International
La Cour suprême accepte de décider si Trump peut être jugé pour ingérence électorale
La Cour suprême a accepté ce vendredi de décider si l’ancien président républicain Donald Trump (2017-2021) peut être jugé pour ingérence électorale lors des élections présidentielles de 2020 ou s’il bénéficie de l’immunité.
Les plaidoiries dans cette affaire, selon la chaîne CNN, débuteront fin avril.
La question de l’immunité présidentielle est devenue un obstacle dans les différents cas que le Département de la Justice américain a ouverts contre Trump, notamment dans celui de Washington D.C. pour avoir tenté de renverser le résultat de 2020, lorsqu’il a perdu les élections contre le démocrate Joe Biden.
Trump avait fait appel devant la Cour suprême le 12 février dernier d’une décision d’une cour inférieure selon laquelle l’ancien président ne bénéficiait pas de l’immunité présidentielle et devait être jugé pour avoir tenté de renverser les résultats des élections de 2020 en incitant à l’assaut du Capitole.
Les juges de la plus haute instance judiciaire américaine, majoritairement conservateurs, avaient plusieurs options : refuser directement d’examiner l’affaire, suspendre provisoirement le processus contre Trump pendant qu’ils débattent de l’immunité présidentielle, et également tenir une audience pour entendre les parties.
La Cour suprême entendra les arguments
La Cour suprême a convenu d’entendre les arguments oraux la semaine du 22 avril.
Cette annonce constitue en pratique un nouveau report du procès contre Trump à Washington, initialement programmé pour le 4 mars mais reporté. Les procédures préliminaires restent suspendues jusqu’à ce qu’une décision soit prise à ce sujet.
L’équipe juridique du républicain a tenté de retarder tout processus judiciaire à son encontre, car une éventuelle victoire de Trump aux élections présidentielles face au président actuel, Joe Biden, le placerait en tant que chef de l’exécutif et lui donnerait le pouvoir d’ordonner à son procureur général de rejeter les accusations fédérales portées contre lui.
Les juges de la Cour suprême se limiteront à décider si, et dans quelle mesure, un ancien président bénéficie de l’immunité pour des actes présumément liés à des activités officielles pendant son mandat.
Celui de Washington est l’une des quatre accusations criminelles auxquelles il est confronté. Le premier procès à se tenir pourrait être celui de New York pour des paiements supposément irréguliers à l’actrice porno Stormy Daniels, fixé pour le 25 mars.
De plus, le 20 mai est programmé le procès en Floride, où il est accusé d’avoir stocké illégalement du matériel classifié dans sa résidence de Mar-a-Lago après avoir quitté le pouvoir.
Enfin, le bureau du procureur du comté de Fulton (Géorgie) accuse Trump d’avoir tenté de subvertir les résultats électoraux de 2020 dans cet État, mais ce procès n’a pas encore de date de début fixée.
International
Le scrutin présidentiel péruvien reste indécis malgré l’avance de Fujimori
Keiko Fujimori conserve la tête du décompte officiel des voix de l’élection présidentielle péruvienne et a légèrement accru son avance sur son rival de gauche, Roberto Sánchez, qui a dénoncé plusieurs irrégularités dans le processus électoral, selon les résultats actualisés publiés mardi.
Avec 99 % des procès-verbaux dépouillés, Fujimori obtenait 50,097 % des suffrages contre 49,903 % pour Sánchez, d’après les données de l’Office national des processus électoraux (ONPE).
Toutefois, le résultat définitif n’a pas encore été proclamé. Les autorités électorales doivent encore examiner plusieurs procès-verbaux contestés représentant environ 256 000 votes, une procédure qui pourrait prendre plusieurs jours. Le second tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 7 juin.
L’ONPE a indiqué que le décompte final pourrait être achevé dans un délai allant de deux semaines jusqu’à la fin du mois.
Parallèlement, le parti de Roberto Sánchez, Juntos por el Perú, a dénoncé un manque de transparence de la part des organismes chargés du processus électoral, ainsi qu’un changement des règles électorales et diverses irrégularités. La formation politique n’a toutefois pas fourni de détails précis sur ces accusations.
Cette position marque un changement par rapport à celle adoptée une semaine plus tôt, lorsque Sánchez était en tête du décompte et que son camp avait annoncé qu’il respecterait le verdict des urnes quel qu’en soit le résultat.
Juntos por el Perú a par ailleurs convoqué une manifestation à Lima pour vendredi afin de défendre ce qu’il considère comme l’intégrité du vote populaire.
De son côté, Luis Galarreta, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Fujimori, a affirmé que le parti Fuerza Popular attendrait la publication du décompte complet avant de revendiquer la victoire.
« Nous allons attendre la fin du processus avant de nous prononcer sur l’issue de l’élection », a déclaré Galarreta à la radio RPP.
La mission d’observation électorale de l’Union européenne a indiqué que le second tour s’était déroulé dans un climat « calme et ordonné », malgré une campagne marquée par une forte polarisation politique.
Le scrutin a opposé Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), à Roberto Sánchez, considéré comme l’héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo, actuellement emprisonné après sa tentative avortée d’autocoup d’État en 2022.
Il s’agit de la quatrième candidature présidentielle de Fujimori, tandis que Sánchez participait pour la première fois à une élection présidentielle.
Le vainqueur succédera au président par intérim José María Balcázar le 28 juillet prochain pour un mandat de cinq ans.
International
Du relatif anonymat à la célébrité : le gardien cap-verdien Vozinha conquiert les réseaux sociaux
Le gardien cap-verdien Josimar Dias, plus connu sous le nom de Vozinha, est passé du statut de joueur relativement discret sur la scène internationale à celui de véritable phénomène mondial grâce à son impressionnante performance face à l’Espagne lors de la Coupe du monde 2026.
Avant cette rencontre, le portier comptait un peu plus de 50 000 abonnés sur Instagram. Cependant, sa prestation exceptionnelle contre la sélection espagnole a déclenché un engouement spectaculaire sur les réseaux sociaux, lui permettant de gagner des millions de nouveaux abonnés en seulement quelques heures.
Cette ascension fulgurante lui a même permis de dépasser le Néo-Zélandais Tim Payne, qui était jusqu’alors considéré comme l’un des joueurs les plus populaires et viraux du tournoi.
À ce jour, Vozinha totalise déjà 8,2 millions d’abonnés sur Instagram, un chiffre qui continue de progresser à mesure que sa performance fait le tour des médias et des plateformes numériques à travers le monde.
La résistance et les arrêts décisifs du vétéran africain ont également été salués par la FIFA, qui l’a désigné meilleur joueur du match lors de la première apparition du Cap-Vert dans cette Coupe du monde.
Pour sa 89e sélection avec l’équipe nationale cap-verdienne, Vozinha a signé l’une des prestations les plus marquantes de sa carrière, devenant l’un des grands protagonistes du début du tournoi et un symbole de la combativité de son équipe sur la scène mondiale.
International
Haïti : plus de 2.300 morts liés à la violence des gangs depuis le début de l’année
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a alerté ce lundi sur l’ampleur de la violence des gangs en Haïti, qui a causé au moins 2.300 morts depuis le début de l’année, dans un contexte de grave dégradation sécuritaire dans le pays.
S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, le Haut-Commissaire Volker Türk a indiqué que cette violence avait également fait 1.100 blessés et conduit à 99 enlèvements sur la même période.
Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, est confronté depuis plusieurs années à une insécurité chronique alimentée par des gangs armés, responsables d’homicides, de viols, de pillages et de kidnappings.
Face à cette situation, Volker Türk a appelé les autorités haïtiennes à agir rapidement afin de mettre en place des structures judiciaires capables de lutter contre l’impunité et de restaurer l’État de droit.
Il a également exhorté à poursuivre le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies.
En septembre, le Conseil de sécurité avait décidé de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) par cette nouvelle force, qui pourra compter jusqu’à 5.500 membres, composés de policiers et de militaires internationaux.
La communauté internationale reste mobilisée face à une crise humanitaire et sécuritaire qui continue de s’aggraver dans le pays caribéen, où les groupes criminels étendent leur contrôle sur de larges portions du territoire.
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