International
L’Argentine annonce le rachat d’un milliard de dollars de sa dette extérieure
18 janvier | Par AFP |
L’Argentine va racheter un milliard de dollars de sa dette extérieure, sous forme d’obligations, afin d’améliorer le profil de dette du pays, a annoncé mercredi le ministre de l’Economie Sergio Massa, en un signal envoyé aux marchés financiers.
Dans une brève allocution diffusée avant l’ouverture des marchés, M. Massa, en poste depuis six mois, a évoqué une « fenêtre d’opportunité », après une récente baisse de l’indice de risque pays de l’Argentine.
Il a annoncé la décision « de mener un processus de rachat de la dette extérieure de l’Argentine pour plus de 1.000 millions de dollars, qui commence aujourd’hui » (mercredi), opération qui sera menée par la Banque centrale.
M. Massa a qualifié ce processus de « premier pas », « très focalisé sur des obligations à court terme », mentionnant celles à échéances 2029 et 2030.
C’est par là, a-t-il souligné, qu’il faut « attaquer pour améliorer le profil de dette extérieure du pays », et « continuer de baisser le risque pays », contribuant à « faciliter l’accès des entreprises et de l’Etat au marché des capitaux ».
L’annonce intervient sur fond d’efforts continus de l’Argentine depuis trois ans pour restructurer ou rééchelonner sa dette auprès d’Etats créanciers, ou du Fonds monétaire international (FML), avec lequel il a conclu en 2022 un accord sur le financement de 44 milliards de dollars, legs d’un prêt contracté en 2018.
M. Massa a souligné que l’Argentine a, en 2022, « honoré et plus qu’honoré » des engagements liés à l’accord avec le FMI, notamment en matière de déficit fiscal et de reconstitution de réserves. Et une croissance qui devrait dépasser 5% en 2022.
Mais la troisième économie d’Amérique du Sud peine encore à contenir une inflation galopante (94,8% en 2022) et soutenir un peso local en dépréciation constante –il s’échangeait mardi à 189 pesos pour un dollar au taux officiel, mais autour de 370 aux taux informel.
M. Massa a annoncé « dans les prochains mois » d’autres mesures comme celle de mercredi, invitant le secteur privé à aider l’Etat à améliorer le profil risque du pays.
International
Le Pérou décrète l’état d’urgence dans 607 municipalités face au risque lié à El Niño
Le gouvernement péruvien a déclaré l’état d’urgence dans 607 municipalités, soit environ un tiers des collectivités locales du pays, en raison du « très haut risque » que des sécheresses liées au phénomène climatique El Niño compromettent la sécurité alimentaire de la population, ont annoncé les autorités jeudi.
La plupart des projections prévoient cette année un épisode d’El Niño d’une ampleur exceptionnelle. Ce phénomène climatique est notamment associé à une hausse des températures et à des modifications importantes du régime des précipitations.
Selon un communiqué de la Présidence du Conseil des ministres, l’état d’urgence concerne 607 des quelque 1 800 municipalités que compte le Pérou. L’objectif est de prendre des mesures destinées à protéger la sécurité alimentaire.
La majorité des municipalités concernées se trouvent dans les régions andines et amazoniennes du pays.
La mesure oblige les autorités locales à travailler avec le gouvernement afin de mettre en œuvre des actions visant à réduire le « très haut risque » auquel sont exposées les populations, ainsi que les secteurs de l’agriculture et de l’élevage. Elle prévoit également des mesures d’intervention et de réhabilitation.
Le Pérou avait déjà déclaré début juillet l’état d’urgence dans environ 800 municipalités, principalement situées dans les zones côtières, en raison du « danger imminent » lié aux fortes pluies provoquées par El Niño.
International
Trump assure que sa relation avec Netanyahu est « très bonne » malgré les divergences sur Gaza
Le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé lundi que sa relation avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu était « très bonne », malgré les divergences entre les deux dirigeants concernant le plan proposé par Washington pour l’avenir de Gaza.
« La relation est très bonne », a répondu Trump à la question d’un journaliste à l’issue d’un événement organisé dans le Bureau ovale.
Ces déclarations interviennent après que Netanyahu a multiplié pendant plus d’une semaine les critiques contre le plan présenté par Trump fin juillet. La proposition prévoit notamment le désarmement du Hamas et le retrait des forces israéliennes du territoire palestinien.
Netanyahu a toutefois clairement indiqué que son gouvernement ne soutenait pas le document dans sa forme actuelle. « Israël rejette le document en 15 points », a déclaré dimanche le Premier ministre lors d’une réunion de son cabinet.
Le chef du gouvernement israélien a également affirmé que les forces de son pays « ne procéderont à aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas réellement désarmé » et qu’elles continueront à agir contre les menaces visant leurs soldats et leurs citoyens.
Les divergences entre Trump et Netanyahu interviennent après une période de tensions entre les deux dirigeants. En avril, le président américain avait vivement critiqué le Premier ministre israélien, l’accusant d’avoir compromis des négociations visant à parvenir à un cessez-le-feu avec l’Iran.
Malgré leurs désaccords sur Gaza et d’autres questions de politique étrangère, Trump a insisté sur le fait que ses relations avec Netanyahu restaient solides.
International
L’Union européenne durcit progressivement sa politique migratoire
L’Union européenne (UE) a progressivement durci sa politique migratoire au cours de la dernière décennie. Alors qu’elle appelait autrefois à privilégier des alternatives aux clôtures barbelées installées aux frontières espagnoles de Ceuta et Melilla, elle débat désormais de la création de centres de retour pour les migrants dans des pays tiers et du renforcement de ses frontières extérieures grâce à des moyens physiques, technologiques et humains.
Cette évolution a été fortement marquée par la crise des réfugiés de 2015, les divergences entre les États membres sur la gestion des demandeurs d’asile, les tensions autour de l’espace Schengen et plusieurs épisodes au cours desquels des pays tiers ont utilisé les mouvements migratoires comme moyen de pression.
« L’Europe n’a jamais eu autant de contrôle sur la migration irrégulière qu’aujourd’hui », a déclaré le commissaire européen aux Affaires intérieures, Magnus Brunner, après l’arrivée récente de dizaines de milliers de personnes à Ceuta. Cette crise aurait fait jusqu’à 141 morts, selon des ONG citées dans les informations disponibles.
Selon Carmen González, chercheuse au Real Instituto Elcano, la crise de 2015 a fait apparaître des « conflits interétatiques » autour de la gestion des demandes d’asile. Ces tensions ont révélé de « profondes différences » entre les pays européens et constitué une « menace existentielle » pour la libre circulation au sein de l’UE.
À cette situation se sont ajoutés « deux chocs importants » : l’arrivée de milliers de personnes à Ceuta, encouragée par le Maroc en 2021, ainsi que l’afflux de migrants vers la Pologne, la Lituanie et la Lettonie, facilité par la Biélorussie.
Le Pacte sur la migration et l’asile
La réponse européenne a abouti en 2024 à l’adoption du Pacte sur la migration et l’asile, entré en application en juin dernier. Le dispositif prévoit notamment des contrôles renforcés et des procédures accélérées aux frontières extérieures, ainsi qu’un mécanisme de solidarité entre les États membres.
Bruxelles cherche également à accélérer les procédures de retour, à élargir les missions de l’agence européenne Frontex et à renforcer la coopération avec les pays d’origine et de transit des migrants.
L’un des changements les plus importants concerne précisément les procédures de retour. Une réglementation approuvée par le Parlement européen en juin autorise le transfert de personnes faisant l’objet d’une décision définitive d’expulsion vers des centres situés dans des pays tiers.
Ces transferts pourraient être effectués même lorsque les personnes concernées n’ont pas de liens avec les pays accueillant ces centres, à condition qu’un accord soit conclu et que certaines garanties soient respectées.
Cette évolution illustre le changement de cap de la politique migratoire européenne, désormais davantage axée sur le contrôle des frontières, l’accélération des retours et la coopération avec les pays tiers.
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