International
Quatre morts et deux disparus dans des pluies diluviennes en Haïti
21 novembre |
Le département de la protection civile d’Haïti a indiqué lundi que les fortes pluies qui se sont abattues sur plusieurs régions du pays pendant trois jours ont tué quatre personnes, tandis que deux autres sont portées disparues et que quelque 420 maisons ont été inondées.
Selon les rapports officiels, les pluies abondantes sur plusieurs communes du pays, ont considérablement affecté les zones du secteur agricole, notamment dans la grande plaine de La Hatte, dans la Grand’Anse, ainsi que les infrastructures urbaines et communales.
Les autorités ont localisé trois des morts dans la région sud de la nation caribéenne et un autre dans le sud-est, tandis que les disparus seraient des résidents du département de la Grand’Anse, également dans le sud, qui ont tenté de traverser les affluents gonflés d’une rivière lors d’une inondation.
L’autorité sanitaire a fait part de sa vigilance face aux craintes d’une nouvelle épidémie de maladies d’origine hydrique dans certaines zones touchées par les inondations, telles que Beaumont dans la Grand’Anse, Baradères dans le sud d’Haïti et la partie basse de la ville de Miragoâne dans les Nippes, également dans l’extrême sud du pays.
Des glissements de terrain et des champs dévastés ont également été signalés dans la Grand’Anse, avec des dégâts considérables dans les plantations de bananes, ainsi que dans les Nippes, le Sud dans le sud et le Nord-Ouest dans le nord-ouest.
Dans le centre de Port-de-Paix, au nord d’Haïti, la circulation routière reste difficile en raison de l’accumulation d’alluvions et de boue dans les rues. Parallèlement, le cimetière communal de Chardonnières, également dans le sud, a été inondé et plusieurs tombes ont été détruites ou endommagées.
La Direction de la protection civile a conseillé aux citoyens de promouvoir d’urgence des travaux de drainage et de nettoyage, y compris des égouts, dans les principales zones urbaines du pays.
Elle a également suggéré de concentrer les efforts de communication et de financement de l’État sur l’information de la population et de mener une campagne spécifique jusqu’à la fin de la saison cyclonique, fin novembre, pour continuer à surveiller les phénomènes hydrométéorologiques et à informer la population.
International
Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz
La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.
Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.
Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.
Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
International
La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue
Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.
Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.
Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.
Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.
Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».

























