International
Apple accepte de payer 490 millions de dollars pour résoudre une accusation de fraude boursière
Apple a accepté vendredi de payer 490 millions de dollars pour résoudre un procès aux États-Unis dans lequel un groupe d’investisseurs accusait le cadre supérieur, Tim Cook, de fraude pour avoir prétendument caché une baisse du procès pour l’iPhone en Chine.
L’accord préliminaire pour clôturer le recours collectif, dans lequel le géant de la technologie a nié toute responsabilité, a été remis aujourd’hui devant un tribunal fédéral d’Oakland (Californie) et doit recevoir le feu vert de la juge Yvonne Gonzalez Rogers, qui a convoqué une audience le 30 avril.
La plainte est basée sur des déclarations « fausses et trompeuses » faites par Cook fin 2018 sur la demande de l’iPhone et l’activité d’Apple en Chine, qui a conduit ses actions à être cotées « avec des prix artificiellement gonflés » jusqu’à ce qu’elles tombent lorsque les « faits réels » sont connus, indique le document, publié sur la plateforme judiciaire.
Le 1er novembre 2018, Cook a indiqué lors d’une conférence avec des analystes qu’Apple avait des problèmes de vente sur plusieurs marchés où la devise s’était affaiblie, comme le Brésil ou la Russie, mais a déclaré : « Je ne mettrais pas la Chine dans cette catégorie », reprend le portail spécialisé CNBC.
Quelques mois plus tard, le 2 janvier 2019, Apple a réduit par surprise ses prévisions de vente trimestrielles – la première annonce de ce type depuis le lancement de l’iPhone en 2007 – jusqu’à 9 milliards de dollars et l’a attribué aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, ajoute-t-il.
En réaction à cette annonce négative inattendue, les actions d’Apple ont chuté de 10 %, ce qui a effacé 74 milliards de dollars de valeur marchande.
Les plaignants, qui ont entamé la procédure judiciaire il y a cinq ans, comprennent plusieurs fonds de pension, dont le Norfolk Pension Fund du Royaume-Uni.
International
Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz
La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.
Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.
Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.
Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
International
La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue
Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.
Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.
Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.
Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.
Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».
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