McLaughlin, plus de 2 000 personnes ont été arrêtées depuis le lancement, en décembre dernier, de cette opération baptisée Metro Surge.

Les plaignants estiment que cette initiative est motivée par « le désir de l’administration Trump de punir ses opposants politiques ». Ils affirment que les actions menées « semblent conçues pour provoquer la colère des communautés, semer la peur et causer une détresse émotionnelle » au sein de la population.

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La plainte fait également référence à la mort de Renee Nicole Good, 37 ans, tuée par un agent de l’ICE le 7 janvier dernier. L’État demande la suspension des opérations de l’agence fédérale au Minnesota, invoquant son autorité souveraine « inviolable » pour protéger « la santé et le bien-être » de ses résidents.

Le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, a présenté la plainte lors d’une conférence de presse, saluant l’engagement de la ville où « des héros se défendent mutuellement et soutiennent leurs voisins ».

« Une chose est certaine : nous ne reculerons pas (…). Nous faisons face aux intimidateurs et, aujourd’hui, nous demandons l’intervention du tribunal pour mettre fin à ce comportement inconstitutionnel », a-t-il déclaré.

Frey a également affirmé que la police municipale reçoit « d’innombrables appels signalant des enlèvements » commis par des agents « portant des uniformes sans identification » et arrêtant « des citoyens américains dans les rues ».

Le week-end dernier, plus de 1 000 manifestations ont eu lieu à travers les États-Unis pour protester contre la politique migratoire du gouvernement Trump et contre la mort de Renee Nicole Good.

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Amérique centrale

Washington renforce ses liens avec le président élu du Honduras, Nasry Asfura

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a tenu lundi une réunion privée avec le président élu du Honduras, Nasry « Tito » Asfura, au cours de laquelle ils ont convenu de renforcer les relations bilatérales, en mettant l’accent sur la sécurité régionale et la coopération en matière de renseignement.

Selon un communiqué du Département d’État, Rubio a félicité Asfura pour sa victoire à l’élection présidentielle du 30 novembre, un scrutin dont les résultats ont été confirmés après plus de trois semaines marquées par des accusations de fraude électorale et l’absence de validation immédiate.

Lors de l’entretien, le chef de la diplomatie américaine a souligné la volonté de Washington d’« approfondir » ses relations avec le nouveau gouvernement hondurien, notamment par le renforcement du traité d’extradition et l’élargissement de l’échange d’informations afin de lutter contre le crime transnational.

Dès les jours précédant le scrutin, le président américain Donald Trump avait exprimé publiquement son soutien à Asfura, candidat du Parti national, affirmant qu’il était le seul avec lequel son administration entretiendrait des relations bilatérales directes.

Asfura, qui prendra ses fonctions le 27 janvier prochain, a promis de faire de la sécurité, de la lutte contre le crime organisé et de la coopération internationale — en particulier avec les États-Unis et les pays voisins d’Amérique centrale — les priorités de son mandat.

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La veille de la rencontre entre Rubio et Asfura, la présidente sortante Xiomara Castro avait demandé un nouveau dépouillement complet des votes, invoquant des irrégularités et l’existence de procès-verbaux non comptabilisés. L’armée hondurienne a toutefois apporté son soutien à la décision du Conseil national électoral (CNE), qui a officiellement proclamé la victoire du candidat de droite.

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