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International

La Bolivie et la Russie signent un accord pour l’extraction directe du lithium

Photo: ABI

13 décembre |

La société publique Yacimientos de Litio Bolivianos (YLB) a signé mercredi un accord avec la société russe Uranium One Group en vue d’installer une usine pilote d’extraction directe de lithium.

Cette nouvelle intervient alors que l’on a appris la veille que l’usine industrielle de carbonate de lithium de Yacimientos de Litio Bolivianos (YLB) sera inaugurée dans les prochains jours et qu’elle aura la capacité de produire 15 000 tonnes métriques de carbone de lithium par an.

Le ministre des hydrocarbures, Franklin Molina, a déclaré dans un communiqué de presse : « Je tiens à annoncer une bonne nouvelle pour le pays concernant la conclusion des travaux civils et mécaniques et la phase d’essai de production de l’usine industrielle de carbonate de lithium ».

L’usine est située dans le complexe industriel Yacimientos de Litio Bolivianos (YLB), dans la municipalité de Colcha K à Potosí, près des salines d’Uyuni, et sera inaugurée par le président bolivien Luis Arce à une date qui reste à définir.

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La construction a commencé en 2019, après plusieurs pauses et un investissement de 94 millions de dollars. Le gouvernement prévoit qu’elle atteindra 20 % de sa capacité de production ce mois-ci, et 100 % au cours de l’année 2024.

L’acte d’association avec l’entreprise russe a eu lieu mercredi à la Casa Grande del Pueblo, dans la ville de La Paz, en présence du président bolivien Luis Arce.

L’accord signé est valable pour deux ans et permettra le traitement du carbonate de lithium de qualité batterie dans sa pureté, selon la présidente d’YLB, Karla Calderón.

Le projet sera mis en œuvre en trois phases : la première phase produira 1 000 tonnes par an ; la deuxième phase produira jusqu’à 8 000 tonnes ; et la troisième phase ajoutera 5 000 tonnes, pour une production totale de 14 000 tonnes de carbonate de lithium.

Le ministre des Hydrocarbures, Franklin Molina, a souligné qu’il s’agit d’un projet échelonné avec un investissement initial de 100 millions de dollars et une expansion de 200 millions de dollars.

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International

Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz

La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.

Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.

Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.

Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

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« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.

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International

La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue

Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.

Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.

Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.

Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.

Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.

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Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.

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International

La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington

Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.

La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.

Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.

Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.

Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.

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Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».

D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.

La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».

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