Amérique centrale
L’Argentine, premier pays du continent à offrir la nationalité aux Nicaraguayens
22 février |
Le gouvernement argentin a ouvert la possibilité d’accorder la nationalité argentine à l’écrivain nicaraguayen Sergio Ramírez, ainsi qu’à 300 opposants déclarés apatrides par le gouvernement de Daniel Ortega.
Le ministre argentin des Affaires étrangères, Santiago Cafiero, a évoqué cette décision mardi sur la radio locale Radio con Vos, et l’annonce a été corroborée par la porte-parole de la présidence, Gabriela Cerruti.
« Le gouvernement argentin est disposé à accorder la nationalité argentine à Sergio Ramírez, Gioconda Belli et tous ceux qui souffrent de ce qui se passe au Nicaragua », a déclaré Mme Cerruti sur les médias sociaux.
L’Argentine devient ainsi le premier pays du continent à offrir la nationalité aux plus de 300 opposants nicaraguayens exilés dans le pays d’Amérique centrale. L’Espagne avait déjà fait cette offre aux 222 anciens prisonniers politiques expulsés vers les États-Unis après leur libération et leur bannissement, et a ensuite étendu cette mesure à 94 autres Nicaraguayens déclarés apatrides.
Le Nicaraguayen Danny Ramírez, qui fait partie des personnes concernées par le retrait de sa nationalité, s’est montré enthousiaste face à cette décision et a demandé sur Twitter si la procédure serait accélérée, car il vit en Argentine depuis des années.
Peu après avoir pris connaissance de l’offre argentine, le gouvernement chilien, critique à l’égard d’Ortega, a également annoncé qu’il allait « arbitrer les moyens juridiques nécessaires pour offrir une protection internationale adéquate » aux Nicaraguayens exilés pour des raisons politiques.
Selon un communiqué officiel, cette protection leur permettra de résider dans le pays et d’obtenir la nationalité chilienne selon les normes constitutionnelles et légales qui la régissent.
« Le gouvernement chilien offre cette alternative à ceux qui ont été injustement expatriés du Nicaragua et qui décident volontairement de la prendre », indique le communiqué officiel.
Amérique centrale
Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
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