International
L’Argentine agit pour accroître le pouvoir d’achat des travailleurs
28 août |
Le ministre argentin de l’économie et candidat à la présidence du bloc de l’Union pour la patrie, Sergio Massa, a annoncé dimanche une augmentation des revenus que les retraités et les pensionnés de ce pays recevront entre septembre et novembre, une mesure qui fait partie d’une série d’augmentations destinées à faire face à la dévaluation de la monnaie locale imposée par le Fonds monétaire international (FMI), entre autres causes.
Par le biais de ses réseaux sociaux, M. Massa a assuré que ces mesures font partie du Programme de renforcement de l’activité économique et des salaires et visent à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), les travailleurs, les contribuables uniques, les retraités, les travailleurs de l’économie sociale et, en général, à protéger les familles argentines et les groupes qui dépendent de l’aide de l’État.
En ce qui concerne les retraités et les pensionnés, il a déclaré qu’entre septembre et novembre, ils recevront une augmentation mensuelle de 37 000 pesos (101,2 dollars), après quoi la pension de retraite minimale sera de 124 000 pesos (339,2 dollars).
Il a également annoncé que les travailleurs qui ont des dettes auprès des banques pourront accéder à des lignes de crédit allant jusqu’à 400 000 pesos (1 142 dollars) en 24, 36 ou 48 versements, avec des taux d’intérêt inférieurs à ceux qu’ils paient aujourd’hui, une décision qui contribuerait à stimuler la consommation et à atténuer l’impact de l’inflation.
Dans l’après-midi, selon les médias locaux, il a confirmé le versement d’une somme fixe de 60 000 pesos (171 dollars) pour les travailleurs des secteurs public et privé, à verser en deux tranches de 30 000 pesos en septembre et octobre, afin de renforcer le pouvoir d’achat des salaires.
Parmi les mesures annoncées dimanche figure le versement d’une prime de renforcement de 25 000 pesos (71 dollars) pour les travailleurs des foyers privés, qui sera proportionnelle aux heures travaillées, sera versée une seule fois, en deux mensualités, et touchera plus de 400 000 travailleurs.
Le fonctionnaire a insisté sur le fait que la récente dévaluation de la monnaie est le résultat d’une imposition du Fonds monétaire international (FMI), avec lequel l’État argentin a contracté une dette de plus de 55 000 millions de dollars pendant l’administration de l’ancien président Mauricio Macri (2015-2019).
D’autre part, le scénario économique et productif en Argentine est devenu plus complexe en raison de la pire sécheresse que le pays ait connue dans son histoire.
M. Massa a également dévoilé de nouvelles mesures visant à stimuler l’agriculture et à renforcer les exportations. Toutes ces mesures ont été élaborées entre les ministères du travail, du développement et des finances.
International
Téhéran offre jusqu’à 60 000 dollars pour tuer ou capturer des militaires américains
L’armée iranienne a annoncé dimanche une récompense de 30 000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, un montant qui serait porté à 60 000 dollars si l’opération était menée par une femme.
Le chef de l’armée iranienne, Amir Hatami, a expliqué que cette initiative avait été lancée en réponse au « grand nombre de demandes » de personnes souhaitant participer au financement de cette opération, selon l’agence de presse officielle IRNA.
Aucun déploiement de forces terrestres américaines en Iran n’a été signalé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, à l’exception d’une mission de sauvetage menée en avril pour récupérer un pilote américain abattu.
Amir Hatami n’a pas précisé où ni quand d’éventuelles opérations visant des militaires américains pourraient avoir lieu.
Des affrontements sporadiques entre Washington et Téhéran
La guerre entre l’Iran et les États-Unis a débuté le 28 février, après des frappes menées par les forces américaines et israéliennes contre des cibles situées sur le territoire iranien.
Après près de 40 jours de combats, un cessez-le-feu a été conclu en avril. En juin, les deux pays étaient parvenus à établir un cadre pour engager des discussions de paix, mais ces efforts ont ensuite échoué.
Depuis, l’Iran et les États-Unis ont continué à échanger sporadiquement des tirs. Les affrontements se sont principalement concentrés dans le sud de l’Iran et dans la zone entourant le détroit d’Ormuz.
La nouvelle annonce de l’armée iranienne intervient ainsi dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays, malgré les précédentes tentatives de parvenir à un règlement diplomatique.
International
Les États-Unis et le Mexique organisent des exercices de sécurité à la frontière
Les forces des États-Unis et du Mexique ont mené jeudi des exercices conjoints de sécurité dans la zone frontalière entre El Paso, au Texas, et Ciudad Juárez, dans l’État de Chihuahua, une région où opère le cartel de Juárez, récemment désigné comme organisation terroriste par Washington.
L’administration du président américain Donald Trump a ajouté, il y a un mois, le cartel de Juárez à sa liste des organisations criminelles désignées comme terroristes. Le groupe a été considéré pendant des années comme l’un des plus puissants du Mexique.
Du côté américain, les exercices ont été dirigés par la Police des frontières et le Service de l’immigration et des douanes (ICE), tandis que des militaires et des membres de la Garde nationale ont participé aux opérations du côté mexicain.
« Nous voulons leur montrer que nous sommes tous unis », a déclaré aux journalistes Roberto Domínguez, chef adjoint de la Police des frontières à El Paso.
Le responsable a également affirmé que « la frontière est plus sûre que jamais » et a souligné la coopération avec les autorités mexicaines pour lutter contre le trafic de drogue et le trafic de migrants, ainsi que pour traduire en justice les personnes impliquées dans ces activités.
Au cours de la démonstration, de nombreux véhicules de police et militaires des deux pays ont parcouru les chemins de terre longeant le Rio Grande, qui constitue une partie de la frontière entre les deux pays.
La zone fait l’objet d’une surveillance étroite de la part des autorités américaines. À quelques mètres du cours d’eau se trouve une barrière métallique construite par les États-Unis pour empêcher le passage irrégulier de migrants.
Ces exercices se sont déroulés dans un contexte de coopération accrue en matière de sécurité entre Washington et Mexico, notamment dans la lutte contre le trafic de drogue, le trafic de migrants et les organisations criminelles opérant dans la région frontalière.
International
Le Conseil constitutionnel français censure l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans
Le Conseil constitutionnel français a estimé que l’article 1 d’une loi visant à protéger les mineurs contre les risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux porte une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication des moins de 15 ans.
Saisi fin juillet par des députés socialistes et de gauche radicale, le Conseil constitutionnel a considéré que l’interdiction prévue par cet article n’était « ni adaptée, ni nécessaire, ni proportionnée » aux objectifs poursuivis.
L’institution reconnaît toutefois « l’exigence constitutionnelle de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant ». Elle estime néanmoins que l’interdiction générale envisagée pourrait s’appliquer à des services de communication en ligne dont les risques pour la santé et la sécurité des mineurs ne sont pas suffisamment établis.
Le texte, qui devait entrer en vigueur le 1er septembre, prévoyait d’interdire aux moins de 15 ans l’accès à plusieurs réseaux sociaux, notamment TikTok, Snapchat, X et Instagram. Il visait également certaines fonctionnalités de communication de plateformes comme YouTube, ainsi que des services de messagerie tels que WhatsApp et Messenger et certains jeux vidéo en ligne.
La loi prévoyait des exceptions, notamment pour les encyclopédies en ligne et les sites à vocation éducative ou scientifique. Cependant, le Conseil constitutionnel a estimé que ces exceptions demeuraient trop limitées.
À la suite de cette décision, le président français Emmanuel Macron a demandé au Premier ministre, Sébastien Lecornu, de travailler dans les meilleurs délais à une nouvelle rédaction du texte, juridiquement solide et conforme aux observations du Conseil constitutionnel.
La présidence française a néanmoins assuré que son engagement en faveur de cette législation restait total et que l’objectif demeurait de faire adopter une nouvelle version d’ici au printemps 2027.
La France s’inscrit dans un mouvement international visant à limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. L’Australie est devenue fin 2025 le premier pays à interdire ces plateformes aux moins de 16 ans. D’autres pays, notamment le Brésil, l’Indonésie, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande, ont depuis adopté ou envisagent des mesures similaires.
De son côté, la Commission européenne a annoncé en juillet son intention de mettre en place un accès « progressif et graduel » des mineurs aux réseaux sociaux.
Le Conseil constitutionnel ne s’est prononcé que sur l’article 1 de la loi. Sa décision ne concerne donc pas l’autre mesure prévue par le texte, à savoir l’interdiction du téléphone portable dans les établissements secondaires à partir du 1er septembre.
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