International
L’ancien directeur des pénitenciers du Paraguay tué lors d’une attaque par des tueurs à gages
24 novembre |
Antonio Bazán, ancien directeur des pénitenciers du Paraguay, a été brutalement assassiné par des tueurs à gages alors qu’il se rendait à son travail à la prison de Concepción, située à environ 500 km au nord d’Asunción, a annoncé la police jeudi.
Le commissaire Feliciano Martínez, directeur de la police de Concepción, a déclaré que M. Bazán était sur le point de prendre son service matinal à la prison lorsque son véhicule a été intercepté par des tueurs à gages qui lui ont tiré dessus à neuf reprises, le tuant violemment.
Ce crime a suscité la consternation et l’inquiétude au Paraguay, ce qui a conduit le ministre de l’intérieur, Enrique Riera, à exprimer son inquiétude en déclarant : « Nous sommes en train de perdre la guerre contre le crime organisé ».
Antonio Bazán avait déjà reçu des menaces de mort en 2021 alors qu’il était directeur des pénitenciers. Un individu lié au Clan Rotela, une organisation criminelle dédiée au micro-trafic et qui exerce une influence dans la prison de Tacumbú à Asunción, l’avait prévenu de représailles en raison des transferts de prisonniers qu’il effectuait pour lutter contre la surpopulation de cette prison.
Cet incident tragique ajoute à la tension qui règne dans le système pénitentiaire paraguayen, marqué par des épisodes récents tels que l’émeute menée par le clan Rotela en octobre dernier dans la prison de Tacumbú, où les détenus ont pris les gardiens en otage pendant 15 heures.
Le président Santiago Peña avait alors été contraint de céder à certaines des revendications des prisonniers, ce qui avait suscité une controverse sur la gestion des prisons dans le pays. Le meurtre d’Antonio Bazán est le deuxième d’un ancien directeur de Tacumbú, après celui d’Oscar Daniel González Olmedo en juin 2022.
Les autorités paraguayennes sont confrontées à un défi de taille : garder le contrôle d’un système carcéral qui compte environ 16 000 détenus répartis dans 18 pénitenciers, et où la violence associée aux groupes criminels reste une menace persistante.
International
Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz
La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.
Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.
Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.
Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
International
La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue
Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.
Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.
Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.
Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.
Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».
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