International
Le Venezuela accueille le premier bateau de croisière venu d’Europe depuis 15 ans
| Par AFP |
Le Venezuela a accueilli mardi le premier bateau de croisière venu d’Europe depuis 15 ans, avec l’arrivée à l’île paradisiaque de Margarita du navire Amadea et environ 500 passagers.
Le navire battant pavillon des Bahamas, exploité par la société allemande Phoenix Reisen, est entré dans la matinée dans le port international de Guamache, l’un des plus importants du pays.
Les touristes – originaires d’Espagne, de France, d’Allemagne, d’Italie et de Suisse, entre autres pays – sont descendus du bateau en souriant, accueillis par de la musique folklorique.
« Le Venezuela a disparu du radar des navires de croisière pendant de nombreuses années », a déclaré le ministre du Tourisme Ali Padron en célébrant l’arrivée du navire de croisière.
Le tourisme au Venezuela s’est effondré durant la dernière décennie en raison de la crise politique et économique qui a vu le PIB chuter de 80%.
Le contrôle des changes avec une hyperinflation, les pénuries et les problèmes d’approvisionnement en eau et électricité mais aussi la criminalité ont fait fuir les tour-operators et visiteurs, et les bateaux de croisière s’étaient peu à peu détournés des escales vénézueliennes.
« La destination est devenue une destination très peu sûre, à haut risque », explique à l’AFP Reinaldo Pulido, vice-président du Conseil supérieur du tourisme (Conseturismo). Les croisières « sont une activité très sensible et s’il y a un +bruit+ dans la sécurité, les compagnies maritimes partent parce qu’elles préfèrent éviter » les problèmes.
Selon les estimations de l’industrie portuaire, l’activité a chuté de plus de 50% depuis 2014.
Le tourisme a commencé à montrer des signes d’amélioration l’année dernière avec l’arrivée de touristes russes, mais il n’y a pas de chiffres officiels pour le secteur.
Amadea « ouvre la possibilité pour nous de revenir sur le radar des grandes compagnies de croisière », a déclaré Leudo González, président de Conseturismo.
L’Amadea, qui peut accueillir jusqu’à près de 600 passagers, est parti le 20 décembre de France et ralliera le 12 janvier Puerto Caldera, au Costa Rica, où il achèvera son itinéraire dans les Caraïbes, incluant Scarborough (Trinité-et-Tobago), Bridgetown (Barbade), Cartagena et Santa Marta (Colombie).
Le navire devait quitter Margarita dans l’après-midi pour rejoindre Bonaire et Aruba, des îles néerlandaises. Le Venezuela a entrepris des démarches pour reprendre ses relations avec les Pays-Bas après trois ans de rupture et de fermeture des frontières maritimes.
« Tout ce qui se passe pour faire venir un nouveau touriste international est déjà un gain parce que nous sommes dans une sécheresse absolue », a ajouté M. Pulido. « Pour nous, c’est merveilleux, une célébration et une démonstration que le Venezuela peut » accueillir des touristes.
International
Le pétrole s’envole face aux craintes d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz
La tension sur le marché pétrolier s’est intensifiée mercredi en raison des inquiétudes liées à un possible blocage prolongé du détroit d’Ormuz, une situation qui a propulsé les prix du brut à des niveaux comparables à ceux observés au début du conflit au Moyen-Orient.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin a bondi de 6,96 % pour clôturer à 106,88 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en juin, a progressé de 6,09 % pour atteindre 118,03 dollars.
Au cours de la séance, le Brent a même atteint 119,76 dollars, son niveau le plus élevé depuis le début des deux mois de crise au Moyen-Orient. Ce prix constitue également un record depuis la mi-2022, période marquée par l’invasion russe de l’Ukraine.
Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump aurait indiqué à des dirigeants du secteur pétrolier que le blocage des ports iraniens pourrait durer « plusieurs mois » si nécessaire.
Dans ce contexte, « le blocage iranien dans le détroit d’Ormuz devrait également se prolonger », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
« Le marché est de plus en plus convaincu qu’il n’y aura ni paix rapide et durable, ni réouverture immédiate du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
International
La justice américaine accuse le gouverneur de Sinaloa de trafic de drogue
Le parquet fédéral de New York a inculpé ce mercredi le gouverneur de l’État mexicain de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, pour des faits liés au trafic de drogue, a annoncé le département de la Justice des États-Unis.
Membre du parti au pouvoir Morena, Rocha Moya dirige cet État du nord-ouest du Mexique depuis 2021. Durant son mandat, le Sinaloa a été marqué par une forte vague de violence provoquée par les affrontements entre deux factions du cartel du même nom.
Selon un communiqué officiel, le parquet américain affirme que Rocha Moya ainsi que neuf autres « anciens ou hauts responsables gouvernementaux et des forces de l’ordre » se seraient associés au cartel de Sinaloa afin de distribuer d’importantes quantités de stupéfiants aux États-Unis.
Les autorités fédérales soutiennent que les accusés auraient collaboré avec l’organisation criminelle pour faciliter le trafic de narcotiques vers le territoire américain.
Pour l’instant, le gouvernement mexicain n’a pas encore réagi officiellement aux accusations annoncées par les autorités américaines.
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses enquêtes et procédures judiciaires engagées par les États-Unis contre des membres présumés et des collaborateurs du cartel de Sinaloa, considéré comme l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique latine.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».
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